Saturday, June 9, 2018

Kerkennah, que faire devant ce drame de la Harga.

Voilà cinq jours que le bateau des émigrés clandestins avait chaviré dans la mer des Îles Kerkennah, laissant des victimes, des disparus, des parents endeuillé et tout un pays dans la tristesse et le désarroi. Des jeunes et moins jeunes, des femmes enceintes…avaient été rassemblé par groupes en pleine mer, par des petits bateaux à moteur rabatteurs, jusqu’à la grande bateau mère en rade dans la mer. Le nombre était visiblement au dessus de la capacité de cette flottille de pêche qui ne pouvait supporter les cent quatre vingt personnes de toutes les nationalités. Un acte au su et au vu de tout le monde, y compris, les autorités, les parents…et surtout les émigrés qui risquaient consciemment leurs vies pour un rêve incertain. Pendant que les autorités répondaient à une faiblesse manifeste, un machiavélisme sournois et un guet stoïque, les parents se rassuraient par l’ampleur du phénomène, sa répétition, ses réussites et sa présence normale dans le paysage des horizons à découvrir, les jeunes émigrés de leur coté, répondaient à un appel culturel irrésistible vers le nord qui miroitait les valeurs et produits de l’occident tout en rabaissant tout ce qui était local, répondaient aux quelques cas de revenants avec de bonnes conditions de vie et de bien être et répondaient aussi aux pressions des parents, il faut le dire, qui eux aussi incitaient leurs garçons à faire comme les autres et chercher à touts prix la réussite et l’amélioration de la situation. Cette pression familiale allait dans les deux sens, car plusieurs jeunes avaient aussi menacé leurs familles de bruler la maison s’ils ne trouvaient pas le prix de la traversée en mer. Bien sur, avec l’omniprésence, des passeurs, des rabatteurs, des sponsors cyniques, partout dans le monde où l’éthique humaine se dégrade et ne mesurent plus l’impact de leur délinquance, avec le grand taux de chômage et le désœuvrement comportemental, le phénomène des vases communicants, fonctionnerait automatiquement et transborderait l’écoulement les masses de flux humains. Comme dans chaque problématique, plusieurs éléments et causes font la présence de ce phénomène, comme plusieurs solutions, successives, simultanées, cumulatives, comportementales sociales, conjoncturelles, contribueraient à atténuer graduellement cet exode à haut risque. Ainsi, après les pleurs, les colères, les lamentations…fortement justifiées, il y a lieu de comprendre l’ampleur de la Harga en soulignant ses éléments et délimitant les rôles réels et supposés de toutes les parties. Donc, on peut dire que les partenaires sont à priori cinq, les parents, les émigrés clandestins, les passeurs, les autorités…et les autorités d’accueil. - Les parents : Généralement ils ne sont dissuasifs devant la pression de leurs enfants et aussi leur harengade de ces derniers jour et nuit pour qu’ils fassent comme leurs semblables et devenir riche, même d’apparence. Plusieurs d’entre eux investissent dans la traversée par hypothéquer leur maigre épargne ou vendent les quelques moutons, tout en s’alignant bon gré malgré, sur un créneau aux deux tiers aboutissant. Il faut dire, que dans un pays sans grandes ressources naturelles, que l’investissement capital était dans l’énergie humaine et sa débrouillardise, que cette ruée écologiquement naturelle reste préférable à celle programmée ou instrumentalisé pour les guerres officielles et officieuses, que la culture et l’éducation avaient toujours rabaissé le produit local, que la scolarisation avait perdu son rôle éducatif et de tremplin certain pour les pauvres, que le dénigrement du savoir et de la connaissance sont devenus une règle à même les médias officielles, que l’ancien régime ancien avait bien entretenu la mentalité de l’arnaque et du gain facile, que le chômage, la pauvreté, la cherté de la vie, les exigences excessives pour le mariage et la vie normale, que la société perd toutes les réussites personnelles traditionnelles et se fixe sur celle de l’émigration au point de célébrer des fêtes lors de l’obtention de papiers ou de nationalité étrangère, Que plusieurs parents au lieu d’éduquer leurs enfants à la tempérance, l’intégration, l’éducation et la mesure des risques, les accompagnent, quelques fois malgré eux, par des youyou et des souhaits fantaisistes, Que ce jeune même, n’a jamais été respecté, jamais reconnu en tant que tel avec ses différences s’il en avait, jamais entendu un bon mot ni à la maison, ni à l’école et encore moins dans la rue, jamais considéré digne même pauvre et poussé à devenir un boulet à canon pour la richesse et l’opulence fictive…que ces mêmes sous victimes, les parents, suivaient l’itinéraire de leurs enfants sur la route de la mort, l’amertume dans l’âme…pour blâmer quand sa foire, l’autre, pendant que toutes les parties sont responsables et condamnables. - Les émigrés clandestins : Comme on l’a dit avec les parents, les enfants sont aussi malmenés entre la lassitude des écoles, l’absence d’emplois, la pauvreté générale, l’attraction irrésistible de tout le monde vers les pays du nord, l’absence d’horizons « légaux » et pataugent dans l’auto suggestion du risque zéro. Comme ils baignent dans le parcours conceptuel collectif, comme toute la société à plus grande dimension, on ne peut les blâmer individuellement tant leurs élans sont pour le bien être et répondent pour certains à un reflexe de survie et d’échappatoire, une façon de sortir d’un goulot d’étranglement réducteur et partial, hérités par un assujettissement constant à travers l’histoire moderne. Rependant à cet appel, allant dans le sens du sociétal, suivant les pressions de l’ambiant économique et humain et surtout les pressions des parents, l’émigré clandestin, emporté aussi par un faux espoir, se laisse faire jusqu’au bout par les éléments d’un drame potentiel et fortement possible. Sans minimiser l’impact de cette catastrophe, qui n’est ni la première ni la dernière, le libre arbitre, la liberté même et la marge d’action, étaient très réduis pour les Harraga, délestés de leurs portables, isolés dans des ghettos de concentration et exténués par de longues attentes, dans une préparation esclavagiste programmée. Dés le paiement et l’acceptation du contrat tacite de transport, les jeunes devenaient l’otage exclusive des passeurs et devaient obéir aveuglement au risque de se voir jeter dans la mer. Dans cas de figure, ils étaient en petits nombres ramenés d’endroits épars vers le bateau collecteur invisible aux abords de Kerkennah. Depuis ce moment, ils étaient à la merci des événements, les circonstances, l’organisation et les caprices des passeurs et du capitaine du Bateau. Ce bateau qui était en grande surcharge, prenait de l’eau et ne pouvait assurer cette croisière macabre. A un moment de désespoir, le capitaine fit une manœuvre de déséquilibre et quitta précipitamment l’embarcation qui se renversa sur la majorité des ses occupants. Il parait que plusieurs d’agrippèrent à la coque pendant que les secours appelés à vingt trois heures, ne parvinrent que tôt le matin, après cinq heures perdus à attendre. Il