Wednesday, October 16, 2019
Au cimetière des inconnus في مقبرة الغرباء
Monday, October 14, 2019
No hate J. London
Monday, September 30, 2019
Petit Mamadou
Saturday, August 24, 2019
Mamadou, David et les autres
Saturday, August 17, 2019
Résistance positive
Des bombardements sur les ghettos,
Des bateaux coulés dans le fonds,
Des files interminables de migrants,
De Libye, du Maroc et Mexico,
Des frontières et visas partout,
Des patrouilles militaires à la mer,
Des barricades identitaires,
Et du racisme qualifié jusqu’au bout.
Paix aux âmes des morts sous les bombes,
Ceux qui périrent sous les sables du désert,
Ceux qui mourrons et trinqueront encore,
De cette morbide hécatombe.
Un génocide par-là, incognito,
Une famine par ci en catimini,
Une maladie dans certains pays,
Une guéguerre, un embargo,
Un sabotage des bateaux,
Une forteresse, un mur géant,
Une flotte armée jusqu’aux dents,
Pour repousser les pauvres migrants,
Vers leur gigantesque ghetto.
Pourtant la paix est à sens unique,
Usant de sagesse et d’éthique,
Que le migrant d’aujourd’hui et demain,
Portera dans son cœur et ses mains.
Il touchera les foyers des maux,
Dans les esprits et les arsenaux,
Et désamorcera les violences,
Et rendra à l’humanité sa romance.
Mamadou ne s’arrêtera pas de partir,
D’aller, venir et repartir,
Dans touts les chemins battus ou non,
Sur cette terre qui lui appartient.
On est déjà citoyen du monde,
Diversité des us et des langues,
Consommant et pensant la même chose,
Dans une universalité qui s’impose.
Elle est déjà un fait accompli,
Dans le réel et dans l’acquis,
Pour faire un dénominateur d’unité,
Pour toute l’humanité.
Lihidheb Mohsen 16.08.19
Tuesday, August 13, 2019
Claustrophagia...
A même le sable entre le ciel et la terre,
Entre les dunes et les traces de vipères,
Un enfant tétait avec entrain sa maman,
Sous le soleil dur, brulant et indifférent.
Il ferait bien du quarante cinq degrés,
Avec un mirage de vapeurs et couleurs autours,
Même l’eau était brulante comme d’un four,
Et le pénible était surtout cet homme insensé.
Des Africains, en Afrique et sur la terre d’Africa,
Se trouvent claustrés dans la zone tampon du désert,
Pour payer les fautes des conventions et des lois,
Qui les rejettent au hasard des circonstances et humeurs.
Que chacun sache, que ce sont des humains de pleins droits,
Qui auront toujours raisons, où ils vont et existent,
N’importe où, chez eux, ailleurs ou au-delà,
Pour venir à bout de cette injustice raciste.
La Claustrophagia répond à la claustration,
Jetant des familles au désert ou en s’enfermant,
Derrière des murs de béton et de haine,
Dans une fuite en avant, suicidaire et certaine.
Ô petit Mamadou, que le sirocco te berce le corps et le cœur,
Que ta résistance, ta volonté, parviendront un jour,
A éradiquer l’iniquité et les différences entre les gens,
Et la paix véritable, renaitra des cendres des canons.
Les canons sont aussi les lois, les dogmes et dictats,
Qui réduisent certains hommes à leur simple état,
A des âmes serviles sous le joug des gagnants,
Repoussant les pauvres du sud, dans la mer et le néant.
Que nos amis migrants encore au nomensland infernal,
Entre Tunis et Tripoli dans une sorte de canal,
Reçoivent notre solidarité et soutien,
De la part du bon peuple Tunisien.
Un pays qui n’a jamais manqué de bravoure,
Pour assister les autres et assurer les secours,
Et qui certainement trouvera une solution,
Pour libérer du ghetto ouvert, les pauvres migrants.
Lihidheb Mohsen 08.08.19
Friday, August 2, 2019
Comme Riace....
Comme Riace, la mer descend avec le vent,
Avec les vagues et les caprices du temps,
Les bateaux guerriers de Carthage et d’Athènes,
Les hordes de dauphins et les belles sirènes,
Et voilà encore, à sa grandeur et honneur,
De la brousse arrivent des frères et des sœurs,
Pleins d’angoisse, de désarroi et de peur,
Et pleins de sagesse et de bonté de cœurs,
Que Riace accueille dans son nid,
Entre migrants pacifiques et gens du pays,
Une poignée de mains entre les hommes,
Au dessus des lois et des dogmes,
Pour déconstruire des préjugés gratuits,
Et faire de la convivialité un mode de vie.
Comme Zarzis, comme Riace, des cas écoles criants,
Dans l’histoire et le parcours des migrants,
Pour rester des tremplins pour un monde meilleurs,
Pour un monde solidaire, sans visas ni frontières.
Lihidheb Mohsen 02.08.19
(En hommage aux habitants de Riace,
Son maire Luciano, aux militants de Zarzis,
La caravane des migrants
Et touts les combattants de la liberté.)
Thursday, August 1, 2019
Des étoiles et des hommes.
