Wednesday, October 16, 2019

Au cimetière des inconnus في مقبرة الغرباء

صلاة الساذج الحكيم...بدون خوف ولا طمع...تمر مباشرة نحو الخالق والمخلوق...هنا بوغميقة امام قبر من عرف في مقبرة المجهولين القديمة بجرجيس...La prière du distrait innocent, sans peur ni prétention, passe directement à la victime et son créateur...Ici Boughmiga devant la tombe d'une victime connue, dans l'ancien cimetière des inconnus à Zarzis...

Monday, October 14, 2019

No hate J. London

Sans rancunes, J. London L’action mémoire de la mer et de l’homme, dans le cadre de la série des configurations artistiques pour la sensibilisation à l’écologie et les drames humains, vient de faire un assemblage intitulé « with no hate, J. London ». Un mélange entre le réchauffement climatique du globe et le drame de la migration clandestine, il montre comment la terre brule à partir de l’Amazonie et les flemmes parviennent jusqu’aux Etats Unis, comme pour dire que tout le monde est concerné par les problèmes communs. La forêt des grands arbres et les chaussures des victimes de la migration noyés dans le monde, se consument et la fumée couvre l’Amérique du nord jusqu’aux glaciers du pôle nord qui fondent. Une œuvre à la mémoire des Amérindiens, des victimes de la mer et des victimes de toutes les violences humaines. Des squelettes de têtes de dauphins simulent les flottes de guerres et l'animal sacré qui observe les déboires des hommes. En bas du globe, une femme noyée en mer avec son gilet de sauvetage, portant encore son bébé dans ses bras…pour la postérité. Lihidheb Mohsen 14.10.19

Monday, September 30, 2019

Petit Mamadou

Sur le dos de sa mère comme un joli ourson, Un scarabée noir sur un tas de chaux blanc, Avec un petit sourire oublié en dormant, Se laissait dorloter par sa maman en mouvement. C’était dans la ville côtière qu’il conquiert, Par rivière, par avion, par désert et mer, Suivant ses parents, vers d’horizons meilleurs, Souvent dans le besoin, les risques et la peur. Alors Mamaditou, Piccolino, Kleine man, Tu es chez toi mon brave petit enfant, La terre entière de toutes les façons t’appartient, Toutes les fleurs souriront à ton passage, Et les animaux lècheront leurs pelages, Pour que tu te sentes enfin parmi les tiens. A Zarzis, vous restez, si vous le voulez, Il y aura toujours quelque chose à partager, Malgré que vous regardiez uniquement vers le nord, Répondant à un appel de survie très fort. Petit Mamadou, Mamadou petit, Ton sourire promet de fertiles pâturages, Des oiseaux aux beaux plumages, Des gens heureux de diverses patries, Qui se rapprocheront enfin pour se donner la main, Par ta sage ruée, vers la nécessité et le destin. Dors, mon petit, dors, tu parviendras à port, Sur le dos de ta mère, la mer assurant le transport, Et fasse qu’il en soit autrement pour faciliter l’exode, Des millions qui viendront aux prochaines périodes, Chercher du travail et un minimum de bien être, Comme le firent jadis, nos valeureux ancêtres. Petit Mamadou, tu ouvriras les yeux certainement sur la verdure, Là-bas, après l’horizon, après les montagnes et les murs, Et des rames d’oliviers tu feras sur ta tête une parure, Et debout, tu resteras, le pied ferme, sage et sur. Lihidheb Mohsen 27.09.19