parait qu’une petite barque de pêche, aurait sauvé quelques uns, deux par deux jusqu’à la cote. Quatre vint et un corps fut repêché jusqu’aujourd’hui et presque une cinquantaine reste à encore à trouver dans la petite syrte. L’un des rescapés avait affirmé que c’était sa sixième tentative et compte encore essayer de partir par la mer, une affirmation qui témoigne de l’ampleur de l’acculturation, le degré de sacralisation du nord et la soumission inconditionnelle à un leurre effectif. - Les passeurs : Il en existe partout dans le monde et surtout dans les zones frontalières et autours des ports où des personnes visiblement normales répondaient aux opportunités de gagner de l’argent fournis par les conjonctures d’insécurité, de chaos et de flux migratoire. C’étaient les circonstances qui faisaient les passeurs qui pour gagner de l’argent facile, se convertissaient de leurs métiers habituels en organisateurs et pourvoyeurs de services de traversées par la mer. On était témoin de ces démarches quand des gens respectables et riches organisaient des voyages devant tout le monde, mobilisant toute une série de rabatteurs en voitures de location, louant des maisons à coté de la mer pour le rassemblement et l’attente, et travaillant en plein jour devant tout le monde. C’était en 2011 et devant l’impuissance de la société civile, les autorités, submergées par ces flux d’hommes, se limitaient à vérifier l’état navigable de l’embarcation destinée aux voyages. De ce point de vue et pour rester fidéle à l’approche objective de cet écrit, chaque métier aussi hors la loi soit il, a son code moral, son code d’honneur et il y a bien des limites à respecter dans toutes les conditions. Pour cela, par exemple, des passeurs « réguliers », ne feront jamais montés leurs clients dans des embarcations qui prennent de l’eau ou les surchargent dangereusement, à moins qu’ils soient des amateurs affamés de gain facile et d’argent. Loin au-dessus de l’incrimination affective ou les états d’âmes contre productifs, il aurait suffit que chaque partie fasse convenablement sa tâche et la justice humaine et divine trancheront. Il serait aussi cynique de dire que le risque faisait parti de l’aventure, mais si chaque partenaire avait fait son travail, seulement son travail, il n y aurait pas eu de victimes et la loi aurait fait son travail aussi, qu’elle évite souvent. - Les autorités : Dans le cas de l’accident majeur de Kerkennah, l’attitude de ces derniers était flagrante et résume un comportement ancien d’incompétence et d’amateurisme cynique. Des gens qui affluaient sur la région, des bateaux mobilisés, des portables vibraient, des étrangers qui défilaient, des rumeurs qui circulaient et encore plus, quand on les appelait au secours ils ne répondaient qu’après cinq heures complètes. Une véritable non assistance à personnes en danger car il suffisait à chaque partie de faire son « p » de travail pour lequel elle était rémunéré. Pour la mémoire, on était habitué à ce genre de comportement depuis des décennies car à chaque fois que les pécheurs avaient un accident quelconques ou pendant les tempêtes, personne n’était là pour les aider et meurent en mer. Le bateau des secours est en panne, l’hélico ne peut sortir dans les mauvaises conditions, on ne peut pas braver la tempête, on va y aller…une série d’arguments aussi stupides les uns que les autres pour arriver à l’argument de « on ne sait pas nager ». Alors, pendant une nuit de Ramadan, il fallait bien digérer le ftour et le shour, après on verra. Bien sur, le laxisme politico judiciaire, les traditions arriérés du secourisme en mer et le cynisme de certains stratèges démographiques débiles, avaient laissé leurs empreintes irrévocables et répréhensibles. Ce laxisme structurel, retraçable depuis les autres incidents en mer de collision avec des bâtiments de la marine faisant plusieurs victimes dans des conditions très douteuses. Une constance irresponsable, qui même au dessus des secrets d’état, est inacceptable. - Le pays d’accueil : malgré le fait que ces jeunes ne sont pas parvenus à l’autre coté, au moins cette fois, les effets de l’attraction vers le nord pour un devenir meilleur se confirment et invitent à considérer ces pays comme partenaires concernés par l’émigration en général. Depuis des siècles canalisant les ressources naturelles des pays pauvres, préparant le terrain humain pour le consumérisme, l’improductivité et l’acculturation, rabaissant toutes les valeurs locales au profit d’une polarisation irrésistible vers le nord, l’occident actuel, auto emmuré de plusieurs façons, glissant fâcheusement en avant, devrait composé réellement à la solution de cette situation tragique. Les masses humaines, tendront et tendront encore vers l’Europe, vers les pays nantis, qui au lieu de faire la police instrumentaliste du jour le jour, devraient sortir de leur forteresse pour chercher à résoudre le problème. - Conclusion : Devant ce drame monumental et la nécessité d’en faire une date limite à certaines faiblesses structurelles et incohérences sociales, il y a lieu de souligner les points suivants : • Réviser le système éducatif officiel et l’encadrement parental, vers plus de dignité et de respect aux jeunes tels qu’ils sont. • Arrêter avec l’idée traditionnelle de faire exclusivement des enfants un moyen d’enrichissement au détriment d’un parcours régulier d’éducation et de vie normale. • Arrêter de pousser les jeunes à devenir riches par tout les moyens et essayer de leurs faciliter la vie par des couts de mariages et d’établissement moins chers. • De les éduquer à penser que le bonheur n’est pas forcément ailleurs. • D’appeler à ce que chaque partie fasse son travail pour lequel elle est payée et se taire si elle ne propose pas plus. • D’habituer les jeunes à mesurer les risques et ne point se laisser faire et avoir. • Décompresser la vie vers de meilleurs horizons diversifiés, humbles et multiples. • Déconstruire la mentalité rétrogradant de « Mhaff » « Wild nabba » véhiculée et prépondérante pendant l’ancien régime et jusqu’à nos jours. • Dénoncer touts les contrevenants à la loi et constituer un barrage à la corruption, le terrorisme, la drogue et la violence en général. • Amener les parents des victimes de la Harga à devenir des militants pour la cause afin de convaincre et dissuader les jeunes de cette entreprise périlleuse. • Travailler le code moral et la déontologie comportementale de chaque discipline même illégale, afin de contenir et prévenir les drames. • Inviter les revenants de l’émigration à moins de provocation aux jeunes citoyens et ce en réduisant les exhibitions de richesses sur les plages, les routes et dans les mariages. A la fin, en tant que militant écologue et humanitaire depuis vingt ans, ayant suivi le problème de la Harga dans le cadre de l’action mémoire de la mer et de l’homme, ayant écrit un livre « Mamadou et le silence de la mer » sur le sujet, je ne peux que faire mes condoléances aux parents des victimes paix et leurs âmes, et les invite à considérer et comprendre les écarts d’objectivité et de responsabilisation pour la cause. Lihidheb Mohsen 09.06.18

