Saturday, May 2, 2015

Qui a tué, Mamadou !!!

Qui a tué !!! Qui a tué, la vie, qui a tué Mamadou !!! Un innocent, portant son âme, dans ses mains, Sur sa tête, flottant en auréole fleurs de jasmin, Et dans son cœur, un espoir humain et fou. Une folie de bonheur et de chants populaires, De continent en continent, entre désert et mer, La sagesse dans ses bagages avec un savoir faire, Pétri d’honneur et de courage, don de sa mère. Une main tendue vers le nord, dans son confort fragile, Une démarche du faible au fort, sur les eaux de paix, Que le nouvel ordre tordu, un flagrant contrefait, Sans justifier son génocide, de ces victimes faciles. Pour la solidarité des hommes, cette main reste tendue, Pour défaire la violence et les préjugés millénaires, Tout le monde est désormais, des amis et des frères, S’accrochant aux parois de la même galère, Dans la flotte ou sur le peu de terre, A bâbord ou à tribord, notre sort est confondu. Lihidheb Mohsen 02.05.15 Eco artiste Zarzis.

Friday, May 1, 2015

La paix aux héros, Harraga.

La paix aux héros, émigrants écologiques, tendant vers le travail, le devenir par la force et la sueur,sans tomber dans la violence dominante, et mort aux systèmes, qui tuent, la vie, gèrent le malheur, manipulent tout le monde et se barricadent derrière une montagne de lois, de citadelles, de bâtiments cracheurs de feu. Ici, on voit comment, les frères migrants, endurent la traversée du Sahara, du chaos chez les Libyens, pour se trouver dans la gueule du loup, vorace et insatiable. Boughmiga, tout en compatissant, cueillant et recueillant tout ce qui parvient de la mer, au sujet des victimes de l'émigration clandestine, trouve ici, quelques monnaie Tripolitaine, dans la chaussure de l'un des victimes. Tout en offrant son équivalant à l'association des handicapés moteur de Zarzis, Boughmiga, imagine, les labeurs de ce parcours du combattant et les travaux dégradants faites pour cette somme. Paix aux âmes des victimes de toutes les violence, et que les autres se réveillent, pour un monde meilleur.

Friday, April 24, 2015

De Mamadou à Lampeduza.

D’une écume à l’autre, d’une vague à la houle, Le bateau tanguait, tout en laissant tomber, la foule, Sa semence dans l’eau, sans labourer les fonds, Sans consulter, tes aïeux, tes apôtres et Saints. Mamadou, toi, les autres et les enfants, déçus, Regardiez l’horizon, avec espoir et justifié passion, En quête d’un sentiment de raison, en vue, Pendant que le soleil, se lève, se lève, indifférent, Brassant de sa lumière, aveugle, obscure, l’océan, Comme les insouciants, sanguinaires d’antan. A propos, qui est venu chez l’autre, le civiliser, Pour la traite triangulaire, pour les purges ethniques, Pour l’acculturation, pour l’évangélisation, ciblée, Pour la canalisation des richesses à sens unique. Qui est venu chez l’autre pour faire la guerre, Pour déconstruire l’éthique et la sagesse des grands pères, Exploiter tout ce qui bouge sur la terre, Et s’approvisionner en bras humaines pour les colères. Ce n’était pas Mamadou qui s’est fixé sur le nord, Ni Messaouda, ne consomma à l’occident sa culture, Ni eux qui mirent leurs outils de vie en pâture, Aux systèmes libéraux importés et retords. Désormais, acculés à l’émigration écologique, Mamadou, à travers la brousse, le désert et la mer, Utilisés par les insatiables passeurs de la chair, Parvinrent, essoufflés, au littoral magique, D’Europe, cette belle au bois dormant, De Paris, ce centre du monde Gaulois, De Rome, cette pissa cuisant sous le bois, D’un mode de vie centrifuge et captivant. Mais, hélas, l’autre toi-même, barricadé dans sa sphère, Au lieu, de rendre vivable ton milieu et atmosphère, Barricade ses eaux et entame sa guéguerre, Contre le fantôme des ses embarcations en galère. Des réunions, des sommets et des séminaires, Pour rejeter tes rêves d’humain dans les airs, Et faire la politique d’autruche à Mamadou, En complices à ce nouveau génocide pervers, Irresponsable, partial et tout simplement fou. Lihidheb Mohsen Eco artiste 24.04.2015 Mémoire de la mer et de l’homme Zarzis. http://bastaharraga-boughmiga.blogspot.com

Monday, April 13, 2015

Mamadou, dans le nord, quand même.

