Friday, January 8, 2021

Le bonheur de la sirène

 


Le bonheur de la sirène.

 

Elle était petite mais grande,

Parmi les grandes, chaussures,

Immature, dans l’eau peu profonde,

Un vêtement rouge, flambant de vie,

Balloté par les vagues, fini,

D’avoir confiance même dans les proches,

Les roches, désormais, s’éloignent et s’approchent,

La mer vomit, les dessous des voiles,

Les crimes de l’oubli, l’injustice globale,

Dévoile, les compromis douteux,

En plein jour, sous les lumières des cieux,

Pris dans la foule, et le corps et l’esprit,

Agglutinés, sur le bateau amorti,

Sous les cris menaçant des passeurs aguerris,

Des rabatteurs, marchands des vies,

Sous le silence assourdissant des politiques,

Et de la mainmise sur le parcours historique.

Il n’y a plus de sirène, de bonheur non plus,

Quand des populations errent à l’affut,

De frontière à frontière, de désert en désert,

De bidonvilles en ghettos divers,

Pour se laisser guider vers la mer,

A coups de crosses et coups de nerfs.

Il n’y a plus de sirènes, encore moins de bonheur,

En voyant ces drames, ces multiples malheurs,

Des femmes, des enfants, petits et grands,

Accroupis dans la cale et sur le pont,

Silencieux comme la mort présente,

Au risque des réactions cyniques et promptes,

De se faire jeter en mer sans merci,

Puisque les passeurs ont déjà reçu le prix.

Belle sirène, qui a ôté ton bonheur,

Et transformer ta joie en malheur.

Qui a délassé tes petits souliers,

Défait ta robe ample et fleurie,

Et délivra ton essence de vie,

Aux requins et humains affamés.

Millions d’excuses, milliers de souhaits,

Ne pourront remédier aux méfaits,

Puisque le mal contenue, partout,

Dans le tier mode, de bout en bout,

Et luttons fort en corps à corps,

Pour arrêter l’iniquité des forts,

Et rendre justice en permanence,

En détruisant toutes les violences.

Que la sirène lève sa tête,

Va à l’école et fait sa fête,

Et embrasse la vie de tout son corps,

Lui donnant de l’espoir et beaucoup d’amour.

 

Lihidheb Mohsen 08.01.21

Monday, September 14, 2020

Les bateaux fantomes

 



                 









Hier, la militante humanitaire et Boughmiga, avaient trouvé deux bateaux de passeurs échoués sur la plage du lieudit « Jabiet El Hadj Ali ». Une grande baie comme un grand sourire de la mer avec les embarcations aux des bouts de ses lèvres. Le premier n’était pas dans la zone du périple qu’ils voulaient faire, mais l’ayant vu de loin, ils descendirent de voiture pour vérifier. C’était un bateau bleuâtre, de sept mètres de long, construit en polystyrène pour le transport de personnes avec un fond spacieux juste pour mettre des gens en piles pour laisser la surface aux assis, capacité d’une cinquantaine de personnes, sans moteurs à hélices sur l’arrière, sans aucune trace ni indication quelconque même pas une egragniture, le bout avant supérieur droit cassé gravement par un choc avec un autre engin, le coté du même endroit gauche porte les traces d’un grand frottement de l’embarcation avec la roue protégeant l’autre, visible par le noir concentré du choc, l’impersonnalité de l’engin et sa structure utilitaire donnait l’impression qu’il a été fait intentionnellement pour le transport des migrants clandestins, la lecture des chocs permet l’hypothèse d’une agression en mer contre ce bateau par les bâtiments marins agressifs ou défensifs, les passagers migrants clandestins auraient été transbordé par les gardes cotes Libyennes ou autres, la première éventualité serait la plus probable à cause de l’absence de restes sur l’embarcation car autrement sachant aller vers le nord les migrants auraient laissé des vêtements légers et autres. De toute les manières, solidarité et compassion.