Monday, June 4, 2018

Encore des victimes.

Encore un drame comme touts les jours, encore les mêmes, les mêmes qui trinques de l'eau de mer, qui se soulent de la bêtise humaine, qui perdent la vie bêtement sous nos regards tous, avec notre complicité, notre non assistance à personnes en danger, nos compromis dévastateurs, notre silence à taire et faire taire une destruction de masse, un crime contre l'humanité, comme il y en a tant d'autres au point de devenir un fait accompli, des jeunes et moins jeunes qui rependaient à l'appel de l'émigration écologique, l'émigration économique et tendent vers un monde meilleur, un bien être régulier, une vie acceptable à le sueur de leurs fronts, un climat plus favorable et moins désert et désertifié'?'des jeunes qui ne sont pas de criminels, ni de mauvais « sujets », qui voulaient améliorer leur situation et celle de leurs familles, qui n'étaient pas partis pour faire la guerre ou servir des agendas politique douteuses'?'.Alors, à ces bonhommes, dont plusieurs périrent, hier, le 03.05.18 au large des '?les Kerkennah, tout le soutien et toute la solidarité et paix aux âmes des victimes. Lihidheb Mohsen 04.06.18

Wednesday, May 16, 2018

Au cimetière des inconnus de la Hargua Zarzis.