On dit encore chez nous, "Elli Yehsib Wahdou Yafdhallou" un proverbe pour dire que celui qui compte seul, gagne toujours. Je comptais donc, à la fin d'un tour d'une semaine dans le nord ouest de la Tunisie, organisé par une association culturelle pan arabe, participé au forum social de Tunis et guidé ainsi, mon ami Mamadou vers le nord, dont il a été privé par touts les moyens...mais les circonstances, ont fait que je tombe k.o. du cerveau à la fin du périple. De ce fait, j'ai réussi, quand même à convoyer mon partenaire fictif, dans toutes les villes, les montagnes, les vallées, les canyons, les étangs, les prairies, les monts de la Tunisie Verte. Il a suffit, que Mamadou et les autres, fassent, à travers leurs chaussures et lacets dans mes bagages,ce voyage d'honneur et de défi à la médiocrité humaine.

Monday, November 3, 2014

مأساة...الهجرة الى الشمال Basta Harraga.

مأساة...الهجرة نحو الشمال في إطار حركة ذاكرة البحر والإنسان واهتمامها الدائم بالبيئية البحرية والبشرية...وخاصة موضوع الهجرة الغير شرعية وضحاياها...قمنا خلال الثلاث سنوات الأخيرة بجمع عشرات أحذية "الحرّاقة" رحمهم الله وبعض صدريات الإنقاذ التي لم تجد نفعا...ورسكلناها فنّيا بعنوان الاحتجاج الشديد على هذه المأساة البشرية والتنديد الصارخ على صمت أصحاب القرار وسكوتهم المتواطئ...على اخلالات النظام العالمي الجديد...وتتمثّل اللوحة في كرة أرضية تتّجه فوقها أحذية الشباب المفقودين...إلى الشمال في عملية اجتذاب ورفض واستقطاب وزحف...ستأتي لا محالة عاجلا أم أجلا على تخندق الغرب في وفرته وطفرته الأنانية...ويمثل الفانوس في أعلى اللوحة...الاستقطاب الذي تقوم به الحضارة الاستهلاكية دون مراعاة الجانب الإنساني...ووضعنا حوله أحذية الأطفال الصغار الموتى في البحر... في محاصرة متهّمة وفاضحة لهذا الوجه الأخر للدمار الشامل...ثمّ وضعنا جمّازات الإنقاذ الحمراء حول الجانب الجنوبي للكرة الأرضية في شكل سيول من الدماء والألم...وتهدف هذه التركيبة التي تطلبت سنين عديدة لجمعها...تضامنا صادقا مع ضحايا الهجرة غير الشرعية بصفة خاصّة والعنف الممنهج بصفة عامة...رحم الله الجميع وألهمنا الصبر والقدرة على المواجهة السلمية ضدّ الظلم والطغيان في كل مكان. محسن لهيذب فنّان بيئي جرجيس. Basta Harraga…éco art. Avec les chaussures de naufragés de l’émigration clandestine vers Lampeduza, collectés pendant ces trois dernières années, avec les gilets de sauvetage, qui n’avaient pas beaucoup servi pour la survie de nos confrères…je viens de configurer un assemblage de protestation et de rappel adressé aux décideurs pour arrêter cette calamité et de traiter le sujet à la source par l’assistance économique sur place des jeunes et des sans emplois, en créant des opportunités de développement local. Le tableau consiste en un globe terrestre sur lequel les chaussures se dirigent vers le nord comme l’avaient espéré leurs porteurs, dans un « one way trip » sans retour…attirés par les lumières aveuglantes de l’occident…dans une sorte d’attraction et de rejet incompréhensible. Autour de l’ampoule positionnée, des chaussures d’enfants, de bébés, de jeunes filles, se pressaient à parvenir leurs détresses et leurs drames… à l’insouciance humaine. Des dizaines de gilets rouges ont été placé en halo sur le coté sud, symbolisant le sang des victimes de cette migration écologique réprimée. Lihidheb mohsen éco artiste 31.10.14

Thursday, August 21, 2014

Rescapés, à Zarzis.

