Thursday, December 12, 2019

Djerba Zarzis, prix Nobel de la paix

Depuis quelques temps, plusieurs personnalités importantes parlent du prix Nobel pour certaines personnes de Zarzis et de la Tunisie. Malgré le fait que le comportement des individus et des groupes, ne sont pas facilement appréciables et évaluables, il y a bien un élan durable de paix et d’humanité, confirmés dans le comportement collectif. Sur ce, de son coté Boughmiga le néandertalien, en tant qu’activiste écologique et humanitaire, envisagea cette éventualité ainsi que celle de la candidature inachevée aux élections, juste pour la sensibilisation de l’opinion publique locale et mondiale, aux problèmes de l’heure. En effet, la région du sud, était toujours un havre de paix, un foyer d’hospitalité et un exemple de convivialité et de respect de la différence. Il suffirait de lire dans l’histoire contemporaine pour voir les ruées de réfugiés partant de la Libye en 1911, les années trente et 2011, accueillis comme il se doit, dans un climat d’acceptation et de vivre ensemble. Pour Djerba, on ne peut oublier la diversité ethnique et culturelle, entre Arabes, Amazighes, Juifs, Ibadites, Chrétiens, Grecs, Maltais…et une affluence touristique de partout le monde. Une quiétude sociale, qui fit de l’Île, inéluctablement, un grand musée ouvert mettant en relief toutes les périodes de l’évolution humaine. Il faut aussi admettre, que Djerba, cultiva, avec les oliviers, les dattiers, les pommiers, les techniques de poterie, l’adresse au tissage et l’exploitation de la mer…une sagesse acquise et confirmée. Partant du fait, que c’est toujours l’homme qui est souvent actif, dirigeant et influent sur son environnement ou au moins la lecture de la tendance, on ne peut oublier les actes de bravoure et d’humanité que firent les pêcheurs de Zarzis envers les migrants en difficultés en mer. Des gestes naturels de secours sur toute la période et par toutes leurs embarcations. De son coté, Chams Eddine Marzouk, qui travaillait quelques fois en tant que pêcheur, chauffeur de Taxi, volontaire à la croissant rouge Tunisienne, avait aussi vécu toute la période du camp des réfugiés la Choucha. Une amitié avec les déplacés, qui l’avait touché profondément surtout quand il travaillait et dormait dans le camp, au point de partager les valeurs culturelles avec les Africains, dans leurs fêtes, manifestations, traditions et valeurs. Cet apport qualitatif, influa sa personnalité et resta toujours enclin à aider et accompagner la migration clandestine. D’ailleurs sa participation à l’enterrement des victimes des traversées de la mer, avec les braves agents de la municipalité, la protection civile et la couverture active de la croissant rouge, était très sincère et humaine. Quant à Lihidheb Mohsen ou Boughmiga le néanderthalien, en tant qu’activiste écologique et humanitaire, artiste, poète, écrivain, intellectuel organique, écologue, écrivain, polyglotte, président de l’association des amis du livre, blogueur…, avait aussi accompagné le problème de la migration clandestine depuis 1995, quand il commença à trouver les objets et les corps des victimes rejetés par la mer. Malgré le fait que son action était globale et environnementale, l’écologie humaine fît désormais partie de ses préoccupations et dénonça très fort ce drame dans sa poésie, ses assemblages artistiques, ses textes, ses photos, à la radio, dans les écoles et dans plusieurs films documentaires. Quand il avait demandé aux autorités de savoir comment on enterrait les corps qu’il leur annonçait, pour voir si on leur prenait des photos, des identifiants, de l’Adn, une datation…on avait refusé sèchement en le menaçant très fort. Toutefois, quand il trouvait des membres humains disloqués, que les instances ne venaient pas prendre, Boughmiga pris l’initiative de choisir un bel endroit sur une colline au bord de la mer et les enterra dignement, comme il se doit, avec un témoin, une prière universelle et un respect inconditionnel à leurs croyances. Bien sûr, dans son espace écologique « musée », les milliers d’objets des migrants victimes, avaient pris progressivement de la place, pour devenir un grand mémorial de respect de la dignité humaine. Le grand tas de six milles chaussures, comme autrefois à Auschwitz, invite impérativement encore, à réfléchir sur la violence en vigueur. Ce comportemental individuel et collectif, était certainement le fruit de l’élan de la région, vers l’humilité, le combat pour la survie et la prédisposition à la convivialité et le partage. Il suffit de voir comment le Djerbien, pour diversifier les ressources, avait investi une partie du monde, par son commerce équitable et ses bonnes relations sociales. Pendant que le Akkeri, habitant de Zarzis, transformait sur des décennies, les éponges des îles Kerkennah en oliveraie verdoyant dans sa presqu’île. Un prix, qui pourrait sensibiliser les preneurs de décisions et les autres, contre le mépris et la violence envers les pauvres, la nature et le vivant. Lihidheb Mohsen 10.12.19