Dans le cadre d’une tradition de nettoyage et d’entretien du cimetière des inconnus et sur proposition de l’activiste du croissant rouge Si Chamseddine Marzouk, avec la collaboration directe de l’action mémoire de la mer et de l’homme et l’association Zarzis El Ghalia, plusieurs personnes sont venus de partout, de Djerba, de Zarzis, avec leurs pelles, leurs pioches et beaucoup de volonté pour le nettoyage et l’entretien de l’endroit. Il faut dire, que l’espace avait été investi par le « ghassoul », une plante envahissante et très répandue tout autour et qui servait pour la fabrication de savon traditionnel. Tout le monde se mit au travail avec une grande ferveur et une compassion sincère vis-à-vis des victimes de la Harga. Plusieurs journalistes étaient aussi présents, dont celle la radio Mouja FM et une bloggeuse de Djerba. En défrichant le cimetière, des ossements humains furent découvert, car ensevelis à la va vite par le tractopelle municipal et un nouvelle tombe fut creusé pour honoré ce morceau de cadavre humain. Il pleuvait un peu et le hasard avait fait bien les choses, car normalement, on ne peut supporter le chaleur torride même à neuf heures du matin. Toutefois, je suis resté jusqu’à une heure trente, à réinstaller la configuration artistique dédié aux résidents de cet endroit et qui consistait en un cœur formé par des bouées noirs et blanches, signe de solidarité et de compassion au dessus des couleurs et des différences. Certains, avaient trouvé un gros scorpion, visiblement encore en hibernation, qu’on ménagea et mit de conté dans un buisson. La fougue était là, la passion était là….et le sentiment de solidarité et d’humanité était général. Le cimetière était bien nettoyé, quelques plantes furent irrigués en plus de la pluie et Chams avait commandé une citerne d’eau pour les petits arbres. En attendant, le nouveau cimetière et des conditions plus dignes et plus organisées, paix à toutes les victimes et merci à tous. Lihidheb Mohsen 16.05.18

Tuesday, May 8, 2018

Boughmiguisme 136

Lihidheb Mohsen 8 mai 2017 · Boughmiguisme 136 Comme je plains ceux qui traversèrent la mer pour un meilleur lendemain, je comprends ceux qui entrèrent dans le désert pour une goutte d'eau, une goutte de pétrole....c'est drôle, car dans les deux cas les robinets des chances, du bien être et de la décence, se resserrent de plus en plus, laissant les nageurs libres à ramer dans le vide....en attendant le Sirocco du sud et les hordes des sauterelles dans leur émigration naturelle vers le nord. البوغميقية 136 بقدر ما احتار على كل من اختار عبور البحار من اجل العمل المشروع والازدهار..اتفهم الذين دخلوا على الصحراء بستحلبونها قطرة نفط او قطرة ماء...وفي كل الحالات يبد ان هيهات...وقع التحكم في الحنفيات وترك الجميع يجذف في الهواء....في انتظار...والله اعلم...رياح الجنوب الحارة وجحافل الجراد في هجرتها الطبيعية الى الشمال.

Friday, May 4, 2018

La caravane des migrants arrive à Zarzis.