                  Le deuxième bateau à trois km plus loin, était en bois coloré en bleu aussi, de construction étrangère, sans fond, à moteurs fixables, avec trous béant au niveau de l’eau fixé de l’intérieur par des planches improvisées et de l’extérieur par le collage par oxydation d’une plaque visqueuse de nylon renforcé, ne portant aucune indication ni egragniture pouvant l’identifier, portant dans son fond ouvert une quinzaine de vêtements sales, des pantalons, des chemises, des tricots, des ceintures, des bouts d’étoffes pour femmes, des restes de médicaments, des ceintures…. Même lecture de constat que l’autre, sauf que le fait de laisser des vêtements à bord serait ou bien suite à un sauvetage vers le nord, surtout quand il n’y a pas de chaussures, ou bien une immersion collective… encore solidarité et compassion. Les photos ci jointes pourraient donner un meilleur aperçu sur le drame.

                                                                  Lihidheb Mohsen éco artiste 13.09.20

Sunday, August 2, 2020

L'acte final, Harga.

Un bateau en résine, au moteur vrombissant, Sautant à travers les écumes, plein d’occupants, Vers Lampedusa encore, un pèlerinage, Une destination record, pour tous les âges, Un exode définitif plein de dangers, De courage, de risques et d’illégal justifié, Femmes, enfants et jeunes hommes corpulents Et au fond, au milieu de l’embarcation, Un homme malade étendu sur le dos, Visiblement souffrant d’inconfort et de maux, Espérant cette fois, arriver à bon port, Pour se faire soigner et échapper à la mort. Sa famille avec lui en avait décidé ainsi, Sortir à tout prix de ce pauvre pays, Et chercher le salut, dans les grands hôpitaux, Où les soins humains, ne feraient pas défaut. Le bateau vrombissait, avec grande énergie, Un élan fort, constant et infini, Aussi fort que le vouloir de travailler et se faire soigner, De s’accrocher à son droit aux soins et résister, A son droit à vivre, comme les autres au nord, Satisfaits et complets dans leur triste confort. Allez, allez, de vague en vague cascadez, Voilà les frontières maritimes, les eaux internationales, Roulez, roulez, il y a du carburant dans la cale, Gardez le cap, tout droit, naviguez. Comme ce malade qui s’engage jusqu’au bout, Comme le papa avec son bébé sur les genoux, Les raisons de la colère sont fortes, Et les pauvres défoncent les portes, Avec la tête, avec le cœur et avec l’amour, De vivre et laisser vivre, partout et toujours. Ainsi, circulez il n’y a plus rien à faire ici, Même avec un travail et une situation au pays, Tout le monde s’attèle à chevaucher la mer, A dompter les pistes infernales du désert, Pour faire le pèlerinage définitif et sacré, Et dans un climat viable s’intégrer. Voilà qu’on le veuille ou non, hélas, Il y a un élan de survivance naturelle, Un élan de fuite des dangers réels, Un élan aventurier de jeunesse, Et un élan culturel qui progresse. Fermer alors les frontières ne donne rien, Et derrière les identités et les mûrs, encore moins, Si ce n’est, l’acceptation du fait et le gérer, Par les investissements sûrs et ciblés, Et rendre les pays pauvres vivables, Justes, équitables et capables, Pour contenir cet effroyable élan, De tous les âges et tous les temps. Que le malade guérisse, convenablement, Que le chercheur du travail le trouve, pour de bon, Et que les peuples fusionnent, désormais, Leur sagesse et leurs valeurs humaines, parfaits, Et rendre la vie agréable, en effet, A tous les citoyens du monde, entier. Lihidheb Mohsen 30.07.20

Thursday, June 11, 2020

Epouventail séreux

C'est sérieux cette fois, mes amis traversant la mer, dans des embarcations de misère, fuyant l'esclavage et les guerres, pour tomber d'une terrible manière. Le bélier de Zarzis vous prévient, depuis l'antiquité effigie des anciens, de ne point risquer la vie, derrière une chimère peu garantie. Paix aux âmes des morts, femmes, enfants et bien d'autres, cherchant à toucher de la main...l'autre...rive, soit disant de la liberté, de la gratitude humaine et l'homo sapiens juste. Lihidheb Mohsen 09.06.20

Thursday, June 4, 2020

Mamadou volant...