Aujourd’hui, 21 Aout 2014, très tôt le matin, les pêcheurs de Souihel ont trouvé au large, un bateau pneumatique trés surchargé et désaffecté, en train de chavirer avec à son bord soixante dix personnes, hommes et femmes… Avec le peu de moyens qu’ils avaient, les pêcheurs avaient fait un effort insurmontable pour sauver ces malheureux émigrés clandestins partant de la Libye vers l’Europe et les amenèrent à la plage, où malgré les réserves concernant les maladies en vigueur chez nos amis Africains, firent le nécessaire et accueillirent le groupe en offrant à boire et à manger jusqu’à l’arrivée des secours et la prise en charge par le croissant rouge Tunisien. Bravo encore aux pêcheurs de Zarzis, qui ont toujours fait preuve de courage et de témérité….et honte à cet ordre économique mondial qui pousse les jeunes à se sacrifier pour un bien être toujours insaisissable. Lihidheb mohsen éco artiste 21.08.2014

Monday, June 30, 2014

Messaouda

Il parait que de nos jours, désormais, après tant de tergiversations et d’escrimes avec les moulins à vent, il faudrait reconnaitre, accepter et admettre, qu’il n’y a de durabilité, de permanence et de rentabilité, que dans les problèmes, dans le déséquilibre, dans l’extrême, dans les guerres depuis naguère, en chaine, à coups de terreur et de haine. Oui, car cette fois, c’est Messaouda, qui m’envoya ses affaires sur la plage, en guise de message, d’appel au secours, un cri de sauver nos âmes, un Tam Tam assourdissant de désarroi, un tsunami de colère contre l’inégalité et l’arbitraire…quand sur les cotes de l’estuaire de Allouane, j’ai trouvé, rejeté par la mer, le sac à main de ma nouvelle amie, fictive certes, mais obsédante et possessive. Il a été déjà fouillé et les objets étaient parsemés sur une grande surface allant jusqu’à derrière la grande haie, entre les épis d’orge non encore moissonnés, où, ça et là, des robes froissées, des jupes, des vêtements de petits enfants, filles et garçons…de la lingerie personnelle d’une femme mûre, bien portante et très maternelle. Ce n’était pas tout, car juste à coté du grand sac vide, il y avait un petit portefeuilles, complètement vide et une série de produits cosmétiques de grande qualité, ce qui rajoute à Messaouda, en plus de sa condition de mère, un caractère de féminité débordante et une tendance pour le bien être et l’éthique de la vie. J’ai alors, doucement remis les objets dans le sac à main, avec respect, avec un sentiment de reconstitution d’un rêve brisé et une remise de l’ordre dans les aspirations légitimes en plein dans un monde en désordre. Oui, Messaouda, la féminine, la procréatrice, la féconde, la source de vie, la matrice, la berceuse du souffle humain…, oui Messaouda, ton message est parvenu, la haut, accueilli aussi ici bas…. Tu n’étais pas la première ni la dernière, mais ton profil représentait toutes les victimes, hommes et femmes, filles et garçons, mauvais et bons, petits et grands, noirs et blancs, de l’Albanie ou du Soudan, oui en effet, tu représentait toute l’humanité, les croyants, les crédules, les confiants, les stoïques, les généreux, les assujettis pour les guerres, les dirigés dans des couloirs, à travers la terre et la mer…pour, asservis, servir, un système de gueux, douteux et peu glorieux. Voilà, encore une fois, une victime, la nième, sans la moindre chance pour contenir l’émigration clandestine, sans espoir de voir une issue, sans lumières dans ce couloir en entonnoir, glouton, sauvage et insouciant… voilà encore et encore, nos enfants, nos frères, bouffés, bouchées par bouchées, par un système anthropophage, qui n’a plus de raison d’être, devant d’aussi flagrantes disparités entre les peuples, entre les pauvres et les riches, entre les races, entres les ethnies, entre les régions… Voilà, Messaouda, une petite colère pour calmer ma conscience de faible citoyen, mais je te rappelle, que chaque matin le soleil éclaire un jour nouveau et que le « serment du sourd muet est dans sa poitrine ». Lihidheb mohsen éco artiste Zarzis 10.06.2014

Thursday, June 19, 2014

Zarzis pleure ses diparus en mer....

Les familles des disparus dans la mer, suite à l'accident entre leur bateau et un bâtiment de l'armée....attendent, attendent.....justice.