Thursday, June 11, 2020

Epouventail séreux

C'est sérieux cette fois, mes amis traversant la mer, dans des embarcations de misère, fuyant l'esclavage et les guerres, pour tomber d'une terrible manière. Le bélier de Zarzis vous prévient, depuis l'antiquité effigie des anciens, de ne point risquer la vie, derrière une chimère peu garantie. Paix aux âmes des morts, femmes, enfants et bien d'autres, cherchant à toucher de la main...l'autre...rive, soit disant de la liberté, de la gratitude humaine et l'homo sapiens juste. Lihidheb Mohsen 09.06.20

Thursday, June 4, 2020

Mamadou volant...

Mamadou volant, Mamadou au volant, Sillonnant le village avec le vent… Brave et fier, le buste devant, Pédalant de toutes ses forces, A traverser entraves et distances, Comme un surhomme dans son élan. Il arriva à la ville de sagesse, Avec sa sagesse et beaucoup d’énergie, Pour redonner à la vie, un peu de vie, Pour ranimer un monde en détresse. Mamadou à Zarzis, Mamadou à Djerba, A Bengardane, Médenine et au-delà, Arriva dans ces lieux de bonheur, Par la mer, les airs et la terre, Pour faire de cette région un tremplin, Par mer, aux territoires Italiens. Un investissement d’humanité naturel, Qui répond en masse à l’appel, De courir derrière l’éventuelle survivance, Vers un nord de verdure et d’opulence. Ainsi, roulant de toutes ses forces et vouloir, A travers ce terrible couloir d’espoir. De la jungle déboisée et du Sahara, Du Mali, du Tchad et du Nigéria, A travers le désert brulant du Fezzan, Des ghettos esclavagistes Tripolitains, Des embarcations pneumatiques payantes, Des vagues géantes et déferlantes, Aux camps de concentration de Lampedusa, Vers les créneaux et couloirs de la Mafia, Pour ne point arrêter ce fougueux élan, Jusqu’au bout de l’ère du réchauffement, Et les débuts de la prochaine glaciation. Alors, roule Mamadou, vole avec le vent, Tu es une vraie tête de pont, De jeunes forces, de femmes et d’enfants, Qui se mobiliseront pour de bon. Car parait il, incontestablement, Nous arrivons, aussi, juste un moment. Honneur à toi, l’homme du monde, Honneur à toi, terre féconde, Honneur à toi, Mamadou universel, L’Homo Sapiens, Sapiens, éternel. Lihidheb Mohsen éco artiste 04.06.20

Tuesday, February 11, 2020

Mamadou errant...

Comme une balle, d’escale en escale, Qui rebondit à l’infini, sur les murs des lamentations, Sur les murs des pleurs, sur le néant. De dune en dune, de vague en vague, De forteresse en forteresse, de détresse en détresse, Ainsi de suite, le temps est lent et le temps presse. Horreur, cette incompréhension, Ce futile mépris, cette tension, Gratuitement entre les hommes, Dans les ghettos, dans les pogroms, Dans les forêts de larmes et de sang, Dans les sous-sols des églises, Devant les cagoules blanches et grises, Dans les ruelles de l’inquisition, Dans les machettes des ethnocides, Dans la chair à canon des pauvres… Encore dans les impasses, dans les nasses, Au bord des rivières, au fond des mers. Comme une balle qui rebondit, rebondit, Hier, demain comme aujourd’hui, Sur les murs de la haine, de l’insouciance, Sur l’écran géant de l’indifférence. Femmes et enfants souffrent de froid, De la peur, des passeurs et des soldats, Des horizons incertains, de la mer qui engloutie, Des sommets des alpes qui ensevelient, Soufrent de la chaleur des déserts, Des gardiens des ghettos, des pervers, Et sur le mur du Texas rebondissent, Sur ceux du Maroc s’accrochent, Sur celui des lamentations cochent, Et sur ceux du néo apartheid crachent et pissent. Femmes et enfants, répondent à l’appel, De l’humanité des hommes, de l’universel, De la nature, de la verdure et de la paix, Du bien-être commun légitime et escompté. Ainsi Mamadou errant, rebondit, plein de vie, Sur les vestiges de ladite civilisations, Sur la conscience en berne des nations, Sans ralentir son élan à l’infini, Sa lutte vorace pour la survie. Lihidheb Mohsen 10.02.20

Tuesday, December 31, 2019

Giavera, rythmes et danses du monde.

