Monday, June 20, 2022

Journée mondiale des refugiés...

 


Journée mondiale des réfugiés
.

 

A la journée mondiale des réfugiés,

Je me refuge dans mes idées,

Séjourne dans ma passivité,

Ecoute les échos des cris des émigrés,

Regarde l’iniquité et la souffrance,

Attends que la providence,

Les solutions toujours tardives du ciel,

Résolvent ce malheur éternel.

 

Lihidheb Mohsen 20.06.2022

Sunday, June 19, 2022

Des chaussures et des fleurs

 


Des chaussures et des fleurs…

 

Dans le même esprit de compassion, de véritables sentiments,

Avec les chaussures des naufragés, assemblées et configurées,

Des plants de tournesols poussèrent,

Dont les fleurs cherchaient la lumière,

Pour participer à l’élan de solidarité,

Avec les victimes de la migration illégale,

Et dénoncer cette injustice monumentale.

 

Lihidheb Mohsen 19.06.2022

Monday, May 23, 2022

Une pastèque sur sa tombe.

 




                   


Sans cynisme, ni fétichisme quelconque, les configurations et assemblages de l’action mémoire de la mer et de l’homme, sont des œuvres de land-art pour sensibiliser à la nature et à l’humain, composées généralement par des objets trouvés sur les plages provenant de la mer et quelques fois les chaussures des migrants clandestins victimes de cette traversée dangereuse. Maintenant, Boughmiga est à son septième tableau, dans l’espace de l’action et voilà la dernière qu’il vient de finir. Un grand cercle sous forme de globe, plein de chaussures de migrants divers, avec au milieu un bateau plein d’ampoules géantes et une tête de bélier dirigée vers le nord comme pour défoncer les murailles d’une forteresse, ainsi que des lampes de néants signalant les sillons du mouvement de l’embarcation et encore celui de la planète en route vers d’autres constellations. Bien sûr, les ampoules embarquées symbolisent les jeunes pleins d’énergie et de vie avant de se faire éteindre par manque d’oxygène. Plusieurs centaines de souliers couvrent le globe et interpellent le spectateur à l’ampleur du drame qui malheureusement perdure. Autours de l’installation, plusieurs plants de tournesol et de partèques ont été irrigués, malgré le climat désertique, afin de donner un peu de verdure et de vie, à cette mémoire vive des disparus en mer. Boughmiga, dans un élan de solidarité et après une longue réflexion, se rappela de joindre les significations d’un très ancien poème populaire, avec le sujet de l’assemblage. « A Allah le respect, la volonté est à Dieu, si un jour, je meurs s’il le veut, mettez ma tombe sur la route, pour que sur moi les passants vont et viennent, plantez une pastèque sur ma tombe et mettez un couteau dans son fruit, pour que mes dents en dégustent la vie ». Une démarche fantaisiste, qui veut planter des pastèques et des tournesols, juste à côté de la configuration des chaussures des victimes de la mer, en guise de respect à leurs âmes, de l’investissement du vivant dans leurs mémoires et inscrire l’approche dans le mouvement éternel de l’éternel.

                      De toutes les façons, cette installation restera Inchallah, jusqu’en Aout, quand les pastèques seront bien mures que ce soit sur place ou bien achetées du Souk Lerbaa. Une dégustation collective sera organisée avec certains parents de victimes et les clients du café culturel de la place, Souihel. La compassion et la solidarité, ne sont pas seulement par la dénonciation, les cris, les paroles, les attentes…mais aussi par le partage de ce qui reste de la vie et impliquer l’absent, dans le mouvement.

                                                                   Lihidheb Mohsen 23.05.2022

Les larmes rouges.

 

 


Rien ne tourne, rien ne bouge, rien ne va plus,

Dans cet instant, de semblant de vérité absolue,

Quand les mères des jeunes perdus en mer,

Visitèrent, amères, la collection des chaussures,

Des vêtements, des objets personnels divers,

Pour étaler leur mémoire à la lumière.

Ensemble, alors, elles éclatèrent en sanglots,

A crier leur détresse et plaintes en écho,

Et leurs larmes chaudes s’entre-mouillèrent,

Pour noyer aussi avec les galères.

Des larmes profondes d’amertume et de sang,

Qui dénoncent la perte de leurs enfants,

Et que seules, elles peuvent sentir,

Et prévenir aussi aux autres, ce triste avenir.