Mamadou volant, Mamadou au volant, Sillonnant le village avec le vent… Brave et fier, le buste devant, Pédalant de toutes ses forces, A traverser entraves et distances, Comme un surhomme dans son élan. Il arriva à la ville de sagesse, Avec sa sagesse et beaucoup d’énergie, Pour redonner à la vie, un peu de vie, Pour ranimer un monde en détresse. Mamadou à Zarzis, Mamadou à Djerba, A Bengardane, Médenine et au-delà, Arriva dans ces lieux de bonheur, Par la mer, les airs et la terre, Pour faire de cette région un tremplin, Par mer, aux territoires Italiens. Un investissement d’humanité naturel, Qui répond en masse à l’appel, De courir derrière l’éventuelle survivance, Vers un nord de verdure et d’opulence. Ainsi, roulant de toutes ses forces et vouloir, A travers ce terrible couloir d’espoir. De la jungle déboisée et du Sahara, Du Mali, du Tchad et du Nigéria, A travers le désert brulant du Fezzan, Des ghettos esclavagistes Tripolitains, Des embarcations pneumatiques payantes, Des vagues géantes et déferlantes, Aux camps de concentration de Lampedusa, Vers les créneaux et couloirs de la Mafia, Pour ne point arrêter ce fougueux élan, Jusqu’au bout de l’ère du réchauffement, Et les débuts de la prochaine glaciation. Alors, roule Mamadou, vole avec le vent, Tu es une vraie tête de pont, De jeunes forces, de femmes et d’enfants, Qui se mobiliseront pour de bon. Car parait il, incontestablement, Nous arrivons, aussi, juste un moment. Honneur à toi, l’homme du monde, Honneur à toi, terre féconde, Honneur à toi, Mamadou universel, L’Homo Sapiens, Sapiens, éternel. Lihidheb Mohsen éco artiste 04.06.20

Tuesday, February 11, 2020

Mamadou errant...

Comme une balle, d’escale en escale, Qui rebondit à l’infini, sur les murs des lamentations, Sur les murs des pleurs, sur le néant. De dune en dune, de vague en vague, De forteresse en forteresse, de détresse en détresse, Ainsi de suite, le temps est lent et le temps presse. Horreur, cette incompréhension, Ce futile mépris, cette tension, Gratuitement entre les hommes, Dans les ghettos, dans les pogroms, Dans les forêts de larmes et de sang, Dans les sous-sols des églises, Devant les cagoules blanches et grises, Dans les ruelles de l’inquisition, Dans les machettes des ethnocides, Dans la chair à canon des pauvres… Encore dans les impasses, dans les nasses, Au bord des rivières, au fond des mers. Comme une balle qui rebondit, rebondit, Hier, demain comme aujourd’hui, Sur les murs de la haine, de l’insouciance, Sur l’écran géant de l’indifférence. Femmes et enfants souffrent de froid, De la peur, des passeurs et des soldats, Des horizons incertains, de la mer qui engloutie, Des sommets des alpes qui ensevelient, Soufrent de la chaleur des déserts, Des gardiens des ghettos, des pervers, Et sur le mur du Texas rebondissent, Sur ceux du Maroc s’accrochent, Sur celui des lamentations cochent, Et sur ceux du néo apartheid crachent et pissent. Femmes et enfants, répondent à l’appel, De l’humanité des hommes, de l’universel, De la nature, de la verdure et de la paix, Du bien-être commun légitime et escompté. Ainsi Mamadou errant, rebondit, plein de vie, Sur les vestiges de ladite civilisations, Sur la conscience en berne des nations, Sans ralentir son élan à l’infini, Sa lutte vorace pour la survie. Lihidheb Mohsen 10.02.20

Tuesday, December 31, 2019

Giavera, rythmes et danses du monde.