Un groupe d’honorables Italiens de certain âge, avait visité les villes de Zarzis et Tataouine, dans le cadre de leurs activités sociales et humanitaires. Il venait parait-il, de la région de Venise, après une visite au Maroc, où la question de la migration massive des Africains vers l’Espagne, était aussi importante. Encadré par deux Tunisiens traducteurs, facilitateurs et membres de cette association mondiale, la première visite avait été effectué au « musée » mémoire de la mer et de l’homme Zarzis, où tout le monde était touché par l’ampleur de l’action écologique et humaine. Bien sûr, la narration de toutes les péripéties depuis 1993, des faits, des trouvailles, des événements, des constats, des réactions, des déductions, des écrits, des poèmes, des photos, des configurations, des actions aux écoles, des visites, des collectes, des recyclages, des initiatives, des ninjas de la mer, des films documentaires, des corps humains, des protestations et dénonciations, des sensibilisations…par Lihidheb Mohsen, « Boughmiga le néanderthalien », était émouvante et véridique. Spécialement, la lecture d’un poème, avec force et détermination, avait touché le groupe au fond de ses convictions. Toutefois, Boughmiga, avait été surpris par l’association qui lui avait offert un certificat en son honneur, un geste de reconnaissance, qui l’avait profondément ému. La deuxième visite avait été effectué directement au cimetière des inconnus, désormais célèbre dans le monde, où Chemseddine Marzouk, avait explicité l’historique de cet endroit respectable, le nombre approximatif des migrants morts dans la mer et enterrés dedans, les rôles des vaillants agents municipaux, la protection civile, les autorités, la croissant rouge, les procureurs de la république et la médecine légale. Boughmiga était satisfait quand il souligna le rôle majeur des agents de la mairie, afin d’atténuer les susceptibilités exagérées. D’ailleurs, la petite foule de volontaires à la cause humaine, paraissait comme un autre enterrement global de ces inconnus, dans la dignité et le respect. Passant au local de l’association des pêcheurs de Zarzis, Si Chemseddine Bourassine, Slah Mcharek et bien d’autres, avaient parler de leurs activités et surtout le sauvetage en mer que toutes les embarcations du port effectuaient automatiquement et sur une longue période. Des difficultés avec les gardes côtes Libyennes, avec les autorités Italiennes, avec les embarcations de sabotage de l’extrême droite et avec le climat géopolitique de plus en plus ambigus, avaient été soulevés par ces militants de la mer. Ils avaient aussi parlé du rôle de cette association de trois milles adhérents, dans le domaine de la formation, l’intégration, la sécurité alimentaire et la règlementation du secteur de la pêche en général. N’ayant pas eu l’occasion de prendre la parole, Boughmiga profite de cette occasion pour féliciter les marins de Zarzis, comme il l’a toujours fait dans ses écrits et poésie, pour leur action humanitaire spontanée, ainsi que le fait que cette corporation a pu joindre cet élan à la réforme constructive du domaine avec le partenariat avec d’autres entités nationales et étrangères. Un bon repas froid, avait été offert à tout le monde. Du pain traditionnel, du tajine, des salades diverses, de l’huile d’olive vierge, des olives, du lait caillé, des pommes, des oranges, des bananes, des figues sèches…. Ensuite des certificats avaient été aussi donné aux deux Chemseddine, qui méritent tous les honneurs autant que les autres marins de Zarzis. Dans l’après-midi, malgré les intempéries, une longue marche à pieds, avait été faite tout le long de la plage interminable de Hachana nord de Hassi Jerbi. Il y avait des nuages, mais dans la tradition locale, ce sont les meilleurs moments de l’année parce qu’il pleut et la région à toujours un besoin urgent et vital d’eau à boire, pour le cheptel, pour les oliviers et pour les pâturages. Il a été signalé à l’association, à travers l’un des blogs de Boughmiga, que lors du pèlerinage annuel, qu’effectuait les Rbayaa venant du désert de l’Algérie, de la Lybie et du sud Tunisien, que dans leurs chants, leurs danses mystiques, leur adoration directe du créateur, leur élan spirituel…, il n’était question que d’une seule chose, la pluie dans les vallons du désert pour leurs chameaux et la survie de tout le monde. Dans la soirée, il avait été question de l’espace culturel El Ghoula de Ziane, mais à cause de la distance et l’éloignement, un espace avait été réquisitionné pour le diner discussions. Tout le monde était présent et chaque table était animé par l’un des activistes cités de la région. Atour d’un plat de poisson succulent, fameux dans le monde entier, moi, Boughmiga le néanderthalien, avait eu de bonnes discussions avec de charmantes Dames et respectables Messieurs, pleins de savoir et d’humanité. Il était question de la situation sociale et culturelle et de certaines de mes expériences militantes, lors des visites des hôpitaux, l’assistance des handicapés et le soutien de plusieurs malades par la psychothérapie de terrain. Dans l’échange d’idées, il m’a été donné de constater les initiatives de certaines militantes présentes par leurs visites dans les prisons, pour la réadaptation, l’accompagnement et l’intégration des libérés. Une autre Dame, avait parlé de l’établissement d’un pont d’amitié avec les Touaregs au Niger, avec lesquels elle avait créé cinq écoles et quinze puits pour la population pauvre de ce pays. Elle avait aussi aidé une minorité de ce peuple à s’installer en Italie et garder son identité et ses valeurs traditionnelles. Il était aussi question d’écologie et comment la population tarde à prendre conscience des problèmes à cause de la lenteur de la conscience sociale et la réalisation des dangers. Il faut dire que le consumérisme était venu brusquement au point que la réaction adéquate se fait encore attendre dans tous les domaines. Le lendemain à dix heures, sous une pluie abondante, on avait rendez-vous avec Si Mongi Slim, gérant régional de la croissant rouge, et ce dans les locaux du foyer pour les migrants. D’après son directeur Si Trabelsi, il y aurait quatre-vingt personnes d’une quinzaine de pays et jouissent de tous les droits y compris des bons d’achats hebdomadaires. Il nous avait montré les chambres, la salle de soins, le personnel, sans oublier de nous présenter à plusieurs résidents Africains. Il parait qu’il y a encore deux foyers similaires, mais sans la responsabilité directe de la croissant rouge Tunisienne. Ainsi pris fin cette visite grandiose de Zarzis et le groupe s’achemina vers Tataouine, laissant de très bonnes impressions et beaucoup d’espoir dans les domaines écologiques et humanitaires. Boughmiga le néanderthalien, Chemseddine Marzouk, Chemseddine Bourassine, Slah Mcharek, Mongi Slim, les agents de la mairie de Zarzis, les agents de la protection civile, les autorités judicaires, les migrants en mouvement vers le nord, la mémoire des naufragés inconnus, l’espoir des hommes dans l’humanité des hommes…, dans un tourbillon de rythmes et de danses spirituelles, répondent à l’élan convivial et hospitalier de la région et resteront toujours sensibles à toutes les initiatives pour la paix et pour un monde meilleur, sans violence, ni animosité. Lihidheb Mohsen 30.12.19 Mémoire de la mer et de l’homme Zarzis

