Sunday, June 18, 2017
Refuge, au coeur de l'humanité.
Comme d’habitude, grâce aux vaillants pêcheurs de Zarzis, l’armée Tunisienne et la croissant rouge, des centaines d’émigrés clandestins, avaient été sauvés et


ramenés à la terre ferme, dans de bonnes conditions de respect et professionnalisme. Souvent en panne d’essence, sur des embarcations quelques fois pneumatiques en état de délabrement, c’étaient presque toujours les poissonniers de Zarzis qui en rencontrant ces situations, lâchaient leur travaux et se consacraient à participer au sauvetage. Cette fois, c’était plus qu’une centaine de personnes trouvées flottant dans les mers depuis quelques jours en panne d’essence, sans eau, ni nourriture et sous le soleil terrible. Seule une grande dame qui serait décédé suite à une crise cardiaque, tant la panique et le désarroi étaient à leur extrême. Les Harraga, noirs africains, allaient se jeter dans la mer quand la marine Tunisienne les avait abordé mais tout de suite réconfortés par des gestes de secours, de soins et de fourniture de nourriture. Ils ne croyaient pas leurs yeux tant leur confiance en l’autre et surtout dans les hommes armés, était minime, mais peu à peu, ils purent constater comment ils eurent la chance de tomber entre de bonnes mains et dans un paradis de justice et d’humanité.
Pris en charge par la croissant rouge de la région de Médenine, les rescapés furent placé dans deux foyers dans la dite ville, avec touts les services de santé, d’hébergement, de nourriture…et surtout avec un accompagnement humain et juridique. Certains avaient la possibilité d’être visiter par leurs ambassadeurs en vu de leur rapatriement, d’autres, aidés par le croissant rouge, faisaient leurs divers contacts afin de choisir leur prochaine étape. Rares étaient ceux qui voulaient revenir à la Lybie, tant l’expérience était périlleuse et à risques majeurs. Chacun avait sa propre histoire, son propre parcours et témoin d’un ou plusieurs drames, où, quelques fois, il était la victime. Boughmiga avait bien vu la blessure béante d’une balla tirée dans la plante du pied, quand Mamadou courait pour défendre sa femme. Un autre avait montré une grande blessure au bras, fraichement cicatrisée, qu’il avait reçu quand il avait porté secours des amis en détresse. Bien sur, Boughmiga ne pouvait faire du voyeurisme ou se délecter du malheur des autres, surtout quand la drame était unanime et la catastrophe était générale. Avec une liberté réelle de circulation dans la ville, chose qu’ils ne pouvaient espérer même arrivés en Italie, ils pouvaient aussi faire de petits travaux de fermes, dans la construction ou la peinture, afin d’avoir un petit pécule. Les gens de la ville de Médenine, participaient par des dons en nourriture, surtout pendant le Ramadan et faisaient de leur mieux pour une convivialité humaine. Naturellement et sans se laisser emporter par les extrapolations, il y avait certains qui voulaient recommencer l’aventure et réessayer leurs chances, car revenir au pays était quasiment impossible, tant ils étaient considérés par la famille et le village, un investissement de gain ou de non retour. Quand bien même, ils seraient aussi caressés par les tentacules supra nationales des passeurs mafieux, pour leurs proposer d’autres couloirs et comment se faire assister par des mandats rapide de la famille d’origine. Sous prétexte de visites familiales ou d’amis, ces horizons fâcheux et dangereux étaient certainement miroités.
Toutefois, grâce à l’organisation du croissant rouge en la personne du directeur et grand humanitaire, Si Mongi Slim, ainsi que grâce à l’assistance pécuniaire de la Suisse, grâce aussi aux habitants de Médenine et le laisser faire éthique des autorités, on peut dire que les refugiés sont en de très bonne mains, en attendant leurs volontés pour des itinéraire de vie, moins aventureux. Mais en attendant des aides et des donations, pour la bonne marche des activités du croissant rouge, bon courage et bonne continuation, pour Mamadou, le malheureux depuis sa naissance et dans toutes les étapes de sa vie, meurtris, vendu, opprimé, refusé, rançonné…puisse trouver auprès de ses frères Tunisiens, ce havre de paix et d’éthique humaine.