Ils sont une vingtaine de personnes, d’Italie, du Mexique, de Tunis…qui arrivèrent à Zarzis, ville célébre pour le flux des migrants en 2011 et un grand port de sauvetage et d’assistance aux Harraga en danger. Avec quelques parents des victimes en mer, des femmes, des hommes, ainsi que quelques personnalités venues de Djerba et de la région de Zarzis, un bon débat eu lieu dans la salle de la maison de jeunesse et la tristesse était prédominante malgré la détermination de tous, à œuvrer ensemble pour une solution collective à ce drame universel. Dirigé par l’activiste sociale, Valentina qui avait passé un bon moment à Zarzis et connaissait assez bien les problèmes de la région, tout le monde avait pris la parole à tour de rôle, le président de l'association Italienne, le président de l'association terre pour tous Si Imed Soltani et Farouk Belhiba père de l’une des victimes et représentant des familles des disparus, Chamseddine Marzouk bénévole de la croissant rouge et activiste pour le cimetière des inconnus, Si Heytham ancien marin et environnementaliste, Boughmiga accompagnateur de l’action mémoire de la mer et de l’homme et branché sur la cause de l’émigration clandestine, un représentant de l’association des pécheurs de Zarzis…parlèrent de leurs propres expériences et manifestèrent leur engagement et leur solidarité avec ce drame persistant. Bien sur, au préalable, une minute de silence, fut proclamé, afin de payer tribut, aux âmes de victimes et les espérances de parents des disparus. Entretemps, des témoignages divers furent présentés, celle d’un couple Tunisien de Bengardane ayant perdu son fils en mer, celle d’un Mexicain qui avait perdu très tôt son père, celle du président de l’association qui avait présenté les activités de son groupe…pour finir avec un débat de compassion, de convivialité dans le malheur et de solidarité obligatoire. Des présentations, échanges de douleurs et de détermination, ont eu lieu, pour mettre à niveau de problème global et sortir des actions isolées et peu productives. Dans l’après midi, guidé par Chamseddine Marzouk, le groupe visita le cimetière des inconnus et s’informa de la situation des conditions d’enterrement des victimes de la Harga. Il est évident que l’espace est archi plein de tombes et un autre espace est impératif, surtout quand ce phénomène génocidaire, ne finira pas demain et des corps non identifiés arrivent encore sur les plages de Zarzis. Pour l’occasion de cette visite conviviale et militante, chacun mit sa main dans la pâte et participa au nettoyage et l’embellissement de l’endroit par des plantes et des arbres florissants. Un grand chapeau à Si Chams, pour ses efforts à plus de dignité et de respectabilité aux victimes. A la fin de la journée, la caravane des migrants, visita l’espace artistique mémoire de la mer et de l’homme Zarzis, qui malgré qu’il soit écologique, avec le temps et les événements, il aborda sérieusement l’écologie humaine, pour devenir une sorte de musée des victimes de la migration. Devant les chaussures et les affaires des victimes de la mer, dont certains sont exposés artistiquement pour sensibiliser et pourquoi ne pas choquer pour un sujet choquant, tout le monde était très émus, surtout quand les chaussures et vêtements des enfants étaient exposés à la face du monde et de la non assistance générale à personnes en danger. Les visiteurs, en connaisseurs du sujet, avaient bien compris la configuration principale remplissant l’espace, composée par les chaussures des victimes de la Harga et les bouées de sauvetage, d’une telle sorte, qu’au centre du grand cercle, une bouée rouge, représente l’attraction polarisante de la civilisation occidentale appelant à la consommation et l’admiration de ses valeurs, sans venir en aide, effectivement, aux pays du sud, sujets de cette acculturation. Tout au tour de cet appel massif et durable, les gens des pays pauvres, en quête de dignité et de travail, tendaient et tendent toujours à parvenir au nord par touts les moyens, dans une sorte de survivance ultime, pour se voir rejeter en mer entre les flottes guerrières et pétrolifères. Atour de cette configuration, Boughmiga, Lihidheb Mohsen, avait simulé par des centaines de chaussures de victimes, les vagues de migrations à venir massivement vers le nord, attirés par l’opulence des hommes et du climat d’un coté et repousser par la pauvreté des hommes et du climat, sur un fond de Tam tam de guerres, de famines et de pandémies. Un assemblage géant, qui pousse à réfléchir et sans incrimination, qui appelle, à la nécessité d’ouvrir les frontières pour une libre circulation, à libérer les gens de la mainmise des entités politico mafieuses, à assister les pauvres pour une intégration viable dans leurs milieux naturels et à mettre en pratique la solidarité humaine en éradiquant les guerres la compartimentalisation ethnique. Par la même occasion, Boughmiga, avait eu le plaisir d’offrir son livre, « Mamadou et le silence de la mer », à Guadeloupe, un brave mexicain du groupe, qui avait perdu son père et vint d’aussi loin pour soutenir la cause. Le lendemain et en relation directe avec cette action, la radio sans frontières, Italienne, organisa une émission en direct, à partir du musée mémoire de la mer et de l’homme et invita pour cela, Chamseddine, Si Heytham, Valentina et Boughmiga, afin de passer en ligne, une discussion de deux heures. Avec la lecture de quelques poèmes de Boughmiga, sur les victimes qu’il avait trouvé sur la plage, la discussion était très riche et les cotés économiques, sociaux et politiques furent abordés. Un grand bravo avait été réitérer pour les pécheurs de Zarzis, pour leur abnégation et leur réaction positive à chaque rencontre de bateaux de clandestins en difficultés ou des embarcations naufragés…ainsi que Si Chamseddine Marzouk, qui œuvra à enterrer dignement les morts inconnus et pour sa prédisposition totale à ce drame humain. D’un autre coté, Boughmiga, avait bien souligné la globalité du problème, en rappelant son existence entre le Mexique et les states, entre le Maghreb et l’Europe, entre le moyen orient et le nord, entre les Philippines et l’Australie…sans le moindre espoir de contenir le sujet et de le régler. Une situation, qui avait eu lieu dans touts les temps pour les animaux, les insectes, et les hommes, sans contraintes majeures et qui avait participé fondamentalement au développement du savoir et du savoir faire de la civilisation humaine. Cette civilisation humaine, qui ignore pitoyablement sa propre condition et se complait dans sa propre auto claustration implosive au long terme. Un problème structurel, tout à fait dans les normes, quand on désertifie le sud, on appauvrie son économie, on le noie dans le consumérisme, on l’appelle culturellement à voir ailleurs et se déraciner complètement, quand on ajoute aux problèmes climatiques d’autres restrictions comme les guerres et le chaos….et qui reste à stabiliser par l’éthique et la sagesse des hommes de bonnes volontés. Bien sur, pour contenir le sujet et confirmer sa globalité, Boughmiga, en penseur de terrain, affirme que l’écologie et l’écologie humaine, sont indissociables l’universalisme de l’homme pourrait être abordé de deux pôles, par la dépolarisation culturelle du nord d’un coté et le développement de l’intégration économique dans les pays du sud, par l’autre. Toutefois, Boughmiga prévient encore, qu’il y aurait encore des flux migratoires vers le nord, tant que des solutions ne se sont pas installés, et ces gens, ne sont ni des criminels, ni des mauvais sujet, mais des hommes comme vous, cherchant du travail et du bien être minimal. Un grand bravo à l’équipe de la radio sans frontières et à la participation traduction, ô combien essentielle de l’ami de Zarzis et ses militants, Valentina Zagaria. Lihidheb Mohsen 04.05.18