Wednesday, December 25, 2019

Vive Zarzis, vive l'Afrique.

Aujourd’hui 25 décembre 2019, des festivités ont eu lieu chez un groupement d’arrivants Africains de touts pays habitant à Souihel. Il y avait des enfants, des femmes et quelques hommes, encadrés par d’anciennes résidentes européennes. Plusieurs cadeaux avaient été rassemblé pour les gosses et de la cuisine légère avait été préparée par les jeunes femmes, charmantes et bien habillés. Toute le monde était en fête, des ballons multicolores, des chapeaux en cônes, des chants africains et une ambiance agréable. Bien sur l’événement était grandiose et chacun y trouva sa vocation ou sa raison d’y assister, les enfants, les Africains et les Européennes pour la continuité des festivités du père Noel, pour l’éducateur de l’école des handicapés de Zarzis, Chams Eddine Marzouk, Lihidheb Mohsen, Slah Mzalouat, en tant qu’activistes humanitaires, pendant que le responsable de la croissant rouge locale, Si Mongi Slim, manifestait à l’occasion la volonté de l’organisation à concrétiser l’hospitalité et la solidarité humaine. Il ne pouvait y avoir de mieux, pour la spontanéité du mouvement sociétal et la signification des chants scandés par tout le monde, Vive Zarzis, vive l’Afrique. Lihidheb Mohsen 25.12.19 Mémoire de la mer et de l’homme

