Ainsi, petit à petit, l'oubli englouti les drames, Kerkennah, Zarzis 18-18, Derna, puis se perd dans la mémoire de Bengardane 17-17, pour ensevelir lentement mais surement les tenants et les aboutissants de ces erreurs humaines et irresponsables. On peut rejeter les responsablilités à tort et à travers, sans pervenir à contourner les sujets et les saisirs par la lucidité et la maitrise des origines du mal. Comme on le sait, il y a toujours plusieurs causes qui se chevauchent, en face de plusieurs solutions occultés par des reves et fantasmes divers.
Ici, je reprendrais les points qui n'ont pas été soulevés ou occultés pour caresser l'esprit prédomiant dans le sens du poil. En effet ...
- Devant l'attraction irrésistible du nord, que ce soit par le besoin ou en réaction à l'affichage d'une opulence disproportionné, la culture, ou l'acculturation jouent un rôle majeur et déterminant. Cet élan puissant est de survie, pour les Africains cloitrés par l'instabilité, la démographie, la sécheresse et le joug néo-colonial. Deux tremplins différents, pourtant avec le même élan de dénigrement de la réalité, voir, trop exagérée par les nord-africains.
- Le droit de voyage est absolu, tant qu'il est dans des conditions de sécurité sans risques pour les postulants. Mais, c'est toujours entre la demande, l'intermediaire, le passeur, le capitaine, l'état de l'enmbarcation et les circonstances climatiques et humaines, que le réside la défaillance mortelle.
- Il y a lieu d'admettre l'absence totale du rôle de l'Etat sur le sud, au point que cette région ne demandait plus que de la laisser tranquille et évoluer avec ses propres potentialités agricoles, manifacturières et humaines. Une attente résolu, qui ne dispense pas l'infrastructure sécuritaire de faire son devoir de secours rapide et éfficace.
- Dans cette optique d'auto-sufficance avec les maigres possiblités, la compagne de plantation de milliers d'oliviers autours de Bengardane, était l'acte le plus courageux du siècle, pour prévénir les années difficiles et la famine des années soixante dix. Un potentiel, qui peut combler les déficits conjoncturels des frontières et autres.
- Avec beaucoup de lucidité et de courge, par la sagesse ancestrale et la bonne foi, la région de la Choucha, mise sous tutelle cénile, devrait être remise en valeur par sa division par les familles des tributs, qui à leur tour en revendront aux limitrophes. Le refus de la réalité, ne mène à rien et la clairvoyance construit toute la région, pour créer de la richesse et des emplois.
- Si certains étaient surpris de l'attitude chevalerisques des marins de Zarzis lors des secours, il faut reconnaitre qu'ils l'ont toujours fait naturellement, sans condtions, en fonction de leur sagesse locale acquise avec le temps.
- Les jeunes de Bengardane seraient victimes des circonstances et surtout d'un amateurisme flagrant, alors que ceux de Zarzis, où il y a un potentiel de savoir faire y compris l'évaluation de l'état de l'embarcation, serait victimes d'un événementiel extrinsèque.
- Il y a lieu, désormais, de meubler son espace par une infrastucture plurielle, pluridimentionnelle, équilibrée et régénératrice, sachant, que les bien pensants reconnaissent, qu'il y a un bon capital en liquidité acquise par plusieurs années de "commerce parallèle", qui devrait, même pour sa propre continuité, investir dans son envirronnement économique et social, au lieu de s'investir dans des projets de services ailleurs.
- La question de base, que ce soit pour l'Afrique sub saharienne, l'afrique du nord, Zarzis ou Bengardane, pourquoi y a t il de migration clandestine, harga, déplacements humains, bien sur, sans justifier facilement la situation par la politique, l'histoire ou le conjoncturel ... Comprendre les motifs, reduiraient cette polarisation facheuse.
- Dans le cas de Bengardane, il y a lieu de se reprendre pour une intégration effective du tissu économique et redresser les échanges vers une accumulation des richesses qui créent les richesses et les valeurs intégrées. Dans un esprit de profit rudimentaire, de fixation comportementale, d'éxés justifiés ou non de personnalité et de bravoure innée, il faudrait insister sur cette dernière valeur, afin de prévaloir collectivement la sagesse ancestrale et la solidarité, désormais nationale.
- Il faut reconnaitre que les régions de Bengardane et Béni-khédache, n'étaient pas favorables à l'émigration depuis toujours, car la prémière région avait tablé à outrance sur les échanges frontalières pour diversifier ses ressources de survie, pendant que la deuxième était resté dans ses montagnes sans communications notoires.
- Il y a lieu de concilier entre le conservatisme de principe en vigueur, l'aventurisme commercial, le nuage tribal confortable de référence, la victimisation d'usage, l'égocentrime souvent excessif, l'ouverture sur le monde sans se mouiller ... concilier, dans un élan sincère de sagesse et d'humilité.
- Solidarité et compassion avec Bengardane du bon peuple, des paysans, des fellahs, des marins, des jeunes ambitieux légitiment et des gens biens, qui regardent le monde à travers leur réalité, afin d'évoluer avec et s'affirmer honorablement.
- Pendant la grande affluence de la ruée vers le nord, il y avait un jeune sur sa mobylette à rouler sur la plage, quand il trouva des connaissances en train de partir, alors entre invitation sérieuse et complaisance, l'avaient invité à les accompagner, ce qu'il fit sans reflèchir ... Alors, pour le cas de Bengardane et ailleurs, il suffit à un jeune de vingt ans, travaillé par le fougue de sa jeunesse, blessé dans son amour propre en voyant les jeunes migrants vacanciers s'éclater de richesse et d'opulence, harcelé par la société y compris souvent celle de sa famille, meurtris par la nécessité et le vide; de voir une expédition de migration clandestine se préparer à l'horizon, pour qu'il n'hésite pas à partir et affronter touts les risques possibles. Pour cela, les motifs de ce phénomère, ne sont pas conjoncturels ni passagers, mais structurés dans le comportemental et le conceptuel collectif. Un état de fait, qu'il faudrait admettre, comprendre, traiter et rediriger vers une fierté locale effective et perrenne.