Friday, April 20, 2018

We shall overcome, tears of wrath.

Tout en restant absolument contre toutes les guerres et toutes les violences, l’autodéfense, pour la survie humaine, s’impose et n’a pas à justifier ses réactions vis-à-vis des conquistadors de la condition humaine. Comme le voulait la nature, les vagues de l’émigration écologique déferlaient dans tout les sens pour assurer des chances à la vie et participer par conséquent, au développement du savoir collectif. Cette fois, sans dissocier ce malheur des drames de l’homme, il est question de l’émigration clandestine et le sort que subissent les émigrés dans toutes les étapes de leur parcours. Ils naissent pauvres sans le choisir ni la pauvreté ni la naissance même, grandissent opprimés, traversent le Sahara à coups de milices, payent de leurs corps un passage en mer par un esclavagisme inhumain dans des ghettos de rassemblement et d’exploitation, s’agrippent dans des pneumatiques de fortune pour mourir noyés en mer, sous les murs du refus et de l’insouciance. Je ne peux toujours oublier quand j’étais heureux d’assister au sauvetage d’une trentaine d’hommes et de femmes africains d’un naufrage certain en mer et que personne d’entre eux ne voulaient partager mes sourires et ma satisfaction, car d’après l’un des anglophone ayant encore le courage de parler, avait dit qu’ils préféraient tous réussir le passage vers l’Europe ou mourir en mer, car ils ne pouvaient admettre un retours vers un enfer à répétition. Ici, Boughmiga, fit un « remake » à l’installation à la mémoire des victimes, en schématisant la situation, par la focalisation et la polarisation de la civilisation du nord, par le nord et le refus aux générations actuelles et à vernir, qui répondent à cet appel culturel irrésistible et seule issue. A la mémoire de « Mamadou », on ne peut que dénoncer cette situation, qui ne pourrait se résoudre par la fermeture des frontières ou la compartimentalisation isolationniste, mais, plutôt, par l’assistance des pays en difficultés, la viabilisation des régions pauvres et la concrétisation pour de bon de la solidarité humaine. Sans cet universalisme de base, dans la diversité et le respect mutuel, il y aura toujours ce phénomène d’émigration écologique, de plus en plus massif et justifié. Bien sur, la vision devrait se faire à partir des régions du sud, qui devant la désertification, la sur exploitation de leurs milieux et l’absence de perspectives économiques de développement, ne trouvent que le choix d’investir le nord, au péril de leurs vies. Ce ne sont pas les associations humanitaires, dont certains font le folklore de toutes les guerres, qui pourraient seuls venir à bout du problème, mais une politique générale et sérieuse pour aider le sud et les sudistes, s’impose de toute urgence. Vive « Mamadou », vive « Mamadou » et les autres. Lihidheb Mohsen 20.04.18

Tuesday, April 17, 2018

Boughmiga est du peuple.