Lihidheb Mohsen Zarzis 16.06.17
Saturday, June 17, 2017
Le drame du siécle.
Comme la guerre avait sa structure et perdure encore par ses éléments d’armement, de provocation, de déclenchement, de destruction, d’extension, de prolifération,
de 

pénétration…l’émigration clandestine, malgré ses aspects généralement naturels et écologiques, l’émigration clandestine, commence à devenir un créneau de rabattage, de canalisation et de mercantilisassions des humains par la mafia à partir de leurs pays d’origines en plein de l’Afrique noire. Un couloir de calvaire, depuis la jungle ou la brousse, avec des promesses de croisières confortables à travers la mer vers le travail en Europe, des milliers de jeunes chômeurs et autres avaient été recrutés par des mafieux locaux pour faires l’objet rackets dans toutes les étapes de leurs itinéraires vers le nord. Ainsi, ils payaient à chaque passage dans un pays, à chaque ville, à chaque frontière. Des rançons en liquide ou en nature, que plusieurs payaient par de longs mois de travail gratuitement pour l’un des barons de la Hargua…pour retomber de toutes les façons dans les camps de rassemblements des postulants aux voyages dans des conditions inhumaines de claustration et de servitude. Toujours sous la menace des armes, le racket continu, le traitement comme du bétail, l’asservissement sexuel pour les femmes et l’exploitation de leur force de travail gratuitement et de force, ce couloir humain sombre et tragique, fonctionne toujours bien et devenu supra national. Tout en épargnant aux lecteurs certains détails pires que les drames des guerres, ces jeunes étaient rassemblés dans des camps privés, gardés par des hommes armés, sous les nez des milices impliqués impérativement…et la nourriture ne leur parvenait que rarement, pendant que l’eau était carrément vendu en ration et gare à celui qui ne payait, la mort de soif l’attendait au vu de tout le monde. Les troupeaux d’hommes avaient payé d’avance le prix du passage mais ne savaient jamais, quand, comment, où, ou bien dans quelles conditions. Sans prévenir, ils sont amenés en groupes sur les plages et derniérement parait-il, neuf grand pneumatiques auraient pris le large, surchargés dangereusement déséquilibrés. Comme si les risques de l’extorsion et la mort étaient réduis, voila que des bateaux fantômes barraient la route vers le nord et menaçaient de déchirer les pneumatiques si les passagers ne payaient pas une grosse somme. Un piratage qui aurait causé le naufrage de plusieurs dizaines de personnes mortes dans la mer, quand les « Asma boys » avaient sabordé l’embarcation de fortune. Mais devant ce danger de mort ultime, les Harraga, aurait trouvé un moyen de refus catégorique de payer et d’accepter la mer s’il le fallait, ce qui n’est pas toujours efficace et dépend de l’humeur et les caprices des assaillants. D’une autre coté, le prince de guerre organisateur du bout de ce couloir de traitement d’humains, composait aussi avec les semblants d’autorités miliciennes et « brulait » déclarait trois sur neuf embarcations à la garde maritime et assurer paradoxalement le passage des autres. D’après les témoignages, trois avaient été appréhendés et ramener sur la terre, deux auraient échoués, trois seraient parvenus à destination et l’autre était tombé en panne pendant plusieurs jours en pleine mer. Remarqués par les braves pécheurs de poisson de Zarzis, dans le large désert du plateau continental marin, la marine Tunisienne avait été informé par