Thursday, December 12, 2019

Djerba Zarzis, prix Nobel de la paix

Depuis quelques temps, plusieurs personnalités importantes parlent du prix Nobel pour certaines personnes de Zarzis et de la Tunisie. Malgré le fait que le comportement des individus et des groupes, ne sont pas facilement appréciables et évaluables, il y a bien un élan durable de paix et d’humanité, confirmés dans le comportement collectif. Sur ce, de son coté Boughmiga le néandertalien, en tant qu’activiste écologique et humanitaire, envisagea cette éventualité ainsi que celle de la candidature inachevée aux élections, juste pour la sensibilisation de l’opinion publique locale et mondiale, aux problèmes de l’heure. En effet, la région du sud, était toujours un havre de paix, un foyer d’hospitalité et un exemple de convivialité et de respect de la différence. Il suffirait de lire dans l’histoire contemporaine pour voir les ruées de réfugiés partant de la Libye en 1911, les années trente et 2011, accueillis comme il se doit, dans un climat d’acceptation et de vivre ensemble. Pour Djerba, on ne peut oublier la diversité ethnique et culturelle, entre Arabes, Amazighes, Juifs, Ibadites, Chrétiens, Grecs, Maltais…et une affluence touristique de partout le monde. Une quiétude sociale, qui fit de l’Île, inéluctablement, un grand musée ouvert mettant en relief toutes les périodes de l’évolution humaine. Il faut aussi admettre, que Djerba, cultiva, avec les oliviers, les dattiers, les pommiers, les techniques de poterie, l’adresse au tissage et l’exploitation de la mer…une sagesse acquise et confirmée. Partant du fait, que c’est toujours l’homme qui est souvent actif, dirigeant et influent sur son environnement ou au moins la lecture de la tendance, on ne peut oublier les actes de bravoure et d’humanité que firent les pêcheurs de Zarzis envers les migrants en difficultés en mer. Des gestes naturels de secours sur toute la période et par toutes leurs embarcations. De son coté, Chams Eddine Marzouk, qui travaillait quelques fois en tant que pêcheur, chauffeur de Taxi, volontaire à la croissant rouge Tunisienne, avait aussi vécu toute la période du camp des réfugiés la Choucha. Une amitié avec les déplacés, qui l’avait touché profondément surtout quand il travaillait et dormait dans le camp, au point de partager les valeurs culturelles avec les Africains, dans leurs fêtes, manifestations, traditions et valeurs. Cet apport qualitatif, influa sa personnalité et resta toujours enclin à aider et accompagner la migration clandestine. D’ailleurs sa participation à l’enterrement des victimes des traversées de la mer, avec les braves agents de la municipalité, la protection civile et la couverture active de la croissant rouge, était très sincère et humaine. Quant à Lihidheb Mohsen ou Boughmiga le néanderthalien, en tant qu’activiste écologique et humanitaire, artiste, poète, écrivain, intellectuel organique, écologue, écrivain, polyglotte, président de l’association des amis du livre, blogueur…, avait aussi accompagné le problème de la migration clandestine depuis 1995, quand il commença à trouver les objets et les corps des victimes rejetés par la mer. Malgré le fait que son action était globale et environnementale, l’écologie humaine fît désormais partie de ses préoccupations et dénonça très fort ce drame dans sa poésie, ses assemblages artistiques, ses textes, ses photos, à la radio, dans les écoles et dans plusieurs films documentaires. Quand il avait demandé aux autorités de savoir comment on enterrait les corps qu’il leur annonçait, pour voir si on leur prenait des photos, des identifiants, de l’Adn, une datation…on avait refusé sèchement en le menaçant très fort. Toutefois, quand il trouvait des membres humains disloqués, que les instances ne venaient pas prendre, Boughmiga pris l’initiative de choisir un bel endroit sur une colline au bord de la mer et les enterra dignement, comme il se doit, avec un témoin, une prière universelle et un respect inconditionnel à leurs croyances. Bien sûr, dans son espace écologique « musée », les milliers d’objets des migrants victimes, avaient pris progressivement de la place, pour devenir un grand mémorial de respect de la dignité humaine. Le grand tas de six milles chaussures, comme autrefois à Auschwitz, invite impérativement encore, à réfléchir sur la violence en vigueur. Ce comportemental individuel et collectif, était certainement le fruit de l’élan de la région, vers l’humilité, le combat pour la survie et la prédisposition à la convivialité et le partage. Il suffit de voir comment le Djerbien, pour diversifier les ressources, avait investi une partie du monde, par son commerce équitable et ses bonnes relations sociales. Pendant que le Akkeri, habitant de Zarzis, transformait sur des décennies, les éponges des îles Kerkennah en oliveraie verdoyant dans sa presqu’île. Un prix, qui pourrait sensibiliser les preneurs de décisions et les autres, contre le mépris et la violence envers les pauvres, la nature et le vivant. Lihidheb Mohsen 10.12.19

