Wednesday, September 19, 2018

Free ours... Liberté pour tous

Aujourd’hui, dans les avenues de Zarzis, une manifestation monstre avait été effectué par les marins de la région, en protestation à l’arrestation des marins « Bourassine e les autres » par les autorités Italiennes, dans des conditions suspectes et vraisemblablement politiques. Les pêcheurs de cette région avaient toujours porté secours aux Harraga naufragés négligeant leur travail maigre de pêche pour s’engager dans des actes de bravoure et d’humanité. Cette attitude justicière, n’allait toujours pas avec la législation maritime des pays limitrophes et se confrontait aux activistes d’extrême droite et la claustration du nord. Etant leur président de l’association des pêcheurs, Si Chamseddine Bourassine, était aussi le patron du bateau arraisonné par les gardes cotes Italiennes, trainant derrière lui une douzaine de jeunes en difficultés dans les hautes mers. C’est dans cette ambiance effervescente, que les marins de Zarzis, exigent la libération de leurs collègues, demandent l’intervention des ministres de l’intérieur et des affaires étrangères nationaux et haussent le ton vis-à-vis du comportement des Italiens à ce sujet. Il parait qu’il y aurait un jugement le vendredi et tout le monde espère la libération des ces valeureux pères de familles. Malgré le caractère supra national, de cette affaire d’avant-garde et de militantisme humanitaire, il y a eu l’intervention de plusieurs politiques et élus, haranguant la foule sommairement. Essayant de contourner sommairement le sujet, tant que ces actes répréhensibles par les voisins étaient bénévoles et sans perception d’argent, tant que le problème est collectif et ces actifs ne soutiennent pas forcément l’émigration illégale, on ne peut que s’investir totalement dans ce mouvement et crier haut et fort le droit des pauvres au bien être et à la dignité. Bien sur, les slogans étaient de toutes sortes et avec l’euphorie locale justifiée, on tapait sur les portes de l’occident pour meilleure justice. Il y avait aussi des appels aux autorités Libyennes, pour écouter les cris des pêcheurs et rendre compte des marins pris en otages dans ce pays. En attendant la précipitation des événements, au dessus des récupérations politiques…la volonté collective des marins et des autres, restera toujours pour la libération des « otages » et l’allégement des conditions des Harraga et leur liberté naturelle de mouvement. Lihidheb Mohsen 19.09.18 Action mémoire de la mer et de l’homme Zarzis.

Sunday, September 16, 2018

Guadeloupe et Mamadou.

Etrange, étrange, l’un du Mexique l’autre de l’Afrique, Ils ont vraisemblablement, les mêmes caractéristiques, Avec les mêmes nez, les mêmes yeux, les même pieds, Avec une couleur différente, l’un était cuit l’autre brulé. Etrange, étrange, les deux étaient longtemps colonisés, Les deux avaient été dépossédés, acculturés, Et sur le droit chemin de la consommation dirigées, Pour faire de bons citoyens, dociles et utilisés. Les deux de milieux pauvres et austères, Aux richesses depuis longtemps siphonnés, Vers un nord prédateur confirmé, Laissant aux autochtones leurs misères. Ainsi, Guadeloupe perdit tôt son père, Parmi les milliers traversant le désert, Pour chercher un possible emploi, Dans les paradis promis des U.S.A. Pour Mamadou, il porte encore dans ses mains, Sa vie, son âme et son destin, Au gré des vagues, des passeurs et des vents, Qui l’emmèneraient en occident. Les deux passèrent chez « la mémoire de la mer », Pour partager leurs inquiétudes et désarrois, Devant l’iniquité des gens et des lois, Et cette cynique guéguerre. Devant un enfant de victime et possible victime, Boughmiga dénonça hautement ce crime, Tout en essayent de trouver une solution, Sans états d’âmes ni passion. Etrange, étrange, comme ce phénomène est global, Comme il concerne des régions et nations au total, Et le mal est dans la structure même des partages, Entre bien éduqués, soit disant, et sauvages. Une nouvelle approche est désormais de vigueur, Redonnant aux pauvres du sud leurs valeurs, Et voir le monde dans ses paysages, Car notre commune galère est au naufrage. Lihidheb Mohsen 20.10.17 Mémoire de la mer et de l’homme Zarzis.

Sunday, September 9, 2018

Le brave, l'intello et les marins.