radio tout en donnant les provisions d’eau et de nourriture disponibles sur les bateaux de pèche aux rescapés, ce que les Zarzissiens avaient et ne pouvaient faire plus. D’après l’un des témoins la centaine de personnes entassée sur le zodiac avait eu peur en voyant les soldats en armes et voulaient se jeter en mer, mais les soldats les avaient calmés en leur donnant gilets de sauvetages, soins, nourritures et les trainèrent vers le port de Zarzis. Très peu habitués à des gens en armes justes et humains, les Harraga se sentirent enfin en sécurité, entre de bonnes mains, dans une sorte de paradis civilisé, surtout qu’on ne les contraindrait pas à revenir à l’enfer des « Asma boys ». Pendant que ces chanceux eurent un bon accueil, dans un foyer de la croissant rouge à Médenine, nourris et blanchis, dans une liberté complète avec de petites possibilités tacitement officieuse de travail de survivance, recevaient beaucoup de nourriture et de donations des habitants de Médenine et attendaient leurs ambassades pour d’éventuels rapatriements…., d’autres passèrent la mer, enfermés dans des camps de concentration des clandestins, sans liberté ni convivialité, en attendant leurs prise en charge par la quasi inévitable délinquance ou les tentacules de la pieuvre mafieuses des interminables vignobles du sud.
Ainsi tout en occultant les drames des parcours de se couloir de la honte, on ne peut oublier les femmes acculées à devenir des machines à sexe et leur renvoie dés qu’elles deviennent enceintes, on ne peut oublier le développement de la mécanique cynique de ce commerce humain en demandant des rançons aux jeunes noirs payés par leurs parents aux pays d’origine versés dans des compte anonyme contre leur liberté de continuer le parcours, on ne peut oublier les nouvelles arrivées par avions d’émigrés clandestins guidés vers la frontières et pris en charge par les passeurs d’hommes, mais on ne peut surtout pas oublier, l’hypothèse que pendant la dite révolution des dizaines de milliers de familles trouvèrent refuges dans le sud Tunisien tout en profitant des écoles, des hôpitaux et une hospitalité fraternelle et sincère….tout en pensant que si c’était le contraire et les gens devaient fuir vers la Lybie, femmes, enfants, hommes….auraient été vendus en pièces sur la place publique dés leur arrivée. Ce que tout les connaisseurs et les activistes sociaux avaient confirmé.
Ainsi, ce couloir de la mort, de la honte humaine, de la déchéance civilisationnelle, ne fait que s’amplifier et se développer dans les labyrinthes des frontières et des déserts politiques, sans perspectives de solution, ni de maitrise de l’émigration de plus en plus pressante et quelques fois légitime et écologique. L’aménagement des pays d’origine en une économie locale susceptible d’employer une grande partie de ses populations, l’ouverture des frontières du nord ce qui pourrait encourager cet ruée irrésistible, la facilitation des visas aux émigrés en leur laissant la latitude de revenir aux pays et se convaincre d’eux même des difficultés de l’emploi et la vie en Europe…ne peuvent être que des éléments de la solution d’un problème aussi complexe et profond dans les pays pauvres du sud.
Un autre cri de détresse et une demande pressente de secours à ses êtres humains afin d’humaniser au moins le couloir, ce drame du siécle et essayer de le contenir pour de grandes solutions pour tous.
Lihidheb Mohsen Zarzis 17.06.17
Friday, June 16, 2017
La colére froite et bouillonnante.