Un groupe d’honorables Italiens de certain âge, avait visité les villes de Zarzis et Tataouine, dans le cadre de leurs activités sociales et humanitaires. Il venait parait-il, de la région de Venise, après une visite au Maroc, où la question de la migration massive des Africains vers l’Espagne, était aussi importante. Encadré par deux Tunisiens traducteurs, facilitateurs et membres de cette association mondiale, la première visite avait été effectué au « musée » mémoire de la mer et de l’homme Zarzis, où tout le monde était touché par l’ampleur de l’action écologique et humaine. Bien sûr, la narration de toutes les péripéties depuis 1993, des faits, des trouvailles, des événements, des constats, des réactions, des déductions, des écrits, des poèmes, des photos, des configurations, des actions aux écoles, des visites, des collectes, des recyclages, des initiatives, des ninjas de la mer, des films documentaires, des corps humains, des protestations et dénonciations, des sensibilisations…par Lihidheb Mohsen, « Boughmiga le néanderthalien », était émouvante et véridique. Spécialement, la lecture d’un poème, avec force et détermination, avait touché le groupe au fond de ses convictions. Toutefois, Boughmiga, avait été surpris par l’association qui lui avait offert un certificat en son honneur, un geste de reconnaissance, qui l’avait profondément ému. La deuxième visite avait été effectué directement au cimetière des inconnus, désormais célèbre dans le monde, où Chemseddine Marzouk, avait explicité l’historique de cet endroit respectable, le nombre approximatif des migrants morts dans la mer et enterrés dedans, les rôles des vaillants agents municipaux, la protection civile, les autorités, la croissant rouge, les procureurs de la république et la médecine légale. Boughmiga était satisfait quand il souligna le rôle majeur des agents de la mairie, afin d’atténuer les susceptibilités exagérées. D’ailleurs, la petite foule de volontaires à la cause humaine, paraissait comme un autre enterrement global de ces inconnus, dans la dignité et le respect. Passant au local de l’association des pêcheurs de Zarzis, Si Chemseddine Bourassine, Slah Mcharek et bien d’autres, avaient parler de leurs activités et surtout le sauvetage en mer que toutes les embarcations du port effectuaient automatiquement et sur une longue période. Des difficultés avec les gardes côtes Libyennes, avec les autorités Italiennes, avec les embarcations de sabotage de l’extrême droite et avec le climat géopolitique de plus en plus ambigus, avaient été soulevés par ces militants de la mer. Ils avaient aussi parlé du rôle de cette association de trois milles adhérents, dans le domaine de la formation, l’intégration, la sécurité alimentaire et la règlementation du secteur de la pêche en général. N’ayant pas eu l’occasion de prendre la parole, Boughmiga profite de cette occasion pour féliciter les marins de Zarzis, comme il l’a toujours fait dans ses écrits et poésie, pour leur action humanitaire spontanée, ainsi que le fait que cette corporation a pu joindre cet élan à la réforme constructive du domaine avec le partenariat avec d’autres entités nationales et étrangères. Un bon repas froid, avait été offert à tout le monde. Du pain traditionnel, du tajine, des salades diverses, de l’huile d’olive vierge, des olives, du lait caillé, des pommes, des oranges, des bananes, des figues sèches…. Ensuite des certificats avaient été aussi donné aux deux Chemseddine, qui méritent tous les honneurs autant que les autres marins de Zarzis. Dans l’après-midi, malgré les intempéries, une longue marche à pieds, avait été faite tout le long de la plage interminable de Hachana nord de Hassi Jerbi. Il y avait des nuages, mais dans la tradition locale, ce sont les meilleurs moments de l’année parce qu’il pleut et la région à toujours un besoin urgent et vital d’eau à boire, pour le cheptel, pour les oliviers et pour les pâturages. Il a été signalé à l’association, à travers l’un des blogs de Boughmiga, que lors du pèlerinage annuel, qu’effectuait les Rbayaa venant du désert de l’Algérie, de la Lybie et du sud Tunisien, que dans leurs chants, leurs danses mystiques, leur adoration directe du créateur, leur élan spirituel…, il n’était question que d’une seule chose, la pluie dans les vallons du désert pour leurs chameaux et la survie de tout le monde. Dans la soirée, il avait été question de l’espace culturel El Ghoula de Ziane, mais à cause de la distance et l’éloignement, un espace avait été réquisitionné pour le diner discussions. Tout le monde était présent et chaque table était animé par l’un des activistes cités de la région. Atour d’un plat de poisson succulent, fameux dans le monde entier, moi, Boughmiga le néanderthalien, avait eu de bonnes discussions avec de charmantes Dames et respectables Messieurs, pleins de savoir et d’humanité. Il était question de la situation sociale et culturelle et de certaines de mes expériences militantes, lors des visites des hôpitaux, l’assistance des handicapés et le soutien de plusieurs malades par la psychothérapie de terrain. Dans l’échange d’idées, il m’a été donné de constater les initiatives de certaines militantes présentes par leurs visites dans les prisons, pour la réadaptation, l’accompagnement et l’intégration des libérés. Une autre Dame, avait parlé de l’établissement d’un pont d’amitié avec les Touaregs au Niger, avec lesquels elle avait créé cinq écoles et quinze puits pour la population pauvre de ce pays. Elle avait aussi aidé une minorité de ce peuple à s’installer en Italie et garder son identité et ses valeurs traditionnelles. Il était aussi question d’écologie et comment la population tarde à prendre conscience des problèmes à cause de la lenteur de la conscience sociale et la réalisation des dangers. Il faut dire que le consumérisme était venu brusquement au point que la réaction adéquate se fait encore attendre dans tous les domaines. Le lendemain à dix heures, sous une pluie abondante, on avait rendez-vous avec Si Mongi Slim, gérant régional de la croissant rouge, et ce dans les locaux du foyer pour les migrants. D’après son directeur Si Trabelsi, il y aurait quatre-vingt personnes d’une quinzaine de pays et jouissent de tous les droits y compris des bons d’achats hebdomadaires. Il nous avait montré les chambres, la salle de soins, le personnel, sans oublier de nous présenter à plusieurs résidents Africains. Il parait qu’il y a encore deux foyers similaires, mais sans la responsabilité directe de la croissant rouge Tunisienne. Ainsi pris fin cette visite grandiose de Zarzis et le groupe s’achemina vers Tataouine, laissant de très bonnes impressions et beaucoup d’espoir dans les domaines écologiques et humanitaires. Boughmiga le néanderthalien, Chemseddine Marzouk, Chemseddine Bourassine, Slah Mcharek, Mongi Slim, les agents de la mairie de Zarzis, les agents de la protection civile, les autorités judicaires, les migrants en mouvement vers le nord, la mémoire des naufragés inconnus, l’espoir des hommes dans l’humanité des hommes…, dans un tourbillon de rythmes et de danses spirituelles, répondent à l’élan convivial et hospitalier de la région et resteront toujours sensibles à toutes les initiatives pour la paix et pour un monde meilleur, sans violence, ni animosité. Lihidheb Mohsen 30.12.19 Mémoire de la mer et de l’homme Zarzis

Wednesday, December 25, 2019

Vive Zarzis, vive l'Afrique.

Aujourd’hui 25 décembre 2019, des festivités ont eu lieu chez un groupement d’arrivants Africains de touts pays habitant à Souihel. Il y avait des enfants, des femmes et quelques hommes, encadrés par d’anciennes résidentes européennes. Plusieurs cadeaux avaient été rassemblé pour les gosses et de la cuisine légère avait été préparée par les jeunes femmes, charmantes et bien habillés. Toute le monde était en fête, des ballons multicolores, des chapeaux en cônes, des chants africains et une ambiance agréable. Bien sur l’événement était grandiose et chacun y trouva sa vocation ou sa raison d’y assister, les enfants, les Africains et les Européennes pour la continuité des festivités du père Noel, pour l’éducateur de l’école des handicapés de Zarzis, Chams Eddine Marzouk, Lihidheb Mohsen, Slah Mzalouat, en tant qu’activistes humanitaires, pendant que le responsable de la croissant rouge locale, Si Mongi Slim, manifestait à l’occasion la volonté de l’organisation à concrétiser l’hospitalité et la solidarité humaine. Il ne pouvait y avoir de mieux, pour la spontanéité du mouvement sociétal et la signification des chants scandés par tout le monde, Vive Zarzis, vive l’Afrique. Lihidheb Mohsen 25.12.19 Mémoire de la mer et de l’homme