Le brave, l’intello et les marins. Le brave, l’intello et les marins. Lui, c’est bien lui, chams, un soleil en petit, Qui brille sur son espace et ses actions, Avec du cœur, de l’entrain et de la passion. De la mer, enterre à même la terre, Ceux qui malheureusement se noyèrent, Les Harraga, ses amis et confrères, Que le monde avait mal compris. Avec le croissant rouge régionale, Les « pompiers » et les machines communales, Rendirent un peu de dignité, A ces victimes de la traversée. D’un autre coté, l’intello un peu sauvage, Sillonnait toutes les plages, Dans une action de nettoyage, Et de récupération et recyclage. Mais quand il commença à trouver, Les objets des migrants noyés, Il en fit des assemblages d’art éphémère, Dénonciateurs et protestataires, Pour sensibiliser le monde entier, A cette violence génocidaire. Par les configurations, textes et poèmes, Et ses installations et films documentaires, Il fit plusieurs écoles, même, Pour prévenir de ce flux migratoire. Mais en pleines les hautes mers, Les pêcheurs de Zarzis naturellement, Assistent les naufragés sans condition, Et guident les secourus vers le port. Un acte de haute moralité, de bravoure, Que faisaient touts les marins, A chaque occasion et touts les jours, Au détriment de leur gagne pain. Une attitude d’éthique humaine, A l’image de celle des gens de la région, Où le travail et la sagesse ne font qu’un. Ainsi, ces pauvres victimes oubliées, Auront toujours des frères et sœurs disposés, A les prendre la main et respecter leur dignité, Et lutter pour une justice humaine, Pour touts les pauvres et oubliés. Lihidheb Mohsen Zarzis 06.06.17

Friday, August 10, 2018

Profil d'un migrant clandestin potentiel local.

D’une famille relativement pauvre, qui s’en sortait par de différentes ressources sporadiques et incertaines, avait une éducation moyenne, suffisante pour lire et écrire et comprendre le « bien et le mal » comme on dit ici, travaillant quelques fois dans la construction auprès des riches anciens émigrés actuellement en retraite dorée, allait quelques fois à la pêche côtière et endurait les affres des intempéries, les doigts meurtris par le démêlage des crabes géants « Daech » des filets, s’asseyait souvent au café du village à regarder les acrobaties routières des fils d’émigrés revenant sur leurs bolides amphibies, dansait dans les mariages flamboyants des émigrés clandestins qui avaient réussi , rêvait des horizons du nord répondant à une culture irrésistible d’Euro centrisme et une attraction presque vitale vers le nord, subissait les remarques désobligeantes de la famille l’incitant à faire comme les jeunes de son âge et de tenter sa chance vers l’Europe, subissait aussi les appels incessant de ses semblables « Harraga » potentiels malgré les conseils des amis avertis déjà là-bas, éviter jusqu’au bout du possible de ne pas tomber dans la solution des petits délits, soucieux de la fragilité du secteur du tourisme où il glanait quelques petits services, résistait aux appels internes de son jeune physique vigoureux et son esprit vif à s’en aller vers l’aventure, allait au service public pour faire soigner un parent sérieusement malade et constatait l’incohérence flagrante et grave dans les rapports et les soins, regardait les belles jeunes filles de son village aller vers les riches émigrés ce qui lui rendait la gorge serrée dans l’impuissance et le désespoir, tentait de récolter la somme sérieuse de la traversée de la mer sans y parvenir, regardait ses frères et sœurs dans le chômage sans le moindre espoir d’emploi ou de délivrance…Voici donc, le portrait, le profil, d’un nord africain, pour ne pas dire ceux de l’Afrique noire, plus grave, et que les preneurs de décisions, du sud ou du nord, considèrent sérieusement et donnent à ces gens, pendant qu’ils sont encore vivants, un bien être légitime et une dignité humaine équitable. Lihidheb Mohsen 10.08.18

Tuesday, July 31, 2018

Sailing

Au festival des éponges, les gens plongent, en masse vers l’horizon, poussés par le vent d’ouest, par le sirocco de la révolution…ils se désaltèrent, se rafraichissent, voltigent sur les vagues somnolentes de la mer, avec un arrière gout amer, de déception, de chômage, de pauvreté, de perspectives douteuses…pour se voir, ainsi, attirés par un paradis promis et rarement acquis, par un bien être garanti et une dignité escomptée. A Zarzis, en plus clair, face à la mer, la fête et le drame fusionnent, la douleur et la joie se mélangent, le juste et l’injuste s’allient…et le citoyen simple, se voit encore, attiré vers le nord, poussé par la sécheresse du sud, attiré par la fraicheur du climat, poussé par les vents de l’imaginaire collectif….pour rester, dans toutes les conditions, un Tunisien, arabo musulman et citoyen du monde, brave et fier et bras ouverts à la civilisation humaine. Lihidheb Mohsen 29.07.18

Saturday, June 9, 2018

Kerkennah, que faire devant ce drame de la Harga.