Cette fois, c’est parti, en plein en face de la vérité, directement dans les rouages du problème, fini l’extrapolation, les fantaisies de tourner en rond, écrire


un livre sur les Harraga, faire des poèmes sur l’émigration clandestine, fini le temps de se dérober, fini l’effroyable peur du problème et tourner au tour du sujet, il va falloir avoir du courage et assumer ses devoirs d’homme une fois pour toute. Pour cela, Boughmiga, se décida, d’aller voir de prés le cimetière improvisé des émigrés clandestins dont les corps parvenaient sur les plages de Zarzis depuis le siècle dernier. Sautant sur l’occasion, en tant que figurant il avait effectué la visite avec un photographe et Si Marzouk, un militant de la croissant rouge et véritable engagé à cette cause. Boughmiga s’était attendu à un endroit affreux et en plein dans la déchetterie, mais quand même le cimetière était improvisé à la va vite à coup de trucks et de monticules de sable. Ici un enfant de cinq ans, ici un autre de sept ans, avait dit Si Marzouk en montrant les tombes du doigt….sous nos regards glacés de compassion et d’amertume. Il y en avait partout les tas de sable et les derniers ensevelis étaient vingt sept, qui seraient parait il le premiers à être numérotés, signalés et authentifiés par des bracelets aux poignets et des prises d’ADN. Tout autour, juste au dessous des haies, de l’autre coté du talus des dizaines étaient enterrés. Il était évident que l’endroit était très mal utilisé et rien ne signalait sa nature ni des indications sur ses occupants sous terre, mais il devient désormais plein et une autre place devrait être trouvé les plus vite possible, surtout quand le flux vers le nord continu et des centaines de milliers sont en attente dans les camps de Libye.
D’après Si Chamseddine Marzouk, les moyens de ces enterrements, les conditions et les étapes, étaient catastrophiques et se n’était que grâce à son dévouement et son engagement total envers. Il n y avait même pas de gants pour les mains ni masques disponibles et encore moins du personnel pour les opérations de mise à terre. Malgré que les trous et les enterrements se faisaient par les pelleteuses de la municipalité, Si Marzouk, tachait de donner aux corps assez de dignité et de respect. C’était bien lui qui avait confirmé l’état d’esprit de Boughmiga en criant haut et fort l’injustice que subissait et subisse encore les noirs africains, pendant leur vie dans les pays subsahariens, les humiliations et les fatigues de la ruée vers le nord, la traversée de la mort sur des bateaux de fortune, les conditions de leur enterrement et le traitement de leurs corps, une série d’iniquité et d’injustice totale et radicale, que toute le monde en était responsable et surtout les nantis qui avaient pris possession de la vie des autres.
Devant cette injustice, il va falloir d’urgence trouver un autre terrain propre à cet effet, trouver des donateurs pour assurer cette tâche et participer directement à aider et donner à Mamadou ce qui appartient à Mamadou.
Un grand merci aux citoyens de Zarzis, qui avaient accepter au début, quand les corps n’étaient pas nombreux, d’accepter leur enterrement dans le grand cimetière de la ville et faire les prières réglementaires sur leurs corps.
Un appel urgent et pressant, pour la dignité de l’homme et pour l’humanité de l’homme au dessus des couleurs et des croyances, afin récolter des donations à cet effet. Allah, le tout puissant, saura départager les siens.
Lihidheb Mohsen Zarzis 15.06.17
Friday, June 9, 2017
Zarzis, subit une partie du drame humain.
Autant la pression s’exerce sur la rive nord de la mer et l’humanitaire prévaut quelques fois sur les flottes et les frontières de barbelés…autant le flux
d’émigrés clandestins légitimés par la sécheresse des pays du sud saharien, s’amplifient et frappe sur les portes du nord tant qu’il voit des brèches et des ouvertures dans les murailles du blocus nord-sud. En plus de cet exode écologique anthropologiquement naturel, il y a ceux du Maghreb qui voulaient améliorer leurs chances grâce à leur jeunesse et la sueur de leurs fronts, mais les guerres avaient aussi poussé et acculé des milliers de refugiés à pre
ndre les routes vers le nord dans des gestes de survie et de catastrophe. Un exode vers le nord, par groupes, par terre et par mer, selon les politiques et les intrigues diverses, qui continu encore et certainement jusqu’à l’apogée de la troisième guerre mondiale malheureusement déjà en cours par l’alimentation de ses paramètres.