Saturday, August 24, 2019

Mamadou, David et les autres

Ils te tiraient par le bras, Pour monter dans le train de la mort, Ils te tiraient par le bras, Pour monter le bateau de la mort à la mer, Et fallait laisser des chaussures vides, Au bord du Rhin et les camps de concentration, Et fallait laisser les chaussures vides, Au bord des plages de Zarzis et sa région. Les monticules de chaussures portaient votre mémoire, Où la violence aveugle, perpétue sa gloire, Malgré que Mamadou fît de son mieux pour libérer, Les ghettos de juifs des mains des nazies, Les génocides divers des mains de l’oubli, Et cette nouvelle violence, durable et confirmée. Ce n’était pas seulement le petit David et le petit Mamadou, Car les grands étaient aussi les buches de l’enfer, Les fours crématoires et les noyades en mer, D’un monde que l’insouciance rend de plus en plus fou. Ainsi, les chaussures des uns et des autres victimes, Portent les souffrances des pauvres humains, Et la mémoire troublante et intime, Dénonçant la violence et la vie en déclin. Mamadou et David se retrouvent dans le malheur, Fusionneraient surement pour un monde meilleur, Et vers le bonheur marcheraient pieds nus cette fois, Avec les exterminés du monde entier à la fois. Peaux rouges, Amérindiens, esclaves et arméniens, Kurdes, Hutu et Aborigènes Tasmaniens, Qui laissèrent tous des chaussures, De différentes marques et pointures, Dans le musée mémoire de l’homme et la mer, Et l’histoire d’un monde cynique et pervers. Que les âmes des victimes des génocides renaissent, Illuminent les esprits et les consciences, Pour arrêter les raisons des violences, Et les souffrances des humains à la baisse. Lihidheb Mohsen 23.08.19

Saturday, August 17, 2019

Résistance positive

Des bombardements sur les ghettos, Des bateaux coulés dans le fonds, Des files interminables de migrants, De Libye, du Maroc et Mexico, Des frontières et visas partout, Des patrouilles militaires à la mer, Des barricades identitaires, Et du racisme qualifié jusqu’au bout. Paix aux âmes des morts sous les bombes, Ceux qui périrent sous les sables du désert, Ceux qui mourrons et trinqueront encore, De cette morbide hécatombe. Un génocide par-là, incognito, Une famine par ci en catimini, Une maladie dans certains pays, Une guéguerre, un embargo, Un sabotage des bateaux, Une forteresse, un mur géant, Une flotte armée jusqu’aux dents, Pour repousser les pauvres migrants, Vers leur gigantesque ghetto. Pourtant la paix est à sens unique, Usant de sagesse et d’éthique, Que le migrant d’aujourd’hui et demain, Portera dans son cœur et ses mains. Il touchera les foyers des maux, Dans les esprits et les arsenaux, Et désamorcera les violences, Et rendra à l’humanité sa romance. Mamadou ne s’arrêtera pas de partir, D’aller, venir et repartir, Dans touts les chemins battus ou non, Sur cette terre qui lui appartient. On est déjà citoyen du monde, Diversité des us et des langues, Consommant et pensant la même chose, Dans une universalité qui s’impose. Elle est déjà un fait accompli, Dans le réel et dans l’acquis, Pour faire un dénominateur d’unité, Pour toute l’humanité. Lihidheb Mohsen 16.08.19

Tuesday, August 13, 2019

Claustrophagia...

A même le sable entre le ciel et la terre, Entre les dunes et les traces de vipères, Un enfant tétait avec entrain sa maman, Sous le soleil dur, brulant et indifférent. Il ferait bien du quarante cinq degrés, Avec un mirage de vapeurs et couleurs autours, Même l’eau était brulante comme d’un four, Et le pénible était surtout cet homme insensé. Des Africains, en Afrique et sur la terre d’Africa, Se trouvent claustrés dans la zone tampon du désert, Pour payer les fautes des conventions et des lois, Qui les rejettent au hasard des circonstances et humeurs. Que chacun sache, que ce sont des humains de pleins droits, Qui auront toujours raisons, où ils vont et existent, N’importe où, chez eux, ailleurs ou au-delà, Pour venir à bout de cette injustice raciste. La Claustrophagia répond à la claustration, Jetant des familles au désert ou en s’enfermant, Derrière des murs de béton et de haine, Dans une fuite en avant, suicidaire et certaine. Ô petit Mamadou, que le sirocco te berce le corps et le cœur, Que ta résistance, ta volonté, parviendront un jour, A éradiquer l’iniquité et les différences entre les gens, Et la paix véritable, renaitra des cendres des canons. Les canons sont aussi les lois, les dogmes et dictats, Qui réduisent certains hommes à leur simple état, A des âmes serviles sous le joug des gagnants, Repoussant les pauvres du sud, dans la mer et le néant. Que nos amis migrants encore au nomensland infernal, Entre Tunis et Tripoli dans une sorte de canal, Reçoivent notre solidarité et soutien, De la part du bon peuple Tunisien. Un pays qui n’a jamais manqué de bravoure, Pour assister les autres et assurer les secours, Et qui certainement trouvera une solution, Pour libérer du ghetto ouvert, les pauvres migrants. Lihidheb Mohsen 08.08.19

Friday, August 2, 2019

Comme Riace....