Wednesday, July 24, 2019
Susceptibilité et clairvoyance.
Enfin, les élus se prononcent, d’une façon ou d’une autre, l’un au parlement, l’autre dans une conférence de presse et bien d’autres, officieusement sur les fameux réseaux sociaux, terrains de la discorde en boule de neige. Bien sur, si discorde sérieuse il y a vraiment et mériterait des prises de positions tranchantes. Sans avoir eu la possibilité de suivre certaines polémiques des derniers jours et essayant de rester au dessus des susceptibilités souvent excessives des uns et des autres, je tiens à confirmer mon admiration, ma reconnaissance et mon respect aux agents municipaux de la mairie de Zarzis, qui depuis 1998 s’occupaient du transport et l’enterrement des corps des victimes de la mer dans plusieurs endroits appropriés selon les conjonctures. Cette reconnaissance à des personnes que les situations laissaient dans l’anonymat, par modestie, peut être par choix de « soldat inconnu », ne pouvait occulter les efforts et actions des agents de la protection civile, les gardes maritimes, la croissant rouge, l’hôpital de Zarzis et certains activistes et la société civile. Un phénomène, mobile, vivant parmi les morts, nouveau, insolite, peu structuré, peu normalisé et légiféré, ouvert aux affluences, extra national, permissif, de préoccupation universelle….qui avait, forcément, engendré des glissements comportementaux chaotiques et quelques fois fâcheux. Bien sur, l’accusation gratuite et peu justifiée de certains médias relatifs à un éventuel enterrement collectif des victimes, avait été vivement réfutée par les élus locaux en menaçant de se référer à la justice s’il le faudrait. De l’autre coté, j’ai toujours expressément manifesté mes réserves vis-à-vis de certaines récupérations excessives polarisant seulement sur une partie ou une personne comme si elle faisait tout le travail humanitaire, mais d’après plusieurs militants internationaux crédibles, qui voyaient aussi cette personnalisation réductrice injuste, les médias occidentaux préféreraient pour les besoins de leurs publics, avoir affaire à une seule idole, une sorte d’héros, de symbole joignant l’insolite, l’humanitaire et le soi disant contestataire, en vogue. Quant aux contacts incontrôlés avec les entités internationales, il y a le droit de regard des autorités compétentes. Bien sur, il y a des conflits d’intérêts, des divergences des points de vue, des opportunités, des incompréhensions, des préjugés et des itinéraires comportementaux et légaux absents, qui compliquent la situation. Un parcours confus, chaotique, dont la seule constance était la souveraineté (Municipalité, protection civile, autorités, justice, médecine légale) œuvrant à secourir, enterrer dignement les victimes et se comporter avec les moyens de bord. Un paysage normal, d’une catastrophe humaine qui perdure et qui comporte aussi ses faiblesses, que ce soit sur le terrain de l’action ou d’après des témoignages, lors des secours en mer par les autorités maritimes. On peut dire que nul n’est parfait et il y a toujours des choses à dire et redire souvent gratuitement, vis-à-vis de chaque partie. N’avait on pas dit que les vaillants pêcheurs de Zarzis passaient leurs enfants vers l’Europe, les agents municipaux faisaient leur travail, les organisations de la croissant rouge et la croix rouge se rejetaient la balle, les associations philanthropes internationales se relayaient péniblement, les antennes des pays du nord instrumentalisaient les faiblesses et les faibles, les bénévoles devenaient des suspects potentiels, les autres différends devenaient des concurrents…., une série d’inadéquations à ne plus finir….au détriment, d’une région, où tout le monde sans distinction avait fait honorablement ce qu’il pouvait. Ce qui devrait aussi tolérer la vérité des choses, car il y a des erreurs importantes chez chaque intervenant, qu’il faudrait réviser et ne plus tomber dans ses fautes aussi peu graves soient elles.
Voici donc, une occasion en or, pour une révision des attitudes des uns et des autres vis-à-vis de ce problème des victimes et de la migration clandestine en général, qui pourrait aussi être un point de départ pour une concertation civilisée avec touts les intervenants. Pour cela, les élus de Zarzis, avaient réclamé la concrétisation et l’urgence des points suivants.
-1 Création d’un centre de médecine légale à Zarzis équipé et opérationnel pour les prises d’identifiants d’ADN.
-2 Acquisitions de moyens de transports adéquats et suffisants pour le transport des corps des victimes en mer.
-3 Désignation et formation de groupes d’actions spécialisés dans le traitement des corps des morts, voir, rassemblement, transport, enterrement et ce dans les municipalités Zarzis Sud et Zarzis Nord.
-4 Constitution de fonds pour la formation du personnel intervenant.
Par la même occasion et pour garder un aspect historiciste lucide et crédible, il y a lieu d’admettre que nul n’est au dessus des erreurs et les plus sages et les plus humains, seraient aussi ceux qui tendent la main à l’autre, pour la noblesse de la cause, le respect des morts et la grandeur des valeurs de la région.
Lihidheb Mohsen Zarzis. 23.07.19
Saturday, July 20, 2019
Terre des femmes et des hommes.
Subscribe to:
Posts (Atom)