Une situation globale, où Zarzis avait aussi pris un rôle important lors de l’absence de sécurité, de la disponibilité de jeunes aspirants vers l’Europe, de l’existence d’une flottille de pécheurs disponible à traverser la mer, ce qui était une sorte de vase communiquant à la polarisation culturelle et économique sur Paris. Avec une faible participation dans le rush des émigrés clandestins, la majorité étaient à travers la Libye provenant des pays sahariens, Zarzis était toujours un témoin de cet exode dramatique et génocidaire. Avec une constance de la Hargua à partir de Tripoli, avec un pic en 2011 à partir de Zarzis et un véritable exode à partir de 2016…le phénomène ne semble s’atténuer ni tarir ses sources.
Au début, des corps de naufragés de l’émigration clandestine parvenaient sur les plages de Zarzis et les gens avaient accepté leur enterrement dans les cimetières communs, sans la moindre animosité ethnique ou éthique, mais avec les temps, le nombre de plus en plus important des victimes et la gestion des espaces des cimetières, la mairie était obligé à prendre leur enterrement en charge et le suivi du problème. Une prise en charge, fort douteuse, surtout quand son départ s’était effectué sous le totalitarisme administratif et le traitement des cas naufragés morts sur la plage, était approximatif et peu professionnel. Boughmiga, ayant soulevé et revendiqué la dignité et le respect à ces gens, il avait été mis à l’index et ignorer par la caste politico policière. Même après la dite révolution, ses appels et ses écrits n’avaient pas trouvé d’écho, même auprès des associations recevant des fonds de l’étranger à cet effet. Naturellement, il aurait suffit de donner des numéros aux corps trouvés, en prendre des photos, des empreintes de l’ADN et signaler la date de l’échouage à Zarzis, tout en les enterrant dignement dans un espace clôturé et signalé publiquement. Une chose, qui parait il n’avait pas été faite et l’enterrement serait fait grossièrement en groupes inconnus et dans des endroits vagues à coté des lacs salés. Un sujet qui ne peut plus être tu ou méconnu et un redressement ou un rattrapage pourraient aller dans le sens de l’humanité effective de la région.
Derniérement, au début du Ramadan, Boughmiga était le témoin oculaire de l’arrivée du corps d’une femme balloté entre les rochers de Souihel et en attendant l’arrivée de la protection civile, un agent de la garde nationale, était favorable à un enterrement digne et à une prise réglementaire des corps de Harraga, ce que les autorités des élus devraient prendre au sérieux.
On attendant mieux, la prédisposition à la paix, à la solidarité humaine et le respect de l’autre, devraient se répercuter sur les actes et les diverses attitudes, dans les actions réelles et effectives. Allah Yehdi.
Lihidheb Mohsen Zarzis 04.06.17
Thursday, February 16, 2017
504 disparus, 504 familles meurtries.
Autant de douleurs, impossible, à supporter les souffrances des dames qui avaient perdu leurs fils, leurs petits fils, leurs maris, leurs frères…un collectif meurtris par




la disparition des proches et manipuler honteusement les instances, autorités nationale et celles du pays d’accueil, associations, partis opportunistes justes pour les élections, leaders vendeurs de promesses et d’espoirs. Oui, en effet, ces bonnes femmes, ces compatriotes, souffrent, broyées par la machine politique de l’oubli et de l’instrumentalisation des problèmes. Malgré l’engagement de Boughmiga depuis la fin du dernier siècle au drame de l’émigration clandestine, il n’a jamais eu de contact avec les parents des victimes sérieusement si ce n’étaient le père de l’un des accidentés en mer lors d’une Hargua ou ceux qu’il avait rencontré lors des préparations au rush inquiétant. Cette face du problème, reste toujours la constance douloureuse d’un quotidien triste que les bonnes mères endurent, accrochées à un espoir incertain et à plusieurs témoignages à fortiori suggestifs et peu crédibles. Dans un désespoir de plus en plus justifié, il y a même celle qui avait essayé de s’immoler par le feu et rester des mois dans le coma à cause de brulures, ou celle malgré la perte de son propre enfant, montrait la photo d’un orphelin sans parents qui avait aussi disparu en mer. Une humanité et un sentiment de solidarité dans le malheur, véridiques et de plus en plus réalistes malgré l’espoir d’un miracle. Plusieurs d’entre elles, pense que les passeurs les auraient livrés à la traite humaine et emmenés de force aux travaux de cueillette des tomates ou d’autres activités suspectes. Mais avec le temps, plusieurs alternatives et suppositions, ne pouvaient tenir autant d’années et autant d’attentes.