Comme Riace, la mer descend avec le vent, Avec les vagues et les caprices du temps, Les bateaux guerriers de Carthage et d’Athènes, Les hordes de dauphins et les belles sirènes, Et voilà encore, à sa grandeur et honneur, De la brousse arrivent des frères et des sœurs, Pleins d’angoisse, de désarroi et de peur, Et pleins de sagesse et de bonté de cœurs, Que Riace accueille dans son nid, Entre migrants pacifiques et gens du pays, Une poignée de mains entre les hommes, Au dessus des lois et des dogmes, Pour déconstruire des préjugés gratuits, Et faire de la convivialité un mode de vie. Comme Zarzis, comme Riace, des cas écoles criants, Dans l’histoire et le parcours des migrants, Pour rester des tremplins pour un monde meilleurs, Pour un monde solidaire, sans visas ni frontières. Lihidheb Mohsen 02.08.19 (En hommage aux habitants de Riace, Son maire Luciano, aux militants de Zarzis, La caravane des migrants Et touts les combattants de la liberté.)

Thursday, August 1, 2019

Des étoiles et des hommes.

Dans le cadre des activités du collectif Europe-Zarzis-Afrique, initié par Frederica Tossi, Farouk Belhiba, Valentina Zagaria et bien d’autres du coté de la Tunisie, et un comité de soutien établi en Italie soutenu par la caravane des migrants, un meeting important s’est tenu à la maison de culture de Zarzis cet après midi 01.08.19, composé d’une cinquantaine de migrants de l’Afrique noire, d’une trentaine de militants venus d’Italie et plusieurs intéressés locaux dont le vice président de la mairie Sud de Zarzis. Un bain de foule humain, de noirs, de blancs, de métis, d’arabes, d’occidentaux, d’Africains, d’hommes, de femmes....sans différences de races, sans subordination, sans priorité sur la place, sans affichage de l’appartenance ou la croyance, sans l’esprit de patron et sujet, sans donneurs de morale ni prometteurs de chimères, sans pitié paternaliste et affective, sans organismes accompagnateurs de folklore de guerres…., une ambiance de fraternité et d’humanité effective, qui ne pourrait avoir lieu qu’à Zarzis, le seul lieu dans le monde encore capable de cueillir les restes de cette civilisation de l’insouciance. Dans son allocation le président Italien de la caravane des migrants, avait remercié les divers militants de Zarzis, Tunis, Italie, Maroc, Espagne, Mexique et ailleurs, en nommant expressément les pêcheurs de la région, certaines personnalités des secours aux victimes de la mer, la caravane des migrants, les activistes à Lampedusa, les militants « passeurs » des alpes entre l’Italie et la France, les associations espagnoles, sans hésiter à les qualifier d’étoiles scintillantes dans le ciel de l’humanité. Lihidheb Mohsen 01.08.19

Wednesday, July 24, 2019

Susceptibilité et clairvoyance.