Tuesday, November 26, 2019

شهادة طبيبة نجدة في البحر....سكاكا بريزي

لم اكن أتصور انني ساجد نفسي في وسط البحر...لمدة طويلة بعيدة على منظر الجبال الى درجة انني لم اعد أتذكر تضاريسها.....عندما نكون فوق السفينة...يمكن لك ان تدور حول نفسك كم تريد فلا ترى سوى زرقة البحر. عندها تكون نقاط تموقعك تكتفي بالشمس في النهار والنجوم في الليل...ليصبح كل شيء بسيط. يحصل انك ترى في البحر الشاسع وفوق خط الأفق نقطة صغيرة...شيء لا ينتمي الى مكونات البحر...وكل ما تقترب منها...تكبر شيئا فشيئا حتى تصبح سفينة. وعندما تقترب منها اكثر تظهر على متنها الاذرع والسيقان والاجسام فوقها. وعندما تقترب اكثر...يلتقي نظرك بأول زوج اعين...ليقف قلبك عن الخفقان. لا يمكن لك ان تتعود على تلك النظرات الصارخة حياة واملا واذا كانت لك تساؤلات عن وضع البشرية في هذه الفترة...فالجواب هنا. كانت السفينة تحمل مجموعة مزدحمة من البشر تحاصرك تضغط عليك الى درجة فقدان النفس بين الأسف والامل...بين الحياة والموت في مفاوضة حياتية لمئات الأرواح تطفوا فوق البحر اللامتناهي. لقد أصبحت عملية الإنقاذ عادية...تحررني انا أيضا كل مرة عندما اخرج من باطني كمية الغضب والالم لهذه الحالة. وكان فوق سفينة الإنقاذ...لكل دوره المحدد. وكنت من ناحيتي أقوم بقبول المهاجرين لاقدم اليهم الإسعافات الأولية وشيئا من الدفيء الإنساني. وكان الأكيد والفوري لأغلبيتهم يتمثل في إعادة الثقة اليهم واشعارهم بانهم أخيرا لازالوا بقيد الحياة وبين ايادي امينة. لم اكن البس ميدعة بيضاء او كمامات وقفازات صحية للوقاية ... بل كنت اصافحهم مباشرة بحرارة اليد مع ابتسامة صادقة وكذلك احتضان حميمي أحيانا وعند اللزوم...كما كنت امسح دموع الفرح والالم واحاول حبس دموعي... كانت العودة الى إيطاليا تتطلب يومين من الإبحار بعد كل عملية انقاذ...وكانت المدة قصيرة وربما طويلة حسب زاوية تناول الموضوع. وعلى حافة الانهاك الجسدي كنت اجد انني قد عملت كثيرا وبصدق وبطاقة هائلة ودائما من أعماق قلبي. وكان كل ذلك ومضة من الزمن ضئيلة امام ما كنت اريد تقديمه كل مرة لان مئات من المهاجرين يردون السماع اليهم وان اقدم لهم لحظة من الاطمئنان وبصمة إنسانية. في كل عملية نزول الى الميناء كنت اصافح كل فرد منهم مرة أخرى مغلقة بذلك الحركة بقبضة اليدين وبابتسامات متبادلة وبدموع فرح وفراق لأصدقاء الصدفة الجدد. كان لكل فرد منهم نرافقه نحو السلامة اسم شخصي احافظ به لنفسي واكرره أحيانا بصوت عال لأنني اعتقد ان الجميع يستحق المحبة وان نتذكره كل يوم. كان كلا منهم يحمل قصة شخصية من الألم والعذاب تظهر عزيمتهم وقوتهم الخارقة للعادة وخاصة تشبثهم بالحياة. وعندما اسير وسط الزحمة في أي مكان اتمثل دائما الوجوه بأسمائهم رجالا ونساء أتوا من بعيد...اهدي لهم ابتسامتي بهذه الشهادة المتواضعة لوضعنا الحقيقي. جوفانا سكاكاباريزي ترجمة محسن لهيذب