Avec l’action écologique et humaine, mémoire de la mer et de l’homme, il y a trop de dépenses sur les plans de l’amortissement de trois voitures pour le transport et le nettoyage, la construction d’un local, l’installation sur un grand terrain, les visites gratuites, les présentations dans les écoles aussi gratuites et sur un quart de siècle, personne n’avait aidé, ni assister, et surtout pas les structures de la dictature éclairée et les autres. Il n y a pas forcément de visites, à part les quelques groupes des séminaires d’associations, les quelques journalistes ou des intellectuels mordus d’écologique et d’éthique humaine. Avec une moyenne d’une fois touts les vingt jours, le plaisir était immense quand les visiteurs saisissent les idées de l’action, adoptent l’approche écologique et compatissent profondément avec les victimes de la migration clandestine. Le plaisir était bien réciproque, et Boughmiga s’enthousiasmait quand ses appels parviennent aux autres, que ce soit par les visites directes, les documentaires, les blogs ou les interventions radiophoniques et les articles dans les journaux. Hier soir, avant de dormir, j’avais senti une légère euphorie dans mon intérieur sans l’identifier, car les événements heureux et les avènements positifs sont très rares dans notre société, mais après réflexion, je me suis rappelé de la grande satisfaction lors de la visite de deux journalistes internationaux et la jubilation intellectuelle avec les causes humaines et le sort des victimes de l’émigration clandestines. Ayant réduis l’espace de ma collection après des pressions de la famille, qui voulait aussi profiter du terrain pour construire une maison surtout quand l’action n’avait point de ressources, je me suis limiter à meubler le local par des échantillons divers et l’espace du terrain par de plus grands nombres d’objets de la mer, tout en laissant une grande place au milieu pour les artistes qui voudraient faire des configurations ou assemblages. Investis par les herbes sauvages que je n’ai jamais considérées comme une intrusion au paysage, la dernière configuration n’était presque plus visible et il me fallait bien la remettre convenablement pour exprimer le drame des victimes de la mer. Tôt le matin, je suis allé à la place publique du village pour demander les services d’un homme de main, pour défricher et préparer d’endroit de l’assemblage, mais les ouvriers étaient tous retenus par des travaux de maçonnerie et de construction. Toutefois, Boughmiga, qui resta un moment à attendre un éventuel travailleur, avait été abordé par un motocycliste lui demandant s’il voulait travailler, le prenant pour un des prestataires de services venant d’ailleurs. Boughmiga ne répondit pas et sourit aimablement à son interlocuteur, tout satisfait et fier de son appartenance, aussi physique et par le look, au bon peuple. Croyant pouvoir travailler la terre avec la lame de la charrue, Boughmiga, tenant le cheval par la bride, le guida pour faire le tour du grand cercle pendant que son propriétaire enfonçait la charrue. Le propriétaire du cheval était décontenancé et contrarié devant l’activité grotesque de Boughmiga et gaspiller l’énergie et la terre pour des futilités. Je n’arrêtais pas de parler afin de le rassurer et de tourner encore et encore, de plus en plus serré en cercle réduit, tout en passant sous silence quand le cheval, en le côtoyant à s’étourdir, m’avait marché sur le pied droit. Le résultat était insignifiant et la terre, très dure, n’était que peu égratignée, ce qui me poussa à passer des heures à l’irriguer pour faciliter la tâche à qui va venir travailler. Heureusement, dans l’après midi, un orage éclata et la région fut arroser comme il se doit. Entre les chaussures des victimes de l’émigration clandestine, leurs vêtements et leurs restes, j’avais bien pensé aux additifs à placer pour expliciter l’assemblage et exprimer le cri de colère et de protestation. Un grand ballon rouge au centre symbolisant la civilisation polarisante et focalisant sur ses valeurs et ses produits de guerre et de consommation, autour de laquelle, des émigrés du tiers monde sont rejetés dans la mer pendant que tout autour sur plusieurs rangées, des centaines de chaussures et souliers préconisant les vagues de ruées d’émigration écologique vers le nord, qui les attire irrésistiblement. J’attends encore un ouvrier pour reconstruire cette configuration, à la mémoire des victimes de l’émigration clandestine et de toutes les violences. Lihidheb Mohsen 17.04.18

Thursday, March 29, 2018

"je dénonce"

Ce n’est pas le « j’accuse » de l’affaire Dreyfus, la protestation contre l’empoisonnement de Socrate, le lynchage d’El Halladj, la pendaison de Sacco et Venzetti, l’orchestration des guerres meurtrières, l’instrumentalisation des famines, la gestion des pestes et de la modification génétique… Ce ne sont pas seulement, le commerce triangulaire de la traite humaine, les génocides ethniques partout dans le monde, les compromis à sens unique au service du mal, la mainmise sur les mécanismes de la nature en produisant la vie dans des batteries industrielles…mais, un cri total, de dénonciation, de refus, de protestation, de colère, d’insubordination totale, de mutinerie à bord, de coup de gueule retentissant, d’accusation irrévocable de mise à l’index en flagrant délit, des preneurs de décisions humains depuis l’avènement de l’esprit humain. Une vérité douloureuse, qui se manifesta à travers toutes les gesticulations de l’homme à travers son histoire macabre. Avec catastrophisme et refus légitime, cette situation de boucheries humaines interposées, aurait pu s’arrêter depuis la deuxième guerre mondiale et dans le conteste ambigüe de « never again », ou « plus jamais çà », quand la violence aurait dû être déconstruite à l’extrême. De multiples rendez vous avec l’histoire, d’occasions concertées et irrévocables, auraient pu venir à bout des malheurs de l’humanité. A quel point fallait il faire de compromis dans le sens de satisfaire l’industrie militaire, et jusqu’à quels millions va t il falloir y réfléchir sérieusement !! De ma part, Boughmiga le néanderthalien, homo sapiens sapiens, Tunisien, arabo musulman, citoyen du monde, militant global pour les causes écologiques et humaines, rencontrant presque chaque jours, les rejets par la mer des restes des victimes de l’émigration clandestine, dénonce solennellement cette violence et cette destruction de masse, des pauvres et des démunis. Une situation, qui était justifié par la dictature de Kadhafi, mais qui perdure, par la nature des structures économiques et des rapports de profits entre les pays. « Mamadou », comme je l’appelais arbitrairement et avec une amitié intellectuellement fétichiste, était la victime typique de ces drames malheureusement durables. Un homme, qui avait été opprimé au pays de sa naissance, épuisés par la traversée du Sahara vers la mer de Lybie, exploité sauvagement dans ce pays, expédié sommairement dans des bateaux vétustes vers les forteresses du nord…pour mourir bêtement noyés en mer entre les bâtiments de guerre et les plateformes pétrolières. Un homme, pauvre, comme la plupart, qui grandit sans dignité, vit sans dignité et mourut sans dignité…sous les yeux indifférents des mastodontes mercantilistes. Quelques uns, eurent « la chance » de tomber sur Boughmiga sur les plages de Zarzis et Chamseddine Marzouk dans le croissant rouge Tunisien, pour avoir enfin, un enterrement digne, des prières sur leurs âmes et un respect universel, Allah Yarhamhom. Que ceux qui ne veulent pas regarder la vérité en face, admettent au moins cette situation humanophage, vorace, se placent au niveau de leur responsabilité historique et dénoncent haut et fort toutes les violences contre la vie, d’où qu’elles viennent. Paix à vos âmes, solidarité et compassion à Mamadou et les autres. Lihidheb Mohsen « Boughmiga » 29.03.18