Enfin, les élus se prononcent, d’une façon ou d’une autre, l’un au parlement, l’autre dans une conférence de presse et bien d’autres, officieusement sur les fameux réseaux sociaux, terrains de la discorde en boule de neige. Bien sur, si discorde sérieuse il y a vraiment et mériterait des prises de positions tranchantes. Sans avoir eu la possibilité de suivre certaines polémiques des derniers jours et essayant de rester au dessus des susceptibilités souvent excessives des uns et des autres, je tiens à confirmer mon admiration, ma reconnaissance et mon respect aux agents municipaux de la mairie de Zarzis, qui depuis 1998 s’occupaient du transport et l’enterrement des corps des victimes de la mer dans plusieurs endroits appropriés selon les conjonctures. Cette reconnaissance à des personnes que les situations laissaient dans l’anonymat, par modestie, peut être par choix de « soldat inconnu », ne pouvait occulter les efforts et actions des agents de la protection civile, les gardes maritimes, la croissant rouge, l’hôpital de Zarzis et certains activistes et la société civile. Un phénomène, mobile, vivant parmi les morts, nouveau, insolite, peu structuré, peu normalisé et légiféré, ouvert aux affluences, extra national, permissif, de préoccupation universelle….qui avait, forcément, engendré des glissements comportementaux chaotiques et quelques fois fâcheux. Bien sur, l’accusation gratuite et peu justifiée de certains médias relatifs à un éventuel enterrement collectif des victimes, avait été vivement réfutée par les élus locaux en menaçant de se référer à la justice s’il le faudrait. De l’autre coté, j’ai toujours expressément manifesté mes réserves vis-à-vis de certaines récupérations excessives polarisant seulement sur une partie ou une personne comme si elle faisait tout le travail humanitaire, mais d’après plusieurs militants internationaux crédibles, qui voyaient aussi cette personnalisation réductrice injuste, les médias occidentaux préféreraient pour les besoins de leurs publics, avoir affaire à une seule idole, une sorte d’héros, de symbole joignant l’insolite, l’humanitaire et le soi disant contestataire, en vogue. Quant aux contacts incontrôlés avec les entités internationales, il y a le droit de regard des autorités compétentes. Bien sur, il y a des conflits d’intérêts, des divergences des points de vue, des opportunités, des incompréhensions, des préjugés et des itinéraires comportementaux et légaux absents, qui compliquent la situation. Un parcours confus, chaotique, dont la seule constance était la souveraineté (Municipalité, protection civile, autorités, justice, médecine légale) œuvrant à secourir, enterrer dignement les victimes et se comporter avec les moyens de bord. Un paysage normal, d’une catastrophe humaine qui perdure et qui comporte aussi ses faiblesses, que ce soit sur le terrain de l’action ou d’après des témoignages, lors des secours en mer par les autorités maritimes. On peut dire que nul n’est parfait et il y a toujours des choses à dire et redire souvent gratuitement, vis-à-vis de chaque partie. N’avait on pas dit que les vaillants pêcheurs de Zarzis passaient leurs enfants vers l’Europe, les agents municipaux faisaient leur travail, les organisations de la croissant rouge et la croix rouge se rejetaient la balle, les associations philanthropes internationales se relayaient péniblement, les antennes des pays du nord instrumentalisaient les faiblesses et les faibles, les bénévoles devenaient des suspects potentiels, les autres différends devenaient des concurrents…., une série d’inadéquations à ne plus finir….au détriment, d’une région, où tout le monde sans distinction avait fait honorablement ce qu’il pouvait. Ce qui devrait aussi tolérer la vérité des choses, car il y a des erreurs importantes chez chaque intervenant, qu’il faudrait réviser et ne plus tomber dans ses fautes aussi peu graves soient elles. Voici donc, une occasion en or, pour une révision des attitudes des uns et des autres vis-à-vis de ce problème des victimes et de la migration clandestine en général, qui pourrait aussi être un point de départ pour une concertation civilisée avec touts les intervenants. Pour cela, les élus de Zarzis, avaient réclamé la concrétisation et l’urgence des points suivants. -1 Création d’un centre de médecine légale à Zarzis équipé et opérationnel pour les prises d’identifiants d’ADN. -2 Acquisitions de moyens de transports adéquats et suffisants pour le transport des corps des victimes en mer. -3 Désignation et formation de groupes d’actions spécialisés dans le traitement des corps des morts, voir, rassemblement, transport, enterrement et ce dans les municipalités Zarzis Sud et Zarzis Nord. -4 Constitution de fonds pour la formation du personnel intervenant. Par la même occasion et pour garder un aspect historiciste lucide et crédible, il y a lieu d’admettre que nul n’est au dessus des erreurs et les plus sages et les plus humains, seraient aussi ceux qui tendent la main à l’autre, pour la noblesse de la cause, le respect des morts et la grandeur des valeurs de la région. Lihidheb Mohsen Zarzis. 23.07.19

Saturday, July 20, 2019

Terre des femmes et des hommes.