Voilà cinq jours que le bateau des émigrés clandestins avait chaviré dans la mer des Îles Kerkennah, laissant des victimes, des disparus, des parents endeuillé et tout un pays dans la tristesse et le désarroi. Des jeunes et moins jeunes, des femmes enceintes…avaient été rassemblé par groupes en pleine mer, par des petits bateaux à moteur rabatteurs, jusqu’à la grande bateau mère en rade dans la mer. Le nombre était visiblement au dessus de la capacité de cette flottille de pêche qui ne pouvait supporter les cent quatre vingt personnes de toutes les nationalités. Un acte au su et au vu de tout le monde, y compris, les autorités, les parents…et surtout les émigrés qui risquaient consciemment leurs vies pour un rêve incertain. Pendant que les autorités répondaient à une faiblesse manifeste, un machiavélisme sournois et un guet stoïque, les parents se rassuraient par l’ampleur du phénomène, sa répétition, ses réussites et sa présence normale dans le paysage des horizons à découvrir, les jeunes émigrés de leur coté, répondaient à un appel culturel irrésistible vers le nord qui miroitait les valeurs et produits de l’occident tout en rabaissant tout ce qui était local, répondaient aux quelques cas de revenants avec de bonnes conditions de vie et de bien être et répondaient aussi aux pressions des parents, il faut le dire, qui eux aussi incitaient leurs garçons à faire comme les autres et chercher à touts prix la réussite et l’amélioration de la situation. Cette pression familiale allait dans les deux sens, car plusieurs jeunes avaient aussi menacé leurs familles de bruler la maison s’ils ne trouvaient pas le prix de la traversée en mer. Bien sur, avec l’omniprésence, des passeurs, des rabatteurs, des sponsors cyniques, partout dans le monde où l’éthique humaine se dégrade et ne mesurent plus l’impact de leur délinquance, avec le grand taux de chômage et le désœuvrement comportemental, le phénomène des vases communicants, fonctionnerait automatiquement et transborderait l’écoulement les masses de flux humains. Comme dans chaque problématique, plusieurs éléments et causes font la présence de ce phénomène, comme plusieurs solutions, successives, simultanées, cumulatives, comportementales sociales, conjoncturelles, contribueraient à atténuer graduellement cet exode à haut risque. Ainsi, après les pleurs, les colères, les lamentations…fortement justifiées, il y a lieu de comprendre l’ampleur de la Harga en soulignant ses éléments et délimitant les rôles réels et supposés de toutes les parties. Donc, on peut dire que les partenaires sont à priori cinq, les parents, les émigrés clandestins, les passeurs, les autorités…et les autorités d’accueil. - Les parents : Généralement ils ne sont dissuasifs devant la pression de leurs enfants et aussi leur harengade de ces derniers jour et nuit pour qu’ils fassent comme leurs semblables et devenir riche, même d’apparence. Plusieurs d’entre eux investissent dans la traversée par hypothéquer leur maigre épargne ou vendent les quelques moutons, tout en s’alignant bon gré malgré, sur un créneau aux deux tiers aboutissant. Il faut dire, que dans un pays sans grandes ressources naturelles, que l’investissement capital était dans l’énergie humaine et sa débrouillardise, que cette ruée écologiquement naturelle reste préférable à celle programmée ou instrumentalisé pour les guerres officielles et officieuses, que la culture et l’éducation avaient toujours rabaissé le produit local, que la scolarisation avait perdu son rôle éducatif et de tremplin certain pour les pauvres, que le dénigrement du savoir et de la connaissance sont devenus une règle à même les médias officielles, que l’ancien régime ancien avait bien entretenu la mentalité de l’arnaque et du gain facile, que le chômage, la pauvreté, la cherté de la vie, les exigences excessives pour le mariage et la vie normale, que la société perd toutes les réussites personnelles traditionnelles et se fixe sur celle de l’émigration au point de célébrer des fêtes lors de l’obtention de papiers ou de nationalité étrangère, Que plusieurs parents au lieu d’éduquer leurs enfants à la tempérance, l’intégration, l’éducation et la mesure des risques, les accompagnent, quelques fois malgré eux, par des youyou et des souhaits fantaisistes, Que ce jeune même, n’a jamais été respecté, jamais reconnu en tant que tel avec ses différences s’il en avait, jamais entendu un bon mot ni à la maison, ni à l’école et encore moins dans la rue, jamais considéré digne même pauvre et poussé à devenir un boulet à canon pour la richesse et l’opulence fictive…que ces mêmes sous victimes, les parents, suivaient l’itinéraire de leurs enfants sur la route de la mort, l’amertume dans l’âme…pour blâmer quand sa