Restant toujours dans sa relation avec la mer, Boughmiga trouve toujours des vêtements des émigrés clandestins et depuis un certain temps, les débris incinérés de bateaux de clandestins, qui portent encore, d’après les trouvailles, des effets personnels d’humains, peut être transféré dans d’autres bateaux. La mer, depuis quelques mois versait ailleurs à cause des vents et des courants, mais, on parle de centaines de Harraga partant de la Lybie et secouru en mer par les gardes cotes. Un drame de plus en plus aigu et ne risque pas de s’atténuer, sans une meilleurs justice humaine, pour les chances au travail et la dignité de vivre.
Avec des sentiments sincères, de compassion et de solidarité avec les familles de cinq cents quatre victimes de la Tunisie et une vive émotion de solidarité avec les autres de l’Afrique noire et les autres des foyers de tensions, Boughmiga restera toujours fidèles à ses principes et sa protestation littéraire et artistique à ce sujet dramatique.
Lihidheb Mohsen 16.02.17
Monday, October 31, 2016
Le bonheur...n'est pas ailleurs.
Comme dans toutes les périodes, il y a toujours une émigration, celle organisée, l'autre clandestine, une écologique, l'autre naturelle, une de survivance, l'autre de tourisme, l'une médicale, l'autre conviviale, l'une forcée, l'autre de conquéte, l'une sexuelle, une officielle, l'autre virtuelle...et le vie continue, quelques fois ce sont les Polski, d'autres les Ritals, parfois les Turcs, d'autres les Wasp, quelques fois les Mexicains, les Africains, les Orientaux, les Hilaliens, les Albanais, les Syriens, les Asiatiques...sans que la roue ne s'arrête, elle tourne, elle tourne...pour servir les uns, satisfaire les autres, combler les rêves de certains, manipuler les autres...et laisser le phénomére prendre son parcours naturel ou dirigé par les instances grises de la politique. La différence pour les uns et les autres, ne sont pas l'intégration, le travail ou la possibilité de s'en sortir dans le nouveau pays, mais ce sont les risques majeurs qu'encourent certaines formes de migrations pour traverser le Sahara ou naviguer dans des embarcations de fortune sur la mer...sous le dictat de la criminalité automatique des passeurs... Ainsi, l'humanité, en a vu de toutes les couleurs et ce sont toujours les plus pauvres, les plus démunis, les plus acculés à une émigration de survivance ultime, qui payent le plus cher leur traversée, souvent par le risque de leur vie. Des gens qui jouaient leur destin au point de préférer mourir que revenir bredouille chez les siens. Un malheur, quelques fois justifié, pour un bien être légitime et gagner sa vie par la sueur de son front et la force de ses bras, pendant que chez d'autres, c'est plutôt pour un meilleur travail ou faire comme les autres travailleurs à l'éranger, quand ils reviennent friqués. Une sorte de phénoméne social qui prend toujours de l'empleur, par une polarisation économique et culturelle sur le nord et sur des attractions de consommation et d'acculturation. Certains parlent du rôle de la gente féminne, qui dans plusieurs positions, se trouvent en faveur d'une installation ailleurs au point qu'elles refusent de rentrer au pays quand l'homme prend sa retraite et veut rentrer au bled, ou quand elles encouragent leurs enfants à partir clandestinement s'il le faut. Une attitude que je ne pourrais défendre ni comprendre et laisse le débat ouvert pour d'éventuelles justifications. Voilà, ce n'est pas parce qu'ils ne partent plus de Zarzis, que le flux des pauvres émigrés clandestins à diminuer, mais ils sont des milliers encore à braver la mer et plusieurs d'entre eux périssent dans le pétrole, la poudre et les larmes.




