Thursday, February 25, 2021

Alerte aux génocides

 


 



Cette fois c’est dans la mer

Ce n’est pas la Shoah,

Que l’on ne montrait pas,

Ou l’inquisition amère,

Cette fois mon cher frère,

Ce ne sont plus les guerres,

Qu’on construit dans le noir,

Dans les occultes laboratoires.

Cette fois chers amis,

Ce n’est plus le cynisme malin,

Qui fait accepter aux humains,

Toutes les violences et infamies.

Cette fois, c’est devant nos yeux,

Que les pauvres sont convoyés,

Femmes, enfants et vieux,

Au fond de la méditerranée.

Alors il ne faut plus faire l’innocent,

Le soumis distrait et inconscient,

Car nous sommes tous responsables,

Non assistants aux dangers et coupables.

Il faudrait donc à tous prix, maintenant,

Refuser toutes les violences, à l’instant,

Et réveiller enfin les consciences, dormantes,

Et finir cette situation de la honte.

A l’occasion, il n’y aurait pas de pardon,

Pour les morts de toutes les nations,

Qui pointeraient des bouts des doigts,

Les preneurs de décisions, ici-bas.

Paix à leurs âmes, nos frères,

Victimes des génocides divers,

Que nous aurions préféré encore vivants,

Redonnant à la vie son printemps.

 

Lihidheb Mohsen 25.02.2021

Friday, January 8, 2021

Le bonheur de la sirène

 


Le bonheur de la sirène.

 

Elle était petite mais grande,

Parmi les grandes, chaussures,

Immature, dans l’eau peu profonde,

Un vêtement rouge, flambant de vie,

Balloté par les vagues, fini,

D’avoir confiance même dans les proches,

Les roches, désormais, s’éloignent et s’approchent,

La mer vomit, les dessous des voiles,

Les crimes de l’oubli, l’injustice globale,

Dévoile, les compromis douteux,

En plein jour, sous les lumières des cieux,

Pris dans la foule, et le corps et l’esprit,

Agglutinés, sur le bateau amorti,

Sous les cris menaçant des passeurs aguerris,

Des rabatteurs, marchands des vies,

Sous le silence assourdissant des politiques,

Et de la mainmise sur le parcours historique.

Il n’y a plus de sirène, de bonheur non plus,

Quand des populations errent à l’affut,

De frontière à frontière, de désert en désert,

De bidonvilles en ghettos divers,

Pour se laisser guider vers la mer,

A coups de crosses et coups de nerfs.

Il n’y a plus de sirènes, encore moins de bonheur,

En voyant ces drames, ces multiples malheurs,

Des femmes, des enfants, petits et grands,

Accroupis dans la cale et sur le pont,

Silencieux comme la mort présente,

Au risque des réactions cyniques et promptes,

De se faire jeter en mer sans merci,

Puisque les passeurs ont déjà reçu le prix.

Belle sirène, qui a ôté ton bonheur,

Et transformer ta joie en malheur.

Qui a délassé tes petits souliers,

Défait ta robe ample et fleurie,

Et délivra ton essence de vie,

Aux requins et humains affamés.

Millions d’excuses, milliers de souhaits,

Ne pourront remédier aux méfaits,

Puisque le mal contenue, partout,

Dans le tier mode, de bout en bout,

Et luttons fort en corps à corps,

Pour arrêter l’iniquité des forts,

Et rendre justice en permanence,

En détruisant toutes les violences.

Que la sirène lève sa tête,

Va à l’école et fait sa fête,

Et embrasse la vie de tout son corps,

Lui donnant de l’espoir et beaucoup d’amour.

 

Lihidheb Mohsen 08.01.21

Monday, September 14, 2020

Les bateaux fantomes

 



                 









Hier, la militante humanitaire et Boughmiga, avaient trouvé deux bateaux de passeurs échoués sur la plage du lieudit « Jabiet El Hadj Ali ». Une grande baie comme un grand sourire de la mer avec les embarcations aux des bouts de ses lèvres. Le premier n’était pas dans la zone du périple qu’ils voulaient faire, mais l’ayant vu de loin, ils descendirent de voiture pour vérifier. C’était un bateau bleuâtre, de sept mètres de long, construit en polystyrène pour le transport de personnes avec un fond spacieux juste pour mettre des gens en piles pour laisser la surface aux assis, capacité d’une cinquantaine de personnes, sans moteurs à hélices sur l’arrière, sans aucune trace ni indication quelconque même pas une egragniture, le bout avant supérieur droit cassé gravement par un choc avec un autre engin, le coté du même endroit gauche porte les traces d’un grand frottement de l’embarcation avec la roue protégeant l’autre, visible par le noir concentré du choc, l’impersonnalité de l’engin et sa structure utilitaire donnait l’impression qu’il a été fait intentionnellement pour le transport des migrants clandestins, la lecture des chocs permet l’hypothèse d’une agression en mer contre ce bateau par les bâtiments marins agressifs ou défensifs, les passagers migrants clandestins auraient été transbordé par les gardes cotes Libyennes ou autres, la première éventualité serait la plus probable à cause de l’absence de restes sur l’embarcation car autrement sachant aller vers le nord les migrants auraient laissé des vêtements légers et autres. De toute les manières, solidarité et compassion.

                  Le deuxième bateau à trois km plus loin, était en bois coloré en bleu aussi, de construction étrangère, sans fond, à moteurs fixables, avec trous béant au niveau de l’eau fixé de l’intérieur par des planches improvisées et de l’extérieur par le collage par oxydation d’une plaque visqueuse de nylon renforcé, ne portant aucune indication ni egragniture pouvant l’identifier, portant dans son fond ouvert une quinzaine de vêtements sales, des pantalons, des chemises, des tricots, des ceintures, des bouts d’étoffes pour femmes, des restes de médicaments, des ceintures…. Même lecture de constat que l’autre, sauf que le fait de laisser des vêtements à bord serait ou bien suite à un sauvetage vers le nord, surtout quand il n’y a pas de chaussures, ou bien une immersion collective… encore solidarité et compassion. Les photos ci jointes pourraient donner un meilleur aperçu sur le drame.

                                                                  Lihidheb Mohsen éco artiste 13.09.20