Thursday, March 29, 2018
"je dénonce"
Friday, January 19, 2018
Le vénérable visiteur.
Wednesday, January 17, 2018
Pour la cause des Harraga 2
Tuesday, January 16, 2018
La cause des Harraga.
Sunday, December 24, 2017
Macabre troc
Saturday, December 23, 2017
Harraga, les pigeons voyageurs.
Tuesday, December 12, 2017
مواساة حراق
مواســـاة حـــــراق
على صخور الشاطئ رأسك يقرع
من الأمواج العنيفة يدفع
وجسمك مرتخيا يتبع
كمولود من البحر ينبع
كنت تريد الجنة الموعودة
واستعادة حقوقك الموؤودة
لكن العدالة المنشودة
غائبة مرتعشة ومفقودة
ماذا تفعل هنا يا صديقي
ماذا تفعل هنا يا أخي
هل غدرت بك السفينة
هل لفضتك أسوار المدينة
كيف مات الأطفال من العطش
في أحضان أمهاتهم ترتعش
تحت أنضار الأنبياء الجدد
والحاضر الغائب في الإسعاف والمدد
كانت آمالكم في الشمال
كانت آمالكم في الإنسان
غير أن التفاحة المحال
لا تمس ولا تطال
هكذا دنق صديقي الفقير
تبقى كما أنت دنق، حقير
والمغتصبون دنق يكبلونك
في الجسم وفي العقل دنق مثل الحطام
إذن سلاما على روحك دنق دنق
الضحيّة التي لم تعد تحصى
لهذه الحضارة الجائرة دنق
حضارة الإنسان الدارك أنّه ساقط
ساقط دنق دنق
بق بنقد نق دانق بق كرنش
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
دنق دنق
محسن لهيذب
ذاكرة البحر والإنسان
Sunday, June 18, 2017
Portraits et sagesse 108
Mongi Slim.
D’une famille éduquée de la région d’El Mouensa Zarzis, fils de Si Sadok le célèbre assureur, avec des frères et sœurs universitaires et hauts cadres, Si Mongi
Slim, était un pharmacien bien connu dans la région de Médenine depuis les années soixante dix fit un parcourt très réussi dans son métier. Portant le nom et prénom d’une célèbre personnalité politique de l’après indépendance, il était bien au niveau de cet homonyme de la providence. Versé dans l’humanitaire, depuis le début du siècle, Si Mongi était presque la seule personne de l’aristocratie affairiste qui en échappa et donna sans limites de lui-même et de ses connaissances médicales. Dans une région où les volontaires philanthropes étaient très rares, il était un pionnier dans le domaine et il y avait toujours quelque chose à faire pour les autres, surtout dans le domaine de la santé, des secours et des préventions. Président du croissant rouge Tunisien de la région de Médenine, il était bien rodé par la gestion des interventions au camp humanitaire de la Choucha et fit du bon travail. Bien sur, en parallèle avec son travail dans sa pharmacie à Médenine, il avait beaucoup moins de travail que lors des flux de réfugiés de la Lybie, mais il y a toujours du travail surtout pour la gestion des foyers d’accueil et d’hébergement des vagues d’émigrés clandestins refoulés par la mer. Paradoxalement, il prenait tout sur le dos et le croissant rouge, s’occupe aussi des plusieurs activités, normalement, du ressort de la mairie et la société civile, comme le fait de rester en alerte pour l’enterrement des corps de naufragés, leur donner des numéros identifiants, prendre l’ADN de leurs cheveux, faire une statistique (new) crédible, chercher un cimetière car le premier est déjà plein…. Tout une série d’activité qui ne sont pas forcement du ressort de Si Mongi, mais qu’il assure et supervise volontiers. Véritable spécialiste et connaisseur des péripéties de l’émigration clandestine et des opérations de secours en général, de part sa condition de pharmacien mais aussi de volontaire humaniste, respects et reconnaissances à Si Mongi Slim, que la baraka de Dieu le comble de sa bénédiction.
Lihidheb Mohsen
Portraits et sagesse 107
Chamseddine Marzoug.
C’est une véritable figure du paysage social de la région, avec une grande personnalité d’équilibre et de sagesse. Une éthique héritée de la bonté des gens de
Zarzis, mais aussi acquise par son long travail avec des artistes étrangers et beaucoup de relations avec les animaux domestiques de compagnie. Avec ces acquis de conception et comportementaux, Si Chamseddine, avait aussi travaillé dans l’humanitaire au milieu du grand camp de réfugiés venant de la Lybie vers la Choucha. Un lieu où des dizaines de milliers d’africains et d’asiatiques, avaient séjourné pour des périodes diverses et reçurent l’aide nécessaire des organisations humanitaires et des gens de la région. Une grande expérience et un grand bain de foule avec presque toutes les ethnies africaines et toutes les affinités culturelles et sociales. Quand il resta presque trois ans à habiter et travailler dans le camp, sa relation était exemplaire avec les ressortissants de toutes les nationalités et chaque soir, il était invité par l’une des familles pour partager les plaisirs de leur gastronomie et leurs merveilles culturelles. Chaque soir, en incognito, il se promenait entre les groupes de tentes, pour écouter les musiques de chaque pays et savourer leurs tam tam et leurs chants. Paroles de Boughmiga, personne ne peut écouter la musique mystique du nord du Mali et de l’Afrique, sans s’élancer dans la beauté de la spiritualité et des croyances. Ce que Si Chamseddine Marzoug, avait certainement acquis et ce qui influença positivement toute sa vie de militant humanitaire. Pour cela et depuis, il travailla activement avec la croissant rouge Tunisienne et assura les taches difficiles concertant les émigrés clandestins et leurs mésaventures. Dans des conditions limites, sans fonds, sans donations, sans gants pour enterrer les corps des naufragés, sans matériel et sans une cimetière appropriés aux victimes de l’émigration clandestine, il fit le nécessaire et de ses propres moyens, enterra dignement les corps parvenus sur les plages de Zarzis. Avec un élan humanitaire promettant, il est toujours en quête de donations pour acheter au nom d’une association, un terrain pour un cimetière des Harraga morts en mer. Avec une prise en main de l’authentification des corps, par l’adn, la photo, les bracelets de reconnaissance….ce que les collectivités locales n’avaient pas fait, Chamseddine est fier de cette initiative et promet de permettre une lecture et des identités descriptives des morts. Bravo, Si Chamseddine Marzoug, bon courage, en avant, et que les gris gris de la jungle africaine te protégerons et que Dieu le tout puissant, te comble de sa bienfaisance et sa miséricorde.