Tuesday, November 26, 2019

شهادة طبيبة نجدة في البحر....سكاكا بريزي

لم اكن أتصور انني ساجد نفسي في وسط البحر...لمدة طويلة بعيدة على منظر الجبال الى درجة انني لم اعد أتذكر تضاريسها.....عندما نكون فوق السفينة...يمكن لك ان تدور حول نفسك كم تريد فلا ترى سوى زرقة البحر. عندها تكون نقاط تموقعك تكتفي بالشمس في النهار والنجوم في الليل...ليصبح كل شيء بسيط. يحصل انك ترى في البحر الشاسع وفوق خط الأفق نقطة صغيرة...شيء لا ينتمي الى مكونات البحر...وكل ما تقترب منها...تكبر شيئا فشيئا حتى تصبح سفينة. وعندما تقترب منها اكثر تظهر على متنها الاذرع والسيقان والاجسام فوقها. وعندما تقترب اكثر...يلتقي نظرك بأول زوج اعين...ليقف قلبك عن الخفقان. لا يمكن لك ان تتعود على تلك النظرات الصارخة حياة واملا واذا كانت لك تساؤلات عن وضع البشرية في هذه الفترة...فالجواب هنا. كانت السفينة تحمل مجموعة مزدحمة من البشر تحاصرك تضغط عليك الى درجة فقدان النفس بين الأسف والامل...بين الحياة والموت في مفاوضة حياتية لمئات الأرواح تطفوا فوق البحر اللامتناهي. لقد أصبحت عملية الإنقاذ عادية...تحررني انا أيضا كل مرة عندما اخرج من باطني كمية الغضب والالم لهذه الحالة. وكان فوق سفينة الإنقاذ...لكل دوره المحدد. وكنت من ناحيتي أقوم بقبول المهاجرين لاقدم اليهم الإسعافات الأولية وشيئا من الدفيء الإنساني. وكان الأكيد والفوري لأغلبيتهم يتمثل في إعادة الثقة اليهم واشعارهم بانهم أخيرا لازالوا بقيد الحياة وبين ايادي امينة. لم اكن البس ميدعة بيضاء او كمامات وقفازات صحية للوقاية ... بل كنت اصافحهم مباشرة بحرارة اليد مع ابتسامة صادقة وكذلك احتضان حميمي أحيانا وعند اللزوم...كما كنت امسح دموع الفرح والالم واحاول حبس دموعي... كانت العودة الى إيطاليا تتطلب يومين من الإبحار بعد كل عملية انقاذ...وكانت المدة قصيرة وربما طويلة حسب زاوية تناول الموضوع. وعلى حافة الانهاك الجسدي كنت اجد انني قد عملت كثيرا وبصدق وبطاقة هائلة ودائما من أعماق قلبي. وكان كل ذلك ومضة من الزمن ضئيلة امام ما كنت اريد تقديمه كل مرة لان مئات من المهاجرين يردون السماع اليهم وان اقدم لهم لحظة من الاطمئنان وبصمة إنسانية. في كل عملية نزول الى الميناء كنت اصافح كل فرد منهم مرة أخرى مغلقة بذلك الحركة بقبضة اليدين وبابتسامات متبادلة وبدموع فرح وفراق لأصدقاء الصدفة الجدد. كان لكل فرد منهم نرافقه نحو السلامة اسم شخصي احافظ به لنفسي واكرره أحيانا بصوت عال لأنني اعتقد ان الجميع يستحق المحبة وان نتذكره كل يوم. كان كلا منهم يحمل قصة شخصية من الألم والعذاب تظهر عزيمتهم وقوتهم الخارقة للعادة وخاصة تشبثهم بالحياة. وعندما اسير وسط الزحمة في أي مكان اتمثل دائما الوجوه بأسمائهم رجالا ونساء أتوا من بعيد...اهدي لهم ابتسامتي بهذه الشهادة المتواضعة لوضعنا الحقيقي. جوفانا سكاكاباريزي ترجمة محسن لهيذب