Il fallait donc avant le déclenchement de chaque guerre,

Avant chaque passage de clandestins par la mer,

Avant chaque enclenchement de violences,

Avant chaque génocide qui s’annonce,

Que les preneurs de décisions dans ces cas,

Seraient obligés dans l’immédiat,

Et commencent par sentir l’ampleur du malheur,

Pour les hommes, les autres et les leurs,

Afin de réaliser ce que sentent ces braves mères,

De Tunis, Zarzis, Tata et d’ailleurs,

Qui entre amertume, détermination et colère,

Resteront debout, à chercher la vérité,

Et dénoncer vigoureusement l’iniquité.

Beaucoup de soutien à ces mères dans leur malheur,

Qui touche les hommes dans le cœur,

Et résume touts les maux en vigueur,

De guerres, d’angoisses et de peurs,

Qu’il faudrait avec la Baraka de ces femmes,

En finir avec ces terribles drames.

 

Lihidheb Mohsen 10.05.2022

« Lors de la visite des mères des perdus en mer

 Au musée mémoire de la mer et de l’homme Zarzis 

Friday, May 13, 2022

Visite de compassion et de solidarité...





                   


Aujourd’hui, un groupe d’écoliers de Tunis, fit la visite du cimetière des inconnus, l’autre nouvelle dénommée « jardin d’Afrique », ainsi que le musée mémoire de la mer et de l’homme Zarzis, qui se préoccupe aussi de l’écologie humaine parmi son approche globale. De jeunes filles et de jeunes garçons, motivés, curieux, sensibles, imbus de savoir et savoir encore plus, avaient embrassé à bras ouverts, les préoccupations de Zarzis et la richesse de son patrimoine historique, panoramique, social et culturel. Leur visite au dit musée, était ponctuée de constat des assemblages artistiques, des objets des migrants rejetés par la mer, de mémoriaux, de poèmes, de narration et de discussions animés, dans un climat de respect à la mémoire des disparus en mer.

                    Une visite accompagnée et relatée dans la langue de Molière, un apport pédagogique important pour les élèves, que Boughmiga, peut toujours assurer aux écoliers, aussi dans les langues de Shakespeare, de Goethe et de Sibawayh….

                                Lihidheb mohsen 13.05.2022

Sunday, May 8, 2022

Les mères des disparus en mer

 






             


      

Lors de leur visite au musée mémoire de la mer et de l’homme à Zarzis, les mères des disparus en mer, en voyant les chaussures, les vêtements et les objets rejetés par les vagues, elles restèrent au début, hagardes, vagues, stupéfaites…avant d’éclater en sanglots, à pleurer, à crier leur malheur commun à haute voix…, dans un geste de refus catégorique de cette iniquité flagrante contre le droit à la vie. L’une avait perdu un fils, l’autre avait perdu deux, une autre un frère, montrant leurs photos de beaux jeunes hommes, leurs certificats du bac, leurs performances, peut-être la compassion et le partage du drame, pourrait atténuer la douleur… 0ui, comme j’ai toujours compati par plusieurs moyens à la mémoire de ces victimes, j’étais aussi bousculé par l’attitude directe et franche de ces honorables dames. Bien sûr, nul ne peut remplacer l’attachement d’une mère à son fils, ni imaginer l’atrocité de son absence subite.

                   En leur lisant certains de mes poèmes sur ce drame, leur montrant des assemblages de sensibilisations et raconter mon expérience sur le terrain de la solidarité effective, elles se sont relativement calmées, avec la détermination de militer ensemble, pour savoir les sorts de leurs fils et dénoncer très fort ce drame contre les pauvres.

                   Tout le soutien, la compassion et la solidarité avec les mères des perdus en mer et ailleurs, au Maroc, en Algérie, au Mexique, en Syrie, en Asie et en Afrique. Qu’au lieu de faire le folklore de la guerre, en comptant les morts et soignant les blessés, que justice soit faite, pour une dignité humaine et un droit au bien-être général.

                                                                                                                Lihidheb Mohsen 07.05.2022

 Mémoire de la mer et de l’homme.

Saturday, February 19, 2022

Bateau fantôme.


Ils parviennent, une bonne cinquantaine, au fil des ans, vides, quelques fois cassés à l'avant, par des agressions, tout en espérant, que les passagers, migrants clandestins, n'auraient pas péris en mer. Bien sur, il n ya plus que des vêtements, chaussures, effets personnels, produits de survivance alimentaire..., qui dénotent, de la terreur, l'angoisse et les peurs...qu'ils auraient subit. 

https://www.youtube.com/watch?v=adj_Wg0gnOs

Friday, January 28, 2022

La ruée en masse vers le nord.

 




Ténéré-Zarzis-Lampedusa.