Sunday, June 19, 2016
Solidarité humaine
Comme toujours, le problème s'amplifie, le drame persiste, le malheur continue, des naufragés émigrés clandestins, des guerres terribles, des refugiés, des famines, des maladies, des épurations ethniques... pour se demander en fin, si le monde est actuellement gérer, pour cette incompétence persiste et l'on ne se préoccupe que pour alimenter la corruption générale. Ainsi, diminuant un peu mon maraudage des plages à cause de raisons de santé, j'ai quand même trouvé les traces des morts dans la mer méditerranéenne. Une mer prétendue de civilisation et de communication favorable entre les peuples...devenu désormais, une tombe flottante aux espoirs des pauvres, pour vie meilleur. Un bateau fantôme, des vêtements d'enfants, une tongue rafistolée avec des lacets pour assurer du passage du désert vers la mer....une lutte corps à corps avec les vicissitudes de la vie et le cynisme de l'homme corrompu.
Lihidhe


b Mohsen 17.06.16
Monday, May 2, 2016
Casques et gilets.
Ainsi voici les restes de mes amis,
provenant amers de la mer,
les casques d'ouvriers fiers,
et les gilets des victimes punis,
de vouloir prétendre à la liberté, supposée,
et nager à contre courant vers l'équité.
Mais, sous les yeux de certains, nantis,
sirotant les richesses offshores,
de pauvres bateaux de naufragés enragés,
tanguaient sur les flots au gré des flots.
Il n y avait certainement pas de témoins,
à part ceux qui ferment les yeux,
mais voila, pour la mémoire et grace Dieu,
les traces sont refaites, par mes récupérations.
Une véritable non assistance à personnes en danger,
des plateformes flottantes, des flottes casquées et masquées,
envers les prétendants à la ruée vers le nord,
poussant ses intrus à la perte et la mort.

Lihidheb Mohsen, 02.05.2016 Zarzis.
Harraga contestataires.
Comme toujours, l'action mémoire de la mer et de l'homme Zarzis, soutient les Harraga, compatit avec les victimes et dénonce cette forme de génocide instrumentalisé. Ici, comme Boughmiga avait utilisé les chaussures et vêtements des naufragés pour faire des assemblages contestataires et de dénonciateur de toutes les violences. On peut voir les chaussures, au milieu de têtes pensantes disparus et en face des gilets de la détresse.
Monday, April 25, 2016
Le drame de Mamdou continue.
Comme chaque fois que je fais la mer, encore plus, selon la cadence de l'Exodus, il y a de plus en plus de traces de mes amis "Harraga, émigrés clandestins échoués en mer. Pendant que s'était sporadique au début, les années 1990 à partir de la Lybie, voilà mes amis, le flux de Zarzis et celui de la Syrie...alors que des bénévoles reprenaient le triste sujet...pour atténuer la catastrophe de cette ruée... mai comme toujours, Boughmiga, en maraudeur des plages, n'a qu'à se baisser, pour trouver et constater les traces de ses frères dans la race. Cette fois, ce sont un pantalon juste corps, un bébé retord, un sous vêtement, une chaussure, un sac de femme en couleurs... pour se convaincre encore, de l'étendue de cette malheur. Paix aux âmes des disparus et morts pour un monde meilleur.
Li



hidheb Mohsen Zarzis 20.04.2016
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