Au sujet du drame en vigueur, de la migration clandestine et ses retombées radicales sur les victimes, leurs parents, leurs pays et aussi, le traitement des corps des naufragés rejetés par la mer, et puisque certaines entités et personnes, avaient été cité dans une sorte de reconnaissance aux bénévoles et même à ceux qui faisaient leurs devoirs, dont la mairie de Zarzis et son personnel actif, la croissant rouge, les autorités et la protection civile, les pêcheurs de toute la région et en particulier Bourassine et Mcharek, l’accompagnement de Marzoug au cimetière des inconnus et sa médiatisation, le militantisme de Farouk Belhiba et ses activités dans le cadre du collectif Zarzis Afrique, l’engagement de l’écologiste Lihidheb Mohsen dans le cadre de l’action mémoire de la mer et de l’homme depuis 1993, les divers volontaires pour les enterrements dignes à Zarzis, Bengardane et Bouchemaa, le coup de gueule dénonciateur au parlement du docteur sociologue et député Salem Labiadh…, il y a lieu donc de souligner le rôles de certaines femmes dans ce bénévolat humain, alors qu’il ne dépend pas du tout du sexe ou l’origine de la personne, sa religion et sa couleur. On peut donc citer Valentina Zagaria doctorante en sociologie et coordinatrice notoire entre associations et individus, Federica Sossi cofondatrice du collectif, Nergess Moussa qui venait souvent de Djerba pour des actions de bénévolat et pour faire la traductrice à la caravane des migrants, Imed Soltani associatif branché vigoureusement à la recherche des disparus en mer et Awatef Mcharek docteur et conférencière internationale en génétique qui avait coordonné plusieurs actions de terrain y compris la prise de l’ADN identifiant des corps des victimes par la médecine légale de Gabès dont elle assure les frais et le suivie ; une sorte de savante de pointe des temps modernes engagée à cette cause humaine et immédiate. D’après Awatef, qui avait suivi les dernières arrivées de corps de victimes sur les plages de Zarzis et ailleurs, plusieurs avaient été enterré au cimetière des inconnus par les agents de la mairie et la protection civile, mais aussitôt l’espace devenu plein, une cinquantaine avait été enterré dans un terrain nouvellement acquis par la croissant rouge offert par un artiste philanthrope, juste à coté d’un foyer pour les migrants, dans la région du Stade. Selon les péripéties et la rapidité des évènements, l’endroit serait il adéquat ! L’emplacement serait il viable ! La salinité de la terre ne serait elle pas excessive et la corrosion pourrait détruire les corps des défunts ! Le coté foncier serait il régulier quand touts les cimetières reviennent légalement à la mairie ! Une série de questions sérieuses qui avaient été négligé au profit de l’urgence humanitaire. Elle dit aussi que deux des anciens migrants hébergés au foyer, seraient aussi parmi les morts ensevelis dans ce nouveau cimetière, un transfert et une proximité douloureuse. Malgré tout, Awatef Mcharek est relativement satisfaite des secours et compte revenir de Hollande en septembre pour suivre la traçabilité des ADN des victimes de la mer. Ainsi s’achève un épisode de cette tragédie que certains subissent, d’autres gèrent et bien d’autres là haut instrumentalisent cyniquement en laissant mijoter le drame dans sa sauce apocalyptique. Les habitants de Zarzis et toute la région, homme de la rue, pêcheur, secouriste, bénévole, associatif…avaient participé pleinement à l’accueil de ces victimes mortes ou vivantes et firent ce qu’ils pouvaient pour sauvegarder leur dignité et la paix à leurs âmes. Un phénomène des temps modernes, qui ne peut être isolé de la violence officieuse perpétrer dans le monde, que sa ruée en masse des hommes vers le nord, ne cessera pas, répondant à un appel écologique de survie et un autre acculturel, que ce citoyen obligatoirement du monde « Mamadou » investira la terre de toutes les façons, par son instinct de survie, sa sagesse et sa volonté de rester. Terre des femmes, terre des hommes, terre des pauvres, terre des riches, terre de touts les vivants, terre de l’ultime chance de durabilité de l’intelligence humaine acquise…et elle le restera. Lihidheb Mohsen 19.07.19