Friday, January 19, 2018

Le vénérable visiteur.

Pour la première fois depuis l’installation de l’espace mémoire de la mer et de l’homme, soit 1993, un grand homme de l’Afrique noire, passe devant les trouvailles en mer, provenant des divers naufrages des émigrés clandestins. Sachant, qu’il aurait, à partir de la Lybie, essayé quatre fois une traversée périlleuse de la mer, sans succès, voila, qu’il s’installe momentanément à Zarzis, pour travailler un peu, participer à un film de sensibilisation et attendre une issue légale à son clavaire. Pour moi, Boughmiga, sa visite était très importante, un top et le sommet de mon action humanitaire de récolter les restes, en habits, chaussures et objets divers, devant lesquels, il était visiblement très ému et touché profondément. Il était aussi très sensible devant la configuration artistique au sujet de l’assemblage des objets montrant comment le nord attirait tout le monde par sa polarisation culturelle et consumériste tout en refusant au reste du monde pauvre de répondre à ses attractions, qui sont, les pauvres, à leur tour, coincés entre les forteresses barricadés, la mer anthropophage et militarisé…tout en symbolisant le flux de plus en plus massif des nouvelles générations du sud. Yaacoub, le visiteur africain, l’ami de toujours avant même de le connaitre, le Mamadou de cette action écologique et humaine, était surpris de réaliser la sincérité de cette approche humanitaire, dans des conditions très difficiles de dictatures quelques fois, la réalisation de cette approche dans une société traditionnelle et conservatrice et dans un comportemental général qui ne dépasserait pas le cancan quotidien de courir derrière le profit. D’ailleurs, il était très reconnaissant, pour les vingt années de sensibilisations à travers le monde par la poésie, les textes, les assemblages artistiques, les films documentaires, le musée écologique et humain et l’action directe sur le terrain. Ainsi, même si la mémoire des victimes et des autres, était fixée, respectée, embellie, dans le musée, mémoire de la mer et de l'homme, la visite d'un témoin ayant directement vécu des drames sur la mer, était très symbolique, pour le respect de cette aura collective et pour chérir leurs espoirs dans un monde meilleur pour tout le monde. Lihidheb Mohsen 18.01.18

Wednesday, January 17, 2018

Pour la cause des Harraga 2

Encore une fois, Madame Mcharek, Chamseddine et moi, sommes allé voir et constater un endroit pour l’emplacement éventuel d’un cimetière pour les étrangers noyés en mer suite à l’émigration clandestine. Le terrain était dans le même espace avec un foyer grandiose destiné aux refugiés et qui avait reçues bons de groupes auparavant. Avec un espace couvert de six cents vingt mètres carrés, avec soixante lits matelassés et avec des couvertures, une installation électrique parfaite, une alimentation en eau régulière, un maraudage de contrôle et de sécurité fixé, une surveillance électronique installée, des frigos disponibles, un espace de réception mitoyen entre les deux grandes salles qui pourrait abriter la cuisine et la supervision visuelle des deux dortoirs, quatre douches pour femmes et quatre distants pour hommes, des toilettes propres et alimentés en eaux, un espace immense pour les jeux et qui pourrait éventuellement hébergé un cimetière de 2500 m2…. L’endroit était de quatre hectares avec une petite maison à sa devanture. Il parait que le foyer reste disponible pour accueillir des refugiés et parait il, celui de Médenine, géré par la croissant rouge Tunisienne, serait en surcharge. Il y a donc, deux volets dans ce constat, le foyer qui reste à louer sans possibilité de cession ou de vente et le terrain limitrophe pour le cimetière qui est à vendre. Deux éléments, visiblement complémentaires, mais discutables. Lihidheb Mohsen 17.01.18