Saturday, November 23, 2019

Giovanna, medecin de secours en mer

Témoignage d’une médecin secouriste des migrants en mer… Giovanna Scaccabaressi Je n’ai jamais imaginé me retrouver en pleine mer, pour aussi longtemps, loin des montagnes, aussi loin que je ne m’en rappelle plus le profil… Quand on est sur un bateau, tu peux tourner en rond, autant que tu veux et ne verra que le bleu de la mer. Tes points de repères deviendraient le soleil le jour et les étoiles le soir…pour que tout devienne très simple. Alors, il arrive que dans l’immensité de l’eau et sur la ligne de l’horizon, un petit point apparaissait. Une petite chose qui n’appartient pas à la mer et plus que tu t’en approches, elle grossit petit à petit et devient progressivement, un petit bateau. De plus près, l’embarcation était pleine de bras humains, des jambes et des corps… Tu devais encore de rapprocher pour reconnaitre des visages humains, et quand tu t’en approcheras encore plus, plus encore, ton regard croisera la première paire d’yeux, pour que ton cœur arrête de battre… Tu ne pourras pas t’habituer aux regards de vie et d’espérance qui se mélangent, et si tu avais des interrogations sur la condition humaine de nos jours, la réponse était là…. La petite embarcation transportait une petite foule, qui t’entourait, t’étouffait à en perdre le souffle, entre la déchéance, l’espoir, la vie et la mort en négociation pour des centaines de vies en flotillants dans l’infinité de la mer. L’action de sauvetage était devenue familière et me libérait aussi, chaque fois, en dénonçant et extériorisant cette profonde douleur. A bord de notre bateau de sauvetage, chacun de nous avait un rôle spécifique à jouer. Le mien, était de recevoir et accueillir les survivants en leur fournissant les premiers soins et un peu de réconfort. Pour la majorité d’entre eux, , l’urgent et l’immédiat, était le fait de réaliser effectivement, qu’ils sont enfin vivants, des êtres humains en de bonnes mains. Je n’avais pas besoin d’une blouse blanche, un masque de protection et des gants, en tant que médecin secouriste, car j’accueillais les migrants avec des poignées de mains nues, un sourire sincère et de grands câlins réconfortants quand il le fallait. Je séchais leurs larmes, tout en essayant de retenir et contenir les miennes. Le retour vers l’Italie, demandait au moins deux jours, un temps court ou infini, en fonction des conceptions et des points de vue. Malgré l’épuisement physique, je trouvais après chaque sauvetage, que j’avais travaillé durement et constamment de bon cœur. Un laps de temps insignifiant, devant ce que je voulais offrir à chaque expédition. Des centaines de migrants qui auraient aimé être entendu et auxquels, je dédiais un moment de paix et une empreinte d’humanité. A chaque débarquement, j’essayais de saluer chacun d’entre eux encore une fois, fermant le cercle par des poignées de mains, des sourires croisés, des larmes encore de séparation avec ces nouveaux amis du parcours de la vie. Chaque personne, qu’on essayait de rassurer vers la sécurité, avait un nom, que je gardais en moi-même, et que je répétais quelques fois à haute voix, car je pense que chacun mérite d’être aimé, chaque jour. Ils étaient tous porteurs d’une histoire personnelle, emplis de douleurs et de souffrances, malgré leur volonté, leur force extraordinaire et leur attachement à la vie et au bien-être. Et quand je marche dans la foule, n’importe où, je me représente toujours les mêmes visages, avec leurs noms différents, des ces hommes et femmes, venus d’ailleurs et pour lesquels, je dédie un sourire, pour ce témoignage vivant de nos préoccupations réelles. Giovanna Scaccabaressi Traduit par Lihidheb Mohsen

Wednesday, November 6, 2019

Tunisie, terre d'accueil...