                   A la trace des empreintes humaines, dans la mer, dans le désert ou sur les plaines, Boughmiga le néandertalien dans son action éco amicale, continu sa cavale, en faisant des assemblages, configurations et collages, à travers d’objets provenant de la mer ou d’autres de migrants en galère, afin de sensibiliser les preneurs de décisions, à trouver une solution, à ce drame toujours persistant. L’image est bien claire, du parcours de nos frères, partant du cœur de l’Afrique, de ville en village, à travers les plages du désert, pour faire le Ténéré et son arbre légendaire, pour parvenir difficilement à coté de la mer et de Tripoli, Zouari ou Zarzis, grâce aux passeurs et complices, jusqu’au milieu des eaux à Lampedusa, encore une étape, d’étape en étape, jusqu’au pole des lumières, à l’imago des chimères, mais comme même, il y aurait de quoi manger, un refuge et de la santé. Bien sûr, sans faire l’apologie à une triste aventure, qui perdure, il serait plus juste et serein, de donner à cette ruée vers le nord, des visas et des passeports, pour rester dans la légalité, d’un droit convenu de liberté. Le monde appartient à tout le monde, la terre et l’existence aussi, la justice recouvrera ses acquis pour un Homo Sapiens Sapiens réfléchis…

                        Lihidheb Mohsen éco artiste Zarzis 23.01.2022

Saturday, December 25, 2021

L' attraction infernale

 




Encore une fois, le drame continue, encore, de plus en plus fort, partout des morts, sur les plages d'El Ketf, sur les plages de Zarzis, partout des malheurs, partout des douleurs, nul n'en réchappe, deux frères, un bébé, des Africains, trahis par le destin, par les bateaux, par les passeurs, par les vagues géantes, par la mer montante, par l'attraction infernale vers le nord... qui a raison qui a tort, sans remord, le drame continue, au vu et au su des preneurs de décisions, des grands, des avares de visas, des coupables de non assistance à personnes en danger, des milliers, des millions, de jeunes et de grands, laissés à la faim, à la soif de liberté, laissés aux maladies, aux obstructions à la vie.... pardi, il faut bien une solution, pour de bon, la terre appartient à tout le monde, tout le monde fait parti du monde, libre de circuler, dans le respect et l'équité.... Que faut il encore, pour que ce drame finisse, pour que le nord qui a fait auparavant plein de torts, ne se décide à ouvrir ses portes à la migration naturelle, aux déplacements individuelles et collectives, à rendre à ce petit monde des pauvres, le peu de justice et de bien être dont ils ont droit, au dessus des gouvernements et des lois, comme il se doit, pour la survie des hommes et la solidarité entre les peuples. 

Tuesday, December 7, 2021

Mamadoucide...

 


 


Ô courroux, Ô rage, Mamadoucide et Mamadouphage,

Au fond des bateaux ou sur les plages,

Entre les dunes du désert ou en pleine mer,

Dans les ghettos ici et là-haut, dans la misère.

Des masses humaines, discontinues, linéaires,

Remontent la pente, vers l’autre hémisphère,

La vie entre les mains et l’espoir dans les cœurs,

Les enfants sur les dos et les enceintes d’abord,

Dans une ruée de survie vers la verdure du nord.

De galère en galère, avec le folklore de la guerre,

Les reportages, la poésie et les films documentaires,

Comme si on accompagnait ce malheur cynique,

Et acceptait de fait, cette violence inique.

Ô courroux, Ô rage, vous aurez les droits, certain,

Au soutien solidaire, des hommes de bien,

Et des larmes hypocrites des preneurs de décisions,

Des pays de départ et ceux des supposés grands.

Vous aurez la liberté, de mourir où vous voulez,

Ne craignez rien, vous en aurez de la dignité,

Dans un jardin magnifique ou un paradis d’Afrique,

Entre le marbre, les mosaïques et les briques,

Comme si votre vie de souffrances et de peurs,

De toutes les recettes terrestres de l’enfer,

Seront compensés par un savant cimetière,

Dont le prix de la tombe, vous aurait suffi sur terre.

Peut-être voulait on effacer vos souffrances,

Et les transformer en macabres romances,

Ce qui ne peut cacher la noblesse,

De votre mémoire en éternelle détresse.

Heureux sont ceux qui résistent à l’injustice,

Et toutes les formes du mal et de la violence,

Dans la brousse, le désert et la mer,

Et contre ce monde tordu et pervers.

Heureux sont ceux qui accueillent leurs frères,

Les cœurs grands et les bras ouverts,

A Zarzis, à Lampedusa, à Riace et au-delà,

Pour un vivre ensemble comme il se doit,

Malgré les difficultés et les lois.

Heureux seront ceux qui changeront les législations,

En faveur des gens en mouvement,

Et d’un monde équitable et universel,

Pour une solidarité humaine sans appel.

 

Lihidheb Mohsen éco artiste 07.12.2021