Lihidheb Mohsen 17.06.17
Refuge, au coeur de l'humanité.
Comme d’habitude, grâce aux vaillants pêcheurs de Zarzis, l’armée Tunisienne et la croissant rouge, des centaines d’émigrés clandestins, avaient été sauvés et


ramenés à la terre ferme, dans de bonnes conditions de respect et professionnalisme. Souvent en panne d’essence, sur des embarcations quelques fois pneumatiques en état de délabrement, c’étaient presque toujours les poissonniers de Zarzis qui en rencontrant ces situations, lâchaient leur travaux et se consacraient à participer au sauvetage. Cette fois, c’était plus qu’une centaine de personnes trouvées flottant dans les mers depuis quelques jours en panne d’essence, sans eau, ni nourriture et sous le soleil terrible. Seule une grande dame qui serait décédé suite à une crise cardiaque, tant la panique et le désarroi étaient à leur extrême. Les Harraga, noirs africains, allaient se jeter dans la mer quand la marine Tunisienne les avait abordé mais tout de suite réconfortés par des gestes de secours, de soins et de fourniture de nourriture. Ils ne croyaient pas leurs yeux tant leur confiance en l’autre et surtout dans les hommes armés, était minime, mais peu à peu, ils purent constater comment ils eurent la chance de tomber entre de bonnes mains et dans un paradis de justice et d’humanité.
Pris en charge par la croissant rouge de la région de Médenine, les rescapés furent placé dans deux foyers dans la dite ville, avec touts les services de santé, d’hébergement, de nourriture…et surtout avec un accompagnement humain et juridique. Certains avaient la possibilité d’être visiter par leurs ambassadeurs en vu de leur rapatriement, d’autres, aidés par le croissant rouge, faisaient leurs divers contacts afin de choisir leur prochaine étape. Rares étaient ceux qui voulaient revenir à la Lybie, tant l’expérience était périlleuse et à risques majeurs. Chacun avait sa propre histoire, son propre parcours et témoin d’un ou plusieurs drames, où, quelques fois, il était la victime. Boughmiga avait bien vu la blessure béante d’une balla tirée dans la plante du pied, quand Mamadou courait pour défendre sa femme. Un autre avait montré une grande blessure au bras, fraichement cicatrisée, qu’il avait reçu quand il avait porté secours des amis en détresse. Bien sur, Boughmiga ne pouvait faire du voyeurisme ou se délecter du malheur des autres, surtout quand la drame était unanime et la catastrophe était générale. Avec une liberté réelle de circulation dans la ville, chose qu’ils ne pouvaient espérer même arrivés en Italie, ils pouvaient aussi faire de petits travaux de fermes, dans la construction ou la peinture, afin d’avoir un petit pécule. Les gens de la ville de Médenine, participaient par des dons en nourriture, surtout pendant le Ramadan et faisaient de leur mieux pour une convivialité humaine. Naturellement et sans se laisser emporter par les extrapolations, il y avait certains qui voulaient recommencer l’aventure et réessayer leurs chances, car revenir au pays était quasiment impossible, tant ils étaient considérés par la famille et le village, un investissement de gain ou de non retour. Quand bien même, ils seraient aussi caressés par les tentacules supra nationales des passeurs mafieux, pour leurs proposer d’autres couloirs et comment se faire assister par des mandats rapide de la famille d’origine. Sous prétexte de visites familiales ou d’amis, ces horizons fâcheux et dangereux étaient certainement miroités.
Toutefois, grâce à l’organisation du croissant rouge en la personne du directeur et grand humanitaire, Si Mongi Slim, ainsi que grâce à l’assistance pécuniaire de la Suisse, grâce aussi aux habitants de Médenine et le laisser faire éthique des autorités, on peut dire que les refugiés sont en de très bonne mains, en attendant leurs volontés pour des itinéraire de vie, moins aventureux. Mais en attendant des aides et des donations, pour la bonne marche des activités du croissant rouge, bon courage et bonne continuation, pour Mamadou, le malheureux depuis sa naissance et dans toutes les étapes de sa vie, meurtris, vendu, opprimé, refusé, rançonné…puisse trouver auprès de ses frères Tunisiens, ce havre de paix et d’éthique humaine.
Lihidheb Mohsen Zarzis 16.06.17
Subscribe to:
Posts (Atom)