Tunisie, terre d’accueil. Comme elle l’a toujours été dans l’histoire, la Tunisie, ce petit pays, avait de grands exploits d’hospitalité et de sagesse. Les Carthaginois, les Hilaliens, les Andalous, les Libyens, les noirs Africains… n’étaient tous pas venue forcement en conquistadors, mais, pour quelques-uns, dans un flux migratoire ou simplement de survivance, ou encore persécutés par l’inquisition, les dictats et l’oppression. Il y en avait des périodes fructueuses et riches en brassages humains, qui se répètent encore, dans des mouvements collectifs du sud vers le nord, à plusieurs étapes et de plusieurs façons. D’un côté, les Tunisiens investissent le monde par la force de leurs bras et d’un autre, les Africains arrivent sporadiquement par la mer, à travers les frontières et même par avion. Ils sont déjà plusieurs dans la ville de Zarzis et très demandés pour leur énergie au travail et leur intégrité morale. Bien sûr, certains d’entre eux, voulaient juste faire une halte et avoir un tremplin pour une migration illégale par mer vers l’Europe, pendant que d’autres disent, qu’ils sont bien ici et comptent s’installer, tant la vie est facile et leur permet aussi d’envoyer de l’argent à leurs familles dans leurs pays d’origine. De cette optique, et selon la conjoncture d’emmuration de l’Europe, de la monté de la droite anti-migration, les noyades en mer, les conditions de regroupement en Lybie dans des ghettos dignes des temps sombres de l’histoire des hommes, il faut donc, trouver des solutions immédiates, pour alléger les souffrances des milliers de migrants allant vers le nord et leur permettre une dignité humaine méritée dans ce parcours du combattant pour la vie. Plusieurs militants pour la cause des migrants dans le monde, vinrent voir Boughmiga, à la recherche d’un soutien et une solution ou une sorte de « port sûr » pour accueillir et refouler ces pauvres, que tout le monde rejette, dans les bras des uns vers les autres. Bien sûr, chaque pays se protège des flux de migrations à coûts de lois, de votes, de fortification et de gestion du phénomène sans avoir l’honnêteté de le traiter sérieusement à la source. Ce sont toujours les associations humanitaires, hormis ceux qui font le « folklore de la guerre », qui parviennent à trouver des brèches, des couloirs et des issues honorables, participant paradoxalement à la pérennité du problème. Zarzis, Lampedusa, Riace, Vintimille, Calais, Tanger, Le Mexique, le Venezuela…sont des trais d’unions entre le nord et le sud, grâce à des militants engagés et de braves pêcheurs et passeurs qui s’acquittent de leurs rôles humanitaires gratuitement. Une confirmation de l’universalité de fait, qui se concrétisera certainement et rendra à l’homme sa dignité, son droit au bienêtre et son humanité. Bien sûr, l’universalité comme solution incontournable et naturelle qui s’imposera au long terme, peut être consolider par des foyers d’accueils convenables pour les migrants en détresse et qui risquent de se voir rapatrier vers les ghettos de maltraitance et d’esclavage. Pour cela, sans tomber dans l’équation suspecte de « port sûr », la Tunisie, comme elle le fait déjà, pourrait fournir une aire de repli, conjoncturelle, en attendant la réalisation des souhaits de chaque migrant à partir dans le monde. Même si ce choix pourrait être amer ou souhaitable, pour les stratèges des deux côtés de la mer, l’impératif humanitaire, s’impose dans toutes les conditions, et la Tunisie, le pratique déjà en partie sans le concours de quiconque. Ainsi, l’histoire, retiendra certainement, les attitudes des uns et des autres, et l’humanité des hommes, sera le dénominateur du départage et de l’évaluation. Lihidheb Mohsen 02.11.19

Wednesday, October 16, 2019

Au cimetière des inconnus في مقبرة الغرباء

صلاة الساذج الحكيم...بدون خوف ولا طمع...تمر مباشرة نحو الخالق والمخلوق...هنا بوغميقة امام قبر من عرف في مقبرة المجهولين القديمة بجرجيس...La prière du distrait innocent, sans peur ni prétention, passe directement à la victime et son créateur...Ici Boughmiga devant la tombe d'une victime connue, dans l'ancien cimetière des inconnus à Zarzis...

Monday, October 14, 2019

No hate J. London

Sans rancunes, J. London L’action mémoire de la mer et de l’homme, dans le cadre de la série des configurations artistiques pour la sensibilisation à l’écologie et les drames humains, vient de faire un assemblage intitulé « with no hate, J. London ». Un mélange entre le réchauffement climatique du globe et le drame de la migration clandestine, il montre comment la terre brule à partir de l’Amazonie et les flemmes parviennent jusqu’aux Etats Unis, comme pour dire que tout le monde est concerné par les problèmes communs. La forêt des grands arbres et les chaussures des victimes de la migration noyés dans le monde, se consument et la fumée couvre l’Amérique du nord jusqu’aux glaciers du pôle nord qui fondent. Une œuvre à la mémoire des Amérindiens, des victimes de la mer et des victimes de toutes les violences humaines. Des squelettes de têtes de dauphins simulent les flottes de guerres et l'animal sacré qui observe les déboires des hommes. En bas du globe, une femme noyée en mer avec son gilet de sauvetage, portant encore son bébé dans ses bras…pour la postérité. Lihidheb Mohsen 14.10.19

Monday, September 30, 2019

Petit Mamadou

Sur le dos de sa mère comme un joli ourson, Un scarabée noir sur un tas de chaux blanc, Avec un petit sourire oublié en dormant, Se laissait dorloter par sa maman en mouvement. C’était dans la ville côtière qu’il conquiert, Par rivière, par avion, par désert et mer, Suivant ses parents, vers d’horizons meilleurs, Souvent dans le besoin, les risques et la peur. Alors Mamaditou, Piccolino, Kleine man, Tu es chez toi mon brave petit enfant, La terre entière de toutes les façons t’appartient, Toutes les fleurs souriront à ton passage, Et les animaux lècheront leurs pelages, Pour que tu te sentes enfin parmi les tiens. A Zarzis, vous restez, si vous le voulez, Il y aura toujours quelque chose à partager, Malgré que vous regardiez uniquement vers le nord, Répondant à un appel de survie très fort. Petit Mamadou, Mamadou petit, Ton sourire promet de fertiles pâturages, Des oiseaux aux beaux plumages, Des gens heureux de diverses patries, Qui se rapprocheront enfin pour se donner la main, Par ta sage ruée, vers la nécessité et le destin. Dors, mon petit, dors, tu parviendras à port, Sur le dos de ta mère, la mer assurant le transport, Et fasse qu’il en soit autrement pour faciliter l’exode, Des millions qui viendront aux prochaines périodes, Chercher du travail et un minimum de bien être, Comme le firent jadis, nos valeureux ancêtres. Petit Mamadou, tu ouvriras les yeux certainement sur la verdure, Là-bas, après l’horizon, après les montagnes et les murs, Et des rames d’oliviers tu feras sur ta tête une parure, Et debout, tu resteras, le pied ferme, sage et sur. Lihidheb Mohsen 27.09.19

Saturday, August 24, 2019

Mamadou, David et les autres

Ils te tiraient par le bras, Pour monter dans le train de la mort, Ils te tiraient par le bras, Pour monter le bateau de la mort à la mer, Et fallait laisser des chaussures vides, Au bord du Rhin et les camps de concentration, Et fallait laisser les chaussures vides, Au bord des plages de Zarzis et sa région. Les monticules de chaussures portaient votre mémoire, Où la violence aveugle, perpétue sa gloire, Malgré que Mamadou fît de son mieux pour libérer, Les ghettos de juifs des mains des nazies, Les génocides divers des mains de l’oubli, Et cette nouvelle violence, durable et confirmée. Ce n’était pas seulement le petit David et le petit Mamadou, Car les grands étaient aussi les buches de l’enfer, Les fours crématoires et les noyades en mer, D’un monde que l’insouciance rend de plus en plus fou. Ainsi, les chaussures des uns et des autres victimes, Portent les souffrances des pauvres humains, Et la mémoire troublante et intime, Dénonçant la violence et la vie en déclin. Mamadou et David se retrouvent dans le malheur, Fusionneraient surement pour un monde meilleur, Et vers le bonheur marcheraient pieds nus cette fois, Avec les exterminés du monde entier à la fois. Peaux rouges, Amérindiens, esclaves et arméniens, Kurdes, Hutu et Aborigènes Tasmaniens, Qui laissèrent tous des chaussures, De différentes marques et pointures, Dans le musée mémoire de l’homme et la mer, Et l’histoire d’un monde cynique et pervers. Que les âmes des victimes des génocides renaissent, Illuminent les esprits et les consciences, Pour arrêter les raisons des violences, Et les souffrances des humains à la baisse. Lihidheb Mohsen 23.08.19

Saturday, August 17, 2019

Résistance positive

Des bombardements sur les ghettos, Des bateaux coulés dans le fonds, Des files interminables de migrants, De Libye, du Maroc et Mexico, Des frontières et visas partout, Des patrouilles militaires à la mer, Des barricades identitaires, Et du racisme qualifié jusqu’au bout. Paix aux âmes des morts sous les bombes, Ceux qui périrent sous les sables du désert, Ceux qui mourrons et trinqueront encore, De cette morbide hécatombe. Un génocide par-là, incognito, Une famine par ci en catimini, Une maladie dans certains pays, Une guéguerre, un embargo, Un sabotage des bateaux, Une forteresse, un mur géant, Une flotte armée jusqu’aux dents, Pour repousser les pauvres migrants, Vers leur gigantesque ghetto. Pourtant la paix est à sens unique, Usant de sagesse et d’éthique, Que le migrant d’aujourd’hui et demain, Portera dans son cœur et ses mains. Il touchera les foyers des maux, Dans les esprits et les arsenaux, Et désamorcera les violences, Et rendra à l’humanité sa romance. Mamadou ne s’arrêtera pas de partir, D’aller, venir et repartir, Dans touts les chemins battus ou non, Sur cette terre qui lui appartient. On est déjà citoyen du monde, Diversité des us et des langues, Consommant et pensant la même chose, Dans une universalité qui s’impose. Elle est déjà un fait accompli, Dans le réel et dans l’acquis, Pour faire un dénominateur d’unité, Pour toute l’humanité. Lihidheb Mohsen 16.08.19

Tuesday, August 13, 2019

Claustrophagia...

A même le sable entre le ciel et la terre, Entre les dunes et les traces de vipères, Un enfant tétait avec entrain sa maman, Sous le soleil dur, brulant et indifférent. Il ferait bien du quarante cinq degrés, Avec un mirage de vapeurs et couleurs autours, Même l’eau était brulante comme d’un four, Et le pénible était surtout cet homme insensé. Des Africains, en Afrique et sur la terre d’Africa, Se trouvent claustrés dans la zone tampon du désert, Pour payer les fautes des conventions et des lois, Qui les rejettent au hasard des circonstances et humeurs. Que chacun sache, que ce sont des humains de pleins droits, Qui auront toujours raisons, où ils vont et existent, N’importe où, chez eux, ailleurs ou au-delà, Pour venir à bout de cette injustice raciste. La Claustrophagia répond à la claustration, Jetant des familles au désert ou en s’enfermant, Derrière des murs de béton et de haine, Dans une fuite en avant, suicidaire et certaine. Ô petit Mamadou, que le sirocco te berce le corps et le cœur, Que ta résistance, ta volonté, parviendront un jour, A éradiquer l’iniquité et les différences entre les gens, Et la paix véritable, renaitra des cendres des canons. Les canons sont aussi les lois, les dogmes et dictats, Qui réduisent certains hommes à leur simple état, A des âmes serviles sous le joug des gagnants, Repoussant les pauvres du sud, dans la mer et le néant. Que nos amis migrants encore au nomensland infernal, Entre Tunis et Tripoli dans une sorte de canal, Reçoivent notre solidarité et soutien, De la part du bon peuple Tunisien. Un pays qui n’a jamais manqué de bravoure, Pour assister les autres et assurer les secours, Et qui certainement trouvera une solution, Pour libérer du ghetto ouvert, les pauvres migrants. Lihidheb Mohsen 08.08.19