foire, l’autre, pendant que toutes les parties sont responsables et condamnables. - Les émigrés clandestins : Comme on l’a dit avec les parents, les enfants sont aussi malmenés entre la lassitude des écoles, l’absence d’emplois, la pauvreté générale, l’attraction irrésistible de tout le monde vers les pays du nord, l’absence d’horizons « légaux » et pataugent dans l’auto suggestion du risque zéro. Comme ils baignent dans le parcours conceptuel collectif, comme toute la société à plus grande dimension, on ne peut les blâmer individuellement tant leurs élans sont pour le bien être et répondent pour certains à un reflexe de survie et d’échappatoire, une façon de sortir d’un goulot d’étranglement réducteur et partial, hérités par un assujettissement constant à travers l’histoire moderne. Rependant à cet appel, allant dans le sens du sociétal, suivant les pressions de l’ambiant économique et humain et surtout les pressions des parents, l’émigré clandestin, emporté aussi par un faux espoir, se laisse faire jusqu’au bout par les éléments d’un drame potentiel et fortement possible. Sans minimiser l’impact de cette catastrophe, qui n’est ni la première ni la dernière, le libre arbitre, la liberté même et la marge d’action, étaient très réduis pour les Harraga, délestés de leurs portables, isolés dans des ghettos de concentration et exténués par de longues attentes, dans une préparation esclavagiste programmée. Dés le paiement et l’acceptation du contrat tacite de transport, les jeunes devenaient l’otage exclusive des passeurs et devaient obéir aveuglement au risque de se voir jeter dans la mer. Dans cas de figure, ils étaient en petits nombres ramenés d’endroits épars vers le bateau collecteur invisible aux abords de Kerkennah. Depuis ce moment, ils étaient à la merci des événements, les circonstances, l’organisation et les caprices des passeurs et du capitaine du Bateau. Ce bateau qui était en grande surcharge, prenait de l’eau et ne pouvait assurer cette croisière macabre. A un moment de désespoir, le capitaine fit une manœuvre de déséquilibre et quitta précipitamment l’embarcation qui se renversa sur la majorité des ses occupants. Il parait que plusieurs d’agrippèrent à la coque pendant que les secours appelés à vingt trois heures, ne parvinrent que tôt le matin, après cinq heures perdus à attendre. Il parait qu’une petite barque de pêche, aurait sauvé quelques uns, deux par deux jusqu’à la cote. Quatre vint et un corps fut repêché jusqu’aujourd’hui et presque une cinquantaine reste à encore à trouver dans la petite syrte. L’un des rescapés avait affirmé que c’était sa sixième tentative et compte encore essayer de partir par la mer, une affirmation qui témoigne de l’ampleur de l’acculturation, le degré de sacralisation du nord et la soumission inconditionnelle à un leurre effectif. - Les passeurs : Il en existe partout dans le monde et surtout dans les zones frontalières et autours des ports où des personnes visiblement normales répondaient aux opportunités de gagner de l’argent fournis par les conjonctures d’insécurité, de chaos et de flux migratoire. C’étaient les circonstances qui faisaient les passeurs qui pour gagner de l’argent facile, se convertissaient de leurs métiers habituels en organisateurs et pourvoyeurs de services de traversées par la mer. On était témoin de ces démarches quand des gens respectables et riches organisaient des voyages devant tout le monde, mobilisant toute une série de rabatteurs en voitures de location, louant des maisons à coté de la mer pour le rassemblement et l’attente, et travaillant en plein jour devant tout le monde. C’était en 2011 et devant l’impuissance de la société civile, les autorités, submergées par ces flux d’hommes, se limitaient à vérifier l’état navigable de l’embarcation destinée aux voyages. De ce point de vue et pour rester fidéle à l’approche objective de cet écrit, chaque métier aussi hors la loi soit il, a son code moral, son code d’honneur et il y a bien des limites à respecter dans toutes les conditions. Pour cela, par exemple, des passeurs « réguliers », ne feront jamais montés leurs clients dans des embarcations qui prennent de l’eau ou les surchargent dangereusement, à moins qu’ils soient des amateurs affamés de gain facile et d’argent. Loin au-dessus de l’incrimination affective ou les états d’âmes contre productifs, il aurait suffit que chaque partie fasse convenablement sa tâche et la justice humaine et divine trancheront. Il serait aussi cynique de dire que le risque faisait parti de l’aventure, mais si chaque partenaire avait fait son travail, seulement son travail, il n y aurait pas eu de victimes et la loi aurait fait son travail aussi, qu’elle évite souvent. - Les autorités : Dans le cas de l’accident majeur de Kerkennah, l’attitude de ces derniers était flagrante et résume un comportement ancien d’incompétence et d’amateurisme cynique. Des gens qui affluaient sur la région, des bateaux mobilisés, des portables vibraient, des étrangers qui défilaient, des rumeurs qui circulaient et encore plus, quand on les appelait au secours ils ne répondaient qu’après cinq heures complètes. Une véritable non assistance à personnes en danger car il suffisait à chaque partie de faire son « p » de travail pour lequel elle était rémunéré. Pour la mémoire, on était habitué à ce genre de comportement depuis des décennies car à chaque fois que les pécheurs avaient un accident quelconques ou pendant les tempêtes, personne n’était là pour les aider et meurent en mer. Le bateau des secours est en panne, l’hélico ne peut sortir dans les mauvaises conditions, on ne peut pas braver la tempête, on va y aller…une série d’arguments aussi stupides les uns que les autres pour arriver à l’argument de « on ne sait pas nager ». Alors, pendant une nuit de Ramadan, il fallait bien digérer le ftour et le shour, après on verra. Bien sur, le laxisme politico judiciaire, les traditions arriérés du secourisme en mer et le cynisme de certains stratèges démographiques débiles, avaient laissé leurs empreintes irrévocables et répréhensibles. Ce laxisme structurel, retraçable depuis les autres incidents en mer de collision avec des bâtiments de la marine faisant plusieurs victimes dans des conditions très douteuses. Une constance irresponsable, qui même au dessus des secrets d’état, est inacceptable. - Le pays d’accueil : malgré le fait que ces jeunes ne sont pas parvenus à l’autre coté, au moins cette fois, les effets de l’attraction vers le nord pour un devenir meilleur se confirment et invitent à considérer ces pays comme partenaires concernés par l’émigration en général. Depuis des siècles canalisant les ressources naturelles des pays pauvres, préparant le terrain humain pour le consumérisme, l’improductivité et l’acculturation, rabaissant toutes les valeurs locales au profit d’une polarisation irrésistible vers le nord, l’occident actuel, auto emmuré de plusieurs façons, glissant fâcheusement en avant, devrait composé réellement à la solution de cette situation tragique. Les masses humaines, tendront et tendront encore vers l’Europe, vers les pays nantis, qui au lieu de faire la police instrumentaliste du jour le jour, devraient sortir de leur forteresse pour chercher à résoudre le problème. - Conclusion : Devant ce drame monumental et la nécessité d’en faire une date limite à certaines faiblesses structurelles et incohérences sociales, il y a lieu de souligner les points suivants : • Réviser le système éducatif officiel et l’encadrement parental, vers plus de dignité et de respect aux jeunes tels qu’ils sont. • Arrêter avec l’idée traditionnelle de faire exclusivement des enfants un moyen d’enrichissement au détriment d’un parcours régulier d’éducation et de vie normale. • Arrêter de pousser les jeunes à devenir riches par tout les moyens et essayer de leurs faciliter la vie par des couts de mariages et d’établissement moins chers. • De les éduquer à penser que le bonheur n’est pas forcément ailleurs. • D’appeler à ce que chaque partie fasse son travail pour lequel elle est payée et se taire si elle ne propose pas plus. • D’habituer les jeunes à mesurer les risques et ne point se laisser faire et avoir. • Décompresser la vie vers de meilleurs horizons diversifiés, humbles et multiples. • Déconstruire la mentalité rétrogradant de « Mhaff » « Wild nabba » véhiculée et prépondérante pendant l’ancien régime et jusqu’à nos jours. • Dénoncer touts les contrevenants à la loi et constituer un barrage à la corruption, le terrorisme, la drogue et la violence en général. • Amener les parents des victimes de la Harga à devenir des militants pour la cause afin de convaincre et dissuader les jeunes de cette entreprise périlleuse. • Travailler le code moral et la déontologie comportementale de chaque discipline même illégale, afin de contenir et prévenir les drames. • Inviter les revenants de l’émigration à moins de provocation aux jeunes citoyens et ce en réduisant les exhibitions de richesses sur les plages, les routes et dans les mariages. A la fin, en tant que militant écologue et humanitaire depuis vingt ans, ayant suivi le problème de la Harga dans le cadre de l’action mémoire de la mer et de l’homme, ayant écrit un livre « Mamadou et le silence de la mer » sur le sujet, je ne peux que faire mes condoléances aux parents des victimes paix et leurs âmes, et les invite à considérer et comprendre les écarts d’objectivité et de responsabilisation pour la cause. Lihidheb Mohsen 09.06.18

Monday, June 4, 2018

Encore des victimes.

Encore un drame comme touts les jours, encore les mêmes, les mêmes qui trinques de l'eau de mer, qui se soulent de la bêtise humaine, qui perdent la vie bêtement sous nos regards tous, avec notre complicité, notre non assistance à personnes en danger, nos compromis dévastateurs, notre silence à taire et faire taire une destruction de masse, un crime contre l'humanité, comme il y en a tant d'autres au point de devenir un fait accompli, des jeunes et moins jeunes qui rependaient à l'appel de l'émigration écologique, l'émigration économique et tendent vers un monde meilleur, un bien être régulier, une vie acceptable à le sueur de leurs fronts, un climat plus favorable et moins désert et désertifié'?'des jeunes qui ne sont pas de criminels, ni de mauvais « sujets », qui voulaient améliorer leur situation et celle de leurs familles, qui n'étaient pas partis pour faire la guerre ou servir des agendas politique douteuses'?'.Alors, à ces bonhommes, dont plusieurs périrent, hier, le 03.05.18 au large des '?les Kerkennah, tout le soutien et toute la solidarité et paix aux âmes des victimes. Lihidheb Mohsen 04.06.18

Wednesday, May 16, 2018

Au cimetière des inconnus de la Hargua Zarzis.

Dans le cadre d’une tradition de nettoyage et d’entretien du cimetière des inconnus et sur proposition de l’activiste du croissant rouge Si Chamseddine Marzouk, avec la collaboration directe de l’action mémoire de la mer et de l’homme et l’association Zarzis El Ghalia, plusieurs personnes sont venus de partout, de Djerba, de Zarzis, avec leurs pelles, leurs pioches et beaucoup de volonté pour le nettoyage et l’entretien de l’endroit. Il faut dire, que l’espace avait été investi par le « ghassoul », une plante envahissante et très répandue tout autour et qui servait pour la fabrication de savon traditionnel. Tout le monde se mit au travail avec une grande ferveur et une compassion sincère vis-à-vis des victimes de la Harga. Plusieurs journalistes étaient aussi présents, dont celle la radio Mouja FM et une bloggeuse de Djerba. En défrichant le cimetière, des ossements humains furent découvert, car ensevelis à la va vite par le tractopelle municipal et un nouvelle tombe fut creusé pour honoré ce morceau de cadavre humain. Il pleuvait un peu et le hasard avait fait bien les choses, car normalement, on ne peut supporter le chaleur torride même à neuf heures du matin. Toutefois, je suis resté jusqu’à une heure trente, à réinstaller la configuration artistique dédié aux résidents de cet endroit et qui consistait en un cœur formé par des bouées noirs et blanches, signe de solidarité et de compassion au dessus des couleurs et des différences. Certains, avaient trouvé un gros scorpion, visiblement encore en hibernation, qu’on ménagea et mit de conté dans un buisson. La fougue était là, la passion était là….et le sentiment de solidarité et d’humanité était général. Le cimetière était bien nettoyé, quelques plantes furent irrigués en plus de la pluie et Chams avait commandé une citerne d’eau pour les petits arbres. En attendant, le nouveau cimetière et des conditions plus dignes et plus organisées, paix à toutes les victimes et merci à tous. Lihidheb Mohsen 16.05.18

Tuesday, May 8, 2018

Boughmiguisme 136

Lihidheb Mohsen 8 mai 2017 · Boughmiguisme 136 Comme je plains ceux qui traversèrent la mer pour un meilleur lendemain, je comprends ceux qui entrèrent dans le désert pour une goutte d'eau, une goutte de pétrole....c'est drôle, car dans les deux cas les robinets des chances, du bien être et de la décence, se resserrent de plus en plus, laissant les nageurs libres à ramer dans le vide....en attendant le Sirocco du sud et les hordes des sauterelles dans leur émigration naturelle vers le nord. البوغميقية 136 بقدر ما احتار على كل من اختار عبور البحار من اجل العمل المشروع والازدهار..اتفهم الذين دخلوا على الصحراء بستحلبونها قطرة نفط او قطرة ماء...وفي كل الحالات يبد ان هيهات...وقع التحكم في الحنفيات وترك الجميع يجذف في الهواء....في انتظار...والله اعلم...رياح الجنوب الحارة وجحافل الجراد في هجرتها الطبيعية الى الشمال.

Friday, May 4, 2018

La caravane des migrants arrive à Zarzis.

Ils sont une vingtaine de personnes, d’Italie, du Mexique, de Tunis…qui arrivèrent à Zarzis, ville célébre pour le flux des migrants en 2011 et un grand port de sauvetage et d’assistance aux Harraga en danger. Avec quelques parents des victimes en mer, des femmes, des hommes, ainsi que quelques personnalités venues de Djerba et de la région de Zarzis, un bon débat eu lieu dans la salle de la maison de jeunesse et la tristesse était prédominante malgré la détermination de tous, à œuvrer ensemble pour une solution collective à ce drame universel. Dirigé par l’activiste sociale, Valentina qui avait passé un bon moment à Zarzis et connaissait assez bien les problèmes de la région, tout le monde avait pris la parole à tour de rôle, le président de l'association Italienne, le président de l'association terre pour tous Si Imed Soltani et Farouk Belhiba père de l’une des victimes et représentant des familles des disparus, Chamseddine Marzouk bénévole de la croissant rouge et activiste pour le cimetière des inconnus, Si Heytham ancien marin et environnementaliste, Boughmiga accompagnateur de l’action mémoire de la mer et de l’homme et branché sur la cause de l’émigration clandestine, un représentant de l’association des pécheurs de Zarzis…parlèrent de leurs propres expériences et manifestèrent leur engagement et leur solidarité avec ce drame persistant. Bien sur, au préalable, une minute de silence, fut proclamé, afin de payer tribut, aux âmes de victimes et les espérances de parents des disparus. Entretemps, des témoignages divers furent présentés, celle d’un couple Tunisien de Bengardane ayant perdu son fils en mer, celle d’un Mexicain qui avait perdu très tôt son père, celle du président de l’association qui avait présenté les activités de son groupe…pour finir avec un débat de compassion, de convivialité dans le malheur et de solidarité obligatoire. Des présentations, échanges de douleurs et de détermination, ont eu lieu, pour mettre à niveau de problème global et sortir des actions isolées et peu productives. Dans l’après midi, guidé par Chamseddine Marzouk, le groupe visita le cimetière des inconnus et s’informa de la situation des conditions d’enterrement des victimes de la Harga. Il est évident que l’espace est archi plein de tombes et un autre espace est impératif, surtout quand ce phénomène génocidaire, ne finira pas demain et des corps non identifiés arrivent encore sur les plages de Zarzis. Pour l’occasion de cette visite conviviale et militante, chacun mit sa main dans la pâte et participa au nettoyage et l’embellissement de l’endroit par des plantes et des arbres florissants. Un grand chapeau à Si Chams, pour ses efforts à plus de dignité et de respectabilité aux victimes. A la fin de la journée, la caravane des migrants, visita l’espace artistique mémoire de la mer et de l’homme Zarzis, qui malgré qu’il soit écologique, avec le temps et les événements, il aborda sérieusement l’écologie humaine, pour devenir une sorte de musée des victimes de la migration. Devant les chaussures et les affaires des victimes de la mer, dont certains sont exposés artistiquement pour sensibiliser et pourquoi ne pas choquer pour un sujet choquant, tout le monde était très émus, surtout quand les chaussures et vêtements des enfants étaient exposés à la face du monde et de la non assistance générale à personnes en danger. Les visiteurs, en connaisseurs du sujet, avaient bien compris la configuration principale remplissant l’espace, composée par les chaussures des victimes de la Harga et les bouées de sauvetage, d’une telle sorte, qu’au centre du grand cercle, une bouée rouge, représente l’attraction polarisante de la civilisation occidentale appelant à la consommation et l’admiration de ses valeurs, sans venir en aide, effectivement, aux pays du sud, sujets de cette acculturation. Tout au tour de cet appel massif et durable, les gens des pays pauvres, en quête de dignité et de travail, tendaient et tendent toujours à parvenir au nord par touts les moyens, dans une sorte de survivance ultime, pour se voir rejeter en mer entre les flottes guerrières et pétrolifères. Atour de cette configuration, Boughmiga, Lihidheb Mohsen, avait simulé par des centaines de chaussures de victimes, les vagues de migrations à venir massivement vers le nord, attirés par l’opulence des hommes et du climat d’un coté et repousser par la pauvreté des hommes et du climat, sur un fond de Tam tam de guerres, de famines et de pandémies. Un assemblage géant, qui pousse à réfléchir et sans incrimination, qui appelle, à la nécessité d’ouvrir les frontières pour une libre circulation, à libérer les gens de la mainmise des entités politico mafieuses, à assister les pauvres pour une intégration viable dans leurs milieux naturels et à mettre en pratique la solidarité humaine en éradiquant les guerres la compartimentalisation ethnique. Par la même occasion, Boughmiga, avait eu le plaisir d’offrir son livre, « Mamadou et le silence de la mer », à Guadeloupe, un brave mexicain du groupe, qui avait perdu son père et vint d’aussi loin pour soutenir la cause. Le lendemain et en relation directe avec cette action, la radio sans frontières, Italienne, organisa une émission en direct, à partir du musée mémoire de la mer et de l’homme et invita pour cela, Chamseddine, Si Heytham, Valentina et Boughmiga, afin de passer en ligne, une discussion de deux heures. Avec la lecture de quelques poèmes de Boughmiga, sur les victimes qu’il avait trouvé sur la plage, la discussion était très riche et les cotés économiques, sociaux et politiques furent abordés. Un grand bravo avait été réitérer pour les pécheurs de Zarzis, pour leur abnégation et leur réaction positive à chaque rencontre de bateaux de clandestins en difficultés ou des embarcations naufragés…ainsi que Si Chamseddine Marzouk, qui œuvra à enterrer dignement les morts inconnus et pour sa prédisposition totale à ce drame humain. D’un autre coté, Boughmiga, avait bien souligné la globalité du problème, en rappelant son existence entre le Mexique et les states, entre le Maghreb et l’Europe, entre le moyen orient et le nord, entre les Philippines et l’Australie…sans le moindre espoir de contenir le sujet et de le régler. Une situation, qui avait eu lieu dans touts les temps pour les animaux, les insectes, et les hommes, sans contraintes majeures et qui avait participé fondamentalement au développement du savoir et du savoir faire de la civilisation humaine. Cette civilisation humaine, qui ignore pitoyablement sa propre condition et se complait dans sa propre auto claustration implosive au long terme. Un problème structurel, tout à fait dans les normes, quand on désertifie le sud, on appauvrie son économie, on le noie dans le consumérisme, on l’appelle culturellement à voir ailleurs et se déraciner complètement, quand on ajoute aux problèmes climatiques d’autres restrictions comme les guerres et le chaos….et qui reste à stabiliser par l’éthique et la sagesse des hommes de bonnes volontés. Bien sur, pour contenir le sujet et confirmer sa globalité, Boughmiga, en penseur de terrain, affirme que l’écologie et l’écologie humaine, sont indissociables l’universalisme de l’homme pourrait être abordé de deux pôles, par la dépolarisation culturelle du nord d’un coté et le développement de l’intégration économique dans les pays du sud, par l’autre. Toutefois, Boughmiga prévient encore, qu’il y aurait encore des flux migratoires vers le nord, tant que des solutions ne se sont pas installés, et ces gens, ne sont ni des criminels, ni des mauvais sujet, mais des hommes comme vous, cherchant du travail et du bien être minimal. Un grand bravo à l’équipe de la radio sans frontières et à la participation traduction, ô combien essentielle de l’ami de Zarzis et ses militants, Valentina Zagaria. Lihidheb